pour vous faire penser à vos prochaines plantations (renseignements sur ces plantes au siège de l'association : 09 53 19 59 43 ou webmaster@shcg.fr )

 

Chronique d'un jardin breton

Ce jardin est situé en Côtes d'Armor, à 16 km du littoral. Il est visitable sur rendez-vous.

 

Il peut -être également exploré sur le blog Terre de bruyère, un jardin breton

 

 

Travaux d'hiver : créer des fascines

29 janvier 2012

Les nouvelles chroniques écrites après le 30 novembre 2011 sont à découvrir ici

 

 

15 janvier 2012

 

 

 

27 décembre 2011

 

19 décembre

 

11 décembre 2011

 

 

30 novembre

Le Ginkgo biloba , (conifère archaïque) a enfin pris ses couleurs d'automne. Sur la place du village près de l'église un autre Ginkgo a déjà perdu ses feuilles : il était déjà jaune depuis un bon mois. En fait tout dépend de l'emplacement de l'arbre et du sol. Dans le jardin, la terre un peu argileuse retient l'humidité, même si cette année ce fut bien sec, et c'est grâce à ceci que le Ginkgo est bien jaune, mais tardivement. Certaines années il reste vert jusqu'à la chute des feuilles. Ce spécimen a 25 ans. C'est un mâle, donc pas de fruits nauséabonds, et il est de forme dite 'horizontalis', les branches plutôt étalées. A sa droite on aperçoit les branches d'un Erable du japon, Acer 'Sango-Kaku', qui commence à prendre sa couleur d'hiver ( rameaux couleur corail) et tout juste à sa droite, à la limite de la photo, on peut deviner un Dahlia imperialis (3m de haut), à fleurs roses, Dahlia botanique du Mexique, parent de nos Dahlias horticoles. Il fleurit en jours courts de novembre mais dès qu'il gèle ses parties aériennes meurent. Le tubercule est à pailler pour passer l'hiver (tapis de fougères sèches). Sur la photo de droite : au premier plan, dressé comme un genêt, un Fabiana imbricata,  Solanacée des régions tempérées d'Amérique du Sud, fleurissant au printemps ; derrière lui, un Mûrier pleureur, celui qu'aiment les vers à soie, (Morus alba 'Pendula'), famille des Moracées, très beau aussi en hiver avec ses rameaux touchant terre.

 

22 novembre 2011

Palette de couleurs dans le parc : au premier plan, à gauche, un encore jeune Eucalyptus urnigera aux feuilles bleutées , à droite un Euonymus alatus  aux feuilles rouges qui commence à se dégarnir et s'appuie, à droite sur un Myrtus chequen à feuillage vert persistant, formant un bon écran contre les vents d'est ; au deuxième plan, le Tulipier (Liriodendron tulipifera), planté en 1982, est couvert de feuilles couleur or ; à sa gauche un Chêne rouge d'Amérique (Quercus rubra), puis un Sapin de Douglas, dit aussi Pin de l'Orégon, bien vert (Pseudotsuga menziesii ou douglasii), et à gauche des Mélèzes du Japon (Larix kaempferi) plantés vers 1965, commençant à jaunir. Derrière l'Eucalyptus ce gros bouquet encore un peu vert est constitué de deux pommiers d'ornement (Malus) plantés en 1981 qui laisseront voir toutes leurs petites pommes rouges lorsque les feuilles seront tombées.

 

12 novembre

 

Le soleil automnal éclaire les abords de la mare: au premier plan , à gauche, une Osmonde regalis, Osmonde Royale, encore verte. Elle affectionne les milieux humides et les climats doux. C'est une Fougère protégée car assez rare, mais qui peut s'acheter. A sa droite un Thalia dealbata (en l'honneur du botaniste Thal ; dealbata du latin 'dealbare' = blanchir car les feuilles se recouvrent d'une pruine blanchâtre), c'est une Marantacée, caduque mais vivace, la souche étant protégée en hiver par son immersion. A gauche au second plan un Miscanthus variegata 'Morning Light', très fin et lumineux qui séchera en hiver mais repartira de la souche au printemps, toujours plus belle.

Cette allée qui conduit à la mare, est en partie recouverte par les grandes feuilles du Chêne rouge d'Amérique , Quercus rubra. Elles seront broyées et ramassées par la tondeuse puis dispersées dans les massifs et sous les arbustes pour nourrir la terre comme cela se passe naturellement dans les forêts. Elles pourront aussi, en partie , être mélangées au compost pour l'équilibrer s'il comporte beaucoup  de déchets verts.

   Le Geranium 'Jolly Bee' est en fleurs depuis le mois de mai. Il continuera à fleurir jusqu'aux gelées. chaque année son ampleur impressionne . Au bout de 3 ou 4 ans un seul pied peut couvrir 3 m² de plate bande. Impressionnant. Le Geranium 'Rozanne' est son jumeau. L'obtenteur de Jolly Bee prétend que c'est le même et a intenté un procès à l'obtenteur de Rozanne...à moins que ce soit l'inverse.

 

 

2 novembre

Etonnante et encore peu connue cette "Digitale de Chine"  qui est une Scrofulariacée poussant dans les forêts et les zones rocailleuses en Chine; Elle serait résistante à moins 10°C. L'expérience confirmera ou infirmera.

Achetée en juin, elle n'a cessé de fleurir et de s'étoffer à mi-ombre. En milieu doux et humide elle pourrait monter à 1,50m. C'est Rehmannia elata syn. angulata, encore difficile à trouver. Elle fait des rejets qui permettent de la multiplier.

 

 

 

26 octobre

Il a plu chichement les jours derniers , la terre n'est mouillée qu'en surface. Depuis le mois de mai les plantes souffrent de déficit hydrique. Les hortensias demandent à boire . Ce 26 octobre le puits a encore été mis à contribution ! Du jamais vu à cette époque ! Ce climat exceptionnel favorise des remontées de floraison inhabituelles.

L'Hydrangea serrata 'Blue Bird' a, depuis sa floraison de juillet, émis des rameaux de 80 cm (!) qui sont en train de se mettre à fleurs !

L'Hydrangea aspera villosa présente à la fois des fleurs fanées de la floraison d'août et de nouvelles fleurs!

Voir ci-dessous

Hydrangea serrata 'Blue Bird'

Hydrangea aspera villosa

 Le Miscanthus sinensis 'Morning Light' émet des épillets soyeux au sommet de son feuillage arqué vert clair panaché de blanc

 

12 octobre

 

 

Cette plante est très ancienne dans nos jardins bretons ; elle faisait partie des jardins de nos grand-mères.

Ce spécimen a plus de 80 ans ; il a survécu aux hivers rigoureux (rares chez nous) à - 12 - 15°C. C'est le Yucca gloriosa, de la famille des Agavacées.  C'est un arbuste succulent persistant originaire du Sud des Etats-Unis. Les extrémités  de ses feuilles sont acérées et demandent à être épointées s'il y de jeunes enfants. Chaque année il fleurit en automne : cette année il a un mois d'avance (comme le reste), chaque rameau de tronc donnant cette hampe florale si belle et odorante.

La  mode est actuellement au Yucca rostrata, encore plus rustique (au moins - 15°C), originaire du nord du Mexique, à pousse très lente, formant un stipe (faux tronc constitué comme les palmiers et les fougères arborescentes d'un emboitement de gaines de feuilles desséchées), couronnée d'un éventail de feuilles bleutées

 

 

3 octobre

 

Sécheresse de plus en plus difficile à supporter pour les plantes habituées au climat breton :

les Hortensias sont à la peine.

 

La plantation des conifères qui est à faire en septembre/octobre est rendue difficile car dans une terre argileuse il faut creuser des trous à la barre à mine ! Et arroser fréquemment !

 

A cette saison les senteurs des fleurs d'Eleagnus pungens très fréquents en haies parfument les promenades des marcheurs. Elles seront suivies de la formation de baies qui, à maturité, sont comestibles. Il en est de même pour les petites perles acidulées des Eleagnus angustifolia  (Chalef à feuilles grisâtres étroites), dits "Oliviers de Bohème", la racine grecque de Eleagnus signifiant "olivier". Les anglais l'appellent Olivier de Russie. Il est originaire d'Asie sèche et supporte donc la sécheresse. Les fruits d'une de ses variétés, une fois desséchés , sont appelés "dattes de Trébizonde". Son bois noir et tortueux lui donne une silhouette sculpturale.

Fruits de l' Eleagnus angustifolia

Tronc de l'E. angustifolia

Fleurs de l'Eleagnus pungens

Eleagnus pungens 'Maculata' ou 'Aureovariegata'

 

24 septembre

 

L'automne est là qui ressemble à un été tardif malgré les fraîcheurs matinales. En centre des Côtes d'Armor il a fait 2°C au petit matin il y a quelques jours. Est-ce le signe d'un hiver précoce, comme l'an passé. Surveillons bien les températures nocturnes pour ne pas manquer la protection des plantes fragiles !

Ci-dessus une Sauge au bleu profond (un des plus beaux bleus ?) : c'est la Salvia patens 'Royal Blue', à protéger du froid excepté sans doute près du littoral. Il existe plus de 900 espèces de Sauges venues de tous les continents, annuelles, bisannuelles, vivaces... Elles sont souvent fragiles. Parmi les plus rustiques il y a bien sûr la Sauge nemerosa  sans doute la plus rustique, la Sauge de Graham (Salvia grahamii ou microphylla) fréquente dans nos jardins,  la Sauge officinale (S. officinalis)... La Sauge, Salvia , c'est la plante qui "sauve" car on lui a toujours prêté de multiples vertus thérapeutiques. Si certaines Sauges ne montent pas à plus de 30cm d'autres peuvent atteindre 2m, c'est le cas de la S. guaranitica aux tiges semi-ligneuses mais qu'il est préférable de situer dans un endroit protégé du vent.

Salvia guaranitica

Salvia rutilans

Salvia officinalis

Salvia involucrata

 

 

2 septembre

Lorsque les floraisons diminuent au jardin s'épanouit en fin d'été cette plante qui ressemble à un genêt mais qui n'en est pas. C'est quand même une Fabacée: le Lespedeza thunbergii est originaire du Nord de la Chine et du Japon. Très rustique elle aime le plein soleil dans une terre drainée. Vivace elle disparaît en hiver et renaît au printemps, chaque année plus étoffée. Ses rameaux s'arquent naturellement directement depuis sa souche. C'est pourquoi elle est mise en valeur sur une butte, un talus ou dans un grand pot surélevé.

 

23 août

 

Cet  Hedychium gardnerianum a été ramené de la Réunion il y 3 ans, sous forme de rhizome. D'abord planté en pleine terre il a résisté à quelques jours de températures hivernales basses (- 10°C environ), mais il n'a pas fleuri l'été suivant. Transplanté en pot et rentré en véranda froide il a fait des pousses vigoureuses qui ont résisté durant l'hiver. Sorti à mi-ombre en mai  dernier, il a continué sa croissance et a commencé à fleurir, pour la première fois, il y a quelques jours. L'Hedychium demande une terre fraîche et un peu d'ombre aux heures les plus chaudes. Dans la nature (tropicale) il prospère en sous-bois. A la Réunion comme en toute zone tropicale ou subtropicale il est invasif : là-bas on l'appelle 'Longose', c'est une des 100 espèces les plus invasives dans le monde, mais sous notre climat il n'y a pas de risque (dans 100 ans peut-être !). Son inflorescence parfumée ressemble à celle du Gingembre : c'est la famille des Zingibéracées. Cette plante est originaire du Népal, de l'Assam et du Sikkim.

 

 

14 août

 

Astilbe chinensis var. pumila est de la famille des Saxifragacées . Les Astilbes, vivaces rhizomateuses, poussent naturellement dans les milieux humides et ombragés d'altitude. Celle-ci est originaire de Chine La variété botanique pumila  (du latin 'pumilus' = nain),  ne dépasse pas 25 cm de haut. Les Astilbes demandent à être divisées tous les 3 ou 4 ans pour conserver une belle floraison. Il existe de nombreux hybrides.

 

En arrière-plan le Geranium 'Jolly Bee', un Geranium vivace très rustique et fleurissant de mai à novembre. Un seul plant couvre 2M² au bout de 3 ans ! Le Geranium 'Rozanne' est tout aussi floribond. Certains prétendent que c'est le même Géranium : il y a eu un procès entre les deux obtenteurs.

Au premier plan une Lysimachia nummularia 'Aurea', de la famille des Primulacées. Elle aime les trains frais et le soleil. C'est une vivace , persisante, rustique qui peut ramper à ...l'infini, mais qui est facile à limiter. Son nom de genre est celui de Lysimaque, médecin grec qui aurait découvert ses vertus. Son nom d'espèce vient du latin 'nummus' qui signifie 'monnaie' à cause de la forme de ses petites feuilles (son nom vernaculaire, Herbe aux écus est également dû à cette morphologie) et son nom de cultivar signifie 'doré'. La plante existe aussi en vert.

 

 

 

 

6 août

L' Eucryphia, celui-ci c'est E. x nymansensis 'Nymansay', est un arbre persistant à port colonnaire (jusqu'à 10m) fleurissant en août.

Rustique (***) il affectionne les terres acides.

Pour fleurir il lui faut la tête au soleil et il aime la fraîcheur à son pied.

C'est un hybride. Il y en a d'autres comme l' E. x intermedia 'Rostrevor' qui fleurit plus longuement.

 L'E. lucida moins répandu est un peu moins rustique (**) et pousse moins haut.

 Il fleurit  en juin/juillet

 et un des cultivars, 'Pink Cloud' a des fleurs roses.

 

 

28 juillet

Ce brouillard lumineux est celui de la floraison d'une graminée très rustique: Deschampsia caespitosa 'Schottland' , brouillard d'épis argent puis doré  acceptant tout terrain, sec ou frais, au soleil ou à l'ombre

21 juillet

 

Une libellule en train de s'extraire de sa carapace de larve. La larve vit 2 à 3 ans dans la mare et enfin elle s'accroche à une plante, ici, un Aloès d'eau (Stratiotes aloides) et la future belle se déploie lentement et prend progressivement ses couleurs définitives. La libellule vit moins longtemps que sa larve. Elles sont très voraces : de redoubles prédateurs en mare . Les moustiques n'ont qu'à bien se tenir. On trouve autour des mares des "carapaces" de larves restées accrochées après la métamorphose.

ci-dessous 2 "Demoiselles" ou Odonates très occupées...Elles se distinguent des Libellules par leurs ailes repliées et leur corps plus fin. On les voit souvent accouplées.

 C'est une Veronicastrum virginicum 'Fascination' de la famille des Scrophulariacées. C'est une plante vivace , caduque, rustique qui se dresse à plus d'1,50m. Ses inflorescences peuvent durer jusqu'en septembre, octobre. Elle se plaît en milieu frais voire humide et riche. Son nom générique signifie 'véritable image d'étoile' (!) et le nom d'espèce indique l'origine (Virginie aux Etats-Unis). Le nom de cultivar a été donné par l'obtenteur puisque c'est une création horticole.

13 juillet

 

 

 Francoa sonchifolia est une plante originaire du Chili, classée depuis 2009 dans la famille des Melianthaceae mais certains la classent dans une famille à part, les Francoaceae.  C'est une vivace herbacée au feuillage en rosette basale, persistant, semblable aux feuilles des certaines espèces de "laiteron" (nom botanique Sonchus) d'où son nom d'espèce sonchifolia ("à feuilles de laiteron"). Mais j'ignore pourquoi le nom de Francoa (si quelqu'un le sait, merci d'avance). Elle pousse dans les fissures rocheuses semi-ombragées. Sa floraison est intéressante : elle pousse sur des tiges solides de plus de 60 cm en juillet lorsque d'autres floraisons déclinent. Elle s'étoffe année après année et résiste à moins 10°C à condition de lui offrir une terre drainée (apport de gravillons ou de sable grossier). Celle-ci a été installée non loin des racines de peupliers qui pompent l'eau qui serait en surplus. Plantée en juin 2010 elle a bien résisté à l'automne /hiver rude et s'est bien étoffée. La floraison dure un bon mois.

Inflorescence superbe légèrement paniculée,

et à peine rosée de l'Hydrangea macrophylla 'Domotoï'

Cet Hortensia est japonais (nom d'origine: Setsuka Yae ou Taika Yae') et très particulier . En début de floraison les fleurs s'ouvrent de façon désordonnée et l'inflorescence ne prend sa forme en boule qu'après plusieurs semaines et  les tiges de l'année sont plates. Très étonnant cet Hortensia !

1 juillet

 

Surprise au jardin ce 28 juin dernier : après 2 jours de chaleur torride, les 26 et 27 juin, des Hortensias et des Camellias trop exposés au soleil de midi ont brûlé !

Du jamais vu ici ! Ceux qui étaient bien à l'ombre ont souffert de la soif mais pas des rayons du soleil :

 

11 juin

Le Stewartia pseudocamellia, est comme son nom l'indique un "faux Camellia", mais comme le Camellia c'est une Théacée. Ses fleurs chiffonnées apparaissent en été (d'habitude, mais cette année ce fut début juin !). Ses rameaux poussent curieusement en zigzag et son écorce est un camaïeu de teintes brunes et beiges. Cet arbre pousse naturellement dans les montagnes boisées du Japon et il est très rustique. Celui-ci qui dépasse maintenant 2m a été planté en 2002 et fleurit cette année pour la première fois. Sa croissance est très lente et son enracinement plutôt superficiel. C'est un arbre de mi-ombre. Ici il est plantée en lisière ombragée.

Le Liriodendron tulipifera (ou Tulipier de Virginie) a aussi un bon mois d'avance pour sa floraison. Celui-ci a été planté en 1986 et mesure plus de 15 m. Ce Tulipier est originaire d'Amérique du Nord.  Avant la Révolution française, la Reine Marie-Antoinette en avait reçu un en cadeau des américains (en remerciement de l'aide apportée par Louis XVI, par l'entremise de La Fayette, lors de la guerre d'Indépendance) qu'elle avait fait planter à Trianon. Très âgé, il a été abattu par la tempête de 99. Les américains de la Ville de La Fayette en ont offert un autre à Versailles.

Cet arbre très rustique est de la famille des Magnoliacées. Ses feuilles se colorent de jaune or, avant de tomber , en automne.

Il existe aussi un Tulipier de Chine, moins rustique.

Cet arbuste, le Desfontainia spinosa, buissonnant qui ne monte pas à plus de 2 m est originaire du Chili. C'est une Loganiacée qui fleurit  de juin à septembre. Ses feuilles persistantes ressemblent à celles du Houx épineux et ses fleurs à celles d'un Fuchsia. Il résiste à -10°C et prospère la tête au soleil et les pieds à l'ombre. Sa floraison est toujours fidèle au rendez-vous !

Un Hydrangea grimpant, à feuilles persistantes et qui fleurit au soleil :  pas très courant, c'est l' Hydrangea seemanii originaire du Mexique : c'est un des rares Hydrangeas originaires d'Amérique du Sud, la plupart étant asiatiques et Nord-américains. Ici il grimpe sur un mur ouest qui accumule la chaleur de l'après-midi et qui l'abrite des vents froids de l'hiver.

2 juin

Une pluie de clochettes sur ce Styrax du Japon  (Styrax japonica), arbre rustique aimant la terre acide, acceptant la mi-ombre, planté en 2002

 

Pour la première fois le Lomatia ferruginea est en fleurs, peut-être à cause de l'ensoleillement exceptionnel ce printemps. Il a été planté en 2005. Soleil ou mi-ombre, à l'abri des forts gels

Les Lomatias sont des Protéacées

 

 

Ce Lomatia ferruginea est originaire du Chili

Ses feuilles persistantes ressemblent à de grandes fougères

 
 

Le Lomatia myricoides est originaire d'Australie.

Persistant mais plus rustique que le précédent.

Planté depuis 2005 il présente une belle floraison blanche chaque année en juin/juillet

Le Lomatia tinctoria, australien aussi, planté en 2008, n'a pas encore fleuri. Ses feuilles sont très élégantes.

Il a la particularité d'avoir un port buissonnant plutôt qu'arbustif. Il ne monte guère à plus de 2m. Persistant il est à planter au soleil ou à mi-ombre à l'abri des vents froids

 
  Les Lomatias ferruginea et myricoides ont souffert du poids de la neige automnale de 2010 : une neige lourde qui a cassé certains rameaux et fendu le tronc. Un pansement (genre ruban auto fusionnant des plombiers) les a bien réparés semble-t-il. Le L. ferruginea s'est fait roussir l'extrémité de certaines feuilles par le froid. Il a quand même supporté des moins 10°C à moins 12°C occasionnels depuis qu'il a été planté.  A remarquer que son nom d'espèce 'ferruginea' signifie 'ferrugineux' parce que les jeunes pousses de printemps sont couleur de la rouille. Le nom Lomatia vient du grec 'loma' signifiant frange (allusions à la forme des feuilles ou des membranes en forme d'ailes des graines ?). Le Lomatia tinctoria ou Lomatia du teinturier parce que les graines donnent une belle couleur rouge. Le Lomatia myricoides est l'une des Protéacées les plus rustiques : alors pourquoi s'en priver ?  

 

24 mai

 

Cette plante curieuse, découverte dans un marché aux plantes, est un hybride:  Podophyllum 'Spotty Dotty' (traduction qui en dit long :  Feuille en forme de pied "boutonneux fou" ?). C'est une Berbéridacée (oui!) rhizomateuse de 30 à 45 cm de haut, aimant les sous bois ombragés et humides. Ses parents botaniques vivent dans les forêts d'Amérique du Nord et d'Asie. Ses fleurs rouges se découvrent en mai en écartant ses feuilles. Elles seront suivies de fruits...à ne pas consommer. La plante est caduque et passe bien nos hivers, éventuellement sous un tapis de feuilles mortes ou de fougères.

 

 

10 mai

 

Iris d'eau ou Irais des marais , Iris pseudacorus (ou faux Acore car ses feuilles ressemblent à celles de l'Acore) : il se plaît les pieds dans l'eau et peut devenir envahissant s'il n'est pas contraint.

L'Hydrangea macrophylla 'Cap Sizun' commence à se colorer

(1mois 1/2 d'avance sur son calendrier habituel !)

 

 

 

Ce Sophora prostata 'Little Baby' fur récupéré dans une poubelle il y a plus de 5 ans : il est en pot; c'est la première fois qu'il fleurit. De rusticité moyenne on peut le cultiver en pleine terre sur le littoral. Il ne dépassera pas 1m de haut. Ses branches en zigzag et ses feuilles minuscules en font une curiosité, un bonzaï naturel, originaire de Nouvelle-Zélande, de la famille des Fabacées.

 

 

 

1er mai

   
 

Le genre Viburnum (Viorne) de la famille des Adoxacées (autrefois Caprifoliacées) compte plus de 150 espèces poussant dans les taillis et forêts des régions tempérées de l'Hémisphère nord , dans le Sud-Est asiatique et l'Amérique du Sud, ce qui explique que les Viornes acceptent la mi-ombre, d'ailleurs en plein soleil estival de midi, les feuillages souffrent. Ici il s'agit de l'espèce plicatum (i-e "à feuilles plissées"), cultivar 'Shasta'. Le nombre de créations horticoles est très important. Le grand spécialiste français est Maurice Laurent. Le cultivar 'Shasta' tombe ici comme un voile de mariée. D'autres cultivars comme 'Lanarth' sont plus étagés à l'horizontal.  Les inflorescences ressemblent beaucoup à celle des Hydrangeas à inflorescences plates, ce qui explique que les premiers découvreurs de ces plantes les prirent d'abord pour des Hortensias !

Sur la photo de gauche quelques inflorescences d'Azara serrata , arbuste chilien très odorant : on l'aperçoit au 2ème plan sur la photo du milieu; sur la photo de gauche, au 1er plan un rameau d'une autre Viorne se glisse entre les branches de l'Azara, c'est un Viburnum odoratissimum, dont très odorant, à feuilles persistantes, originaire d'Asie

Viorne obier ,Viburnum opulus 'Roseum'  dite encore "Boule de Neige', caduque à feuilles d'érables

Viburnum odoratissimum

 

 

20 avril

 

 

Dame de onze heures car elle s'épanouit à cette heure, Etoile de Bethléem, Ornithogale en ombelle, c'est l'Ornithogalum umbellatum, de la famille des Hyacinthacées, plante bulbeuse vivace mais caduque, originaire d'Europe centrale et méridionale ainsi que d'Afrique du Nord, elle peut rester en terre sous notre climat doux

L'Ornithogalum se plaît au pied de ce Rhododendron luteum, très odorant, c'est un Rhododendron botanique c'est-à-dire qu'il se trouve tel quel dans la nature. Il pousse lentement mais chaque année c'est un plaisir de le voir et de le ...sentir. Auparavant appelés Azalées, désormais  en botanique, les Azalées sont des Rhododendrons.

 
 

Ce sont les fleurs d'une pivoine arbustive botanique Paeonia lutea 'Ludlowii', perchées à plus de 2,50m en lisière de bois.

 Pluie d'or d'un très grand Laburnum, Cytise vieux de 40 années, sur un fond d'Ail des Ours en sous bois de noyers.

 

12 avril

 

  Le Corète du Japon, Kerria japonica est une Rosacée de culture très facile fleurissant au tout début du printemps. Très rustique, cette plante caduque aux rameaux restant verts monte à environ 2 mètres et drageonne facilement. Dans son pays d'origine (Japon) elle pousse dans les forêts et les taillis, ce qui explique sont adaptation à la mi-ombre et même à l'ombre où elle fleurira bien plus longtemps qu'au soleil. Elle illumine vraiment un sous-bois. La photo ci-contre montre un Corète à fleurs simples.  
  Photo d'un Corète à fleurs simples  buissonnant sous un arbre où il ne reçoit le soleil que très peu de temps en fin de journée  
  Cet autre Corète est à feuilles panachées c'est le Kerria japonica 'Argenteo-Marginata' (feuilles vert tendre bordées de blanc). Parfois une branche non panachée apparaît, car les plantes panachées ont tendance à vouloir revenir à l'espèce type. Si on ne la coupe pas, elle prendra le dessus et en quelques années il n'y aura plus de panachures (ceci est vrai pour toutes les plantes panachées). On peut facilement bouturer ce rameau coupé si on veut obtenir une plante de l'espèce-type.  Le buisson de la photo ci-dessus a été obtenu de cette façon.

Il existe aussi un Corète à feuilles bordées de couleur crème.

 
  Il existe aussi un cultivar à fleurs doubles : Kerria japonica 'Pleniflora'

Si l'on veut tailler son Corète, le faire dès après la floraison car celle-ci se prépare dès laintenant pour l'an prochain. Un taille trop tardive et la plante ne fleurira pas le printemps suivant.

 

 

31 mars

 

Le Corylopsis spicata est en fleurs. Des grappes d'inflorescences, couleur primevère, sur le bois avant la feuillaison. C'est un petit arbre poussant très lentement et qui ne dépassera pas 2 mètres de haut. Sa terre d'origine est le Japon où il pousse en terre acide dans les bosquets, les taillis et les zones boisées. Il est très rustique mais ses fleurs peuvent souffrir de gelées tardives.

Il appartient à la grande famille des Hamamelidacées.

 

 

Le Gunnera manicata commence à brandir ses feuilles derrière la guirlande de la Clématite armandii.

Ce Gunnère est originaire du Brésil et peut atteindre 2,50m. Celui du Chili, Gunnera tinctoria lui ressemble comme un frère mais reste à 1,50m.

Il y a aussi un Gunnère d'Afrique du Sud, plus rare, et plus petit (50cm), Gunnera perpensa.

et d'autres encore...

Tous les trois "disparaissent" en hiver mais sont au rendez-vous du printemps ; il est prudent de les protéger durant le froid avec leurs feuilles desséchées ou avec de la fougère.

23 mars

Vent sec et froid : un soleil splendide !

L'Akebia quinata est de plus en plus beau ! Il s'est enroulé autour d'un Aralia spinosa sur plus de 4 mètres et s'apprête à embrasser un Parrotia persica (l' "Arbre de fer")

Gros plan sur la Clématite armandii, plus florifère que jamais,

sur plus de 6 mètres de longueur,

partie à l'assaut d'un grand pommier à cidre

qui s'est écroulé cet hiver . Il va falloir lui trouver un nouveau support,

car elle est très allègre.

Le Rhododendron augustinii a souffert de la neige:

une belle branche avait cassé sous le poids

 

 

17 mars

Akebia quinata, une grimpante à découvrir ; elle appartient à la famille des Lardizabalacées et nous vient de Chine. Elle est très rustique (résiste à moins 20°C) et semi-persistante (il faut que la température descende vers moins 10°C pour qu'elle perde toutes ses feuilles). Ses fleurs pourpres pendent en grappes en fin d'hiver , début du printemps, et sentent la vanille. Plantée au pied d'un arbre elle peut monter jusqu'à 10 mètres ! On peut aussi la palisser pour cacher un vilain mur. Elle n'est pas difficile et pousse aussi bien à l'ombre qu'au soleil. Sa pollinisation (rare) produit des fruits comestibles en forme de concombres.

 

Ce Camellia japonica 'Bokuhan' à petites fleurs convient très bien aux petits jardins. Il ne dépassera pas 1 m. Sa floraison abondante s'étale de février à avril.

 

8 mars

 

Surprenante floraison !

 

Un Pelargonium 'Vancouver' mis à l'abri en véranda froide pour passer l'hiver a "donné" cette fleur  !

Il s'agit bien d'un Tropaeolum , pardon, une Capucine qui s'était semée dans le pot au cours de l'été . Le nom botanique vient de Tropaion, trophée, en grec, qui désigne les armes prises à l'ennemi : ici cela fait allusion à la forme de la feuille qui semble un bouclier, et à celle de la fleur qui avec son éperon arrière ressemble à un casque antique. La Capucine est originaire du Mexique et du Pérou. Elle fut introduite en Europe à la fin du 17e siècle. Ses nombreuses vertus la font  utilisée en pharmacopée traditionnelle. Comestible elle contient de la vitamine C : feuilles , fleurs et graines peuvent se déguster. La fleur a belle allure dans une salade !  Au jardin elle attire les pucerons noirs qui n'iront pas voir ailleurs.

 

3mars

 

En véranda froide

Ces plantes acceptent un froid de 2/3°C en véranda lumineuse non chauffée,

dès que les gelées ne seront plus à craindre elles séjourneront au jardin jusqu'en novembre, avant les premiers froids.

 

 

Alluaudia procera qui atteint plus de 10 mères dans la nature à Madagascar  : son "bois" est utilisé en menuiserie locale. Les petites feuilles apparaissent à la saison des pluies. Pour qu'elles se montrent chez nous il faut faire croire à la plante qu'elle passe d'une saison sèche à un saison des pluies. Il ne faut donc pas lui donner à boire en hiver et, en revanche, la "doucher" en début d'été..

Au centre une Euphorbe coraliforme, Euphorbia turicalli, nom que lui donna Linné en hommage à Euphorbe , un médecin du 1er siècle, et "turicalli" car c'est le nom indigène de la plante. A Madagascar elle forme un arbre de plus de 10 mètres

 

L'Euphorbia milii , également malgache, fleurit toute l'année même au coeur de l'hiver.

On l'appelle parfois "Epine du Christ".

Dans son pays d'origine elle forme des buissons de 1,50m.

La Cyathea, fougère arborescente, fait ses crosses en ce moment en véranda froide. Très peu rustique elle ne peut passer l'hiver dehors contrairement à la Dicksonia antartica, et même en véranda froide il faut protéger le coeur d'où naissent les frondes , sans l'étouffer.

 

24 février

On ne se lasse pas d'admirer la floraison du Cornouiller officinal qui dure longtemps, un bon mois ! Et ses rameaux en haillons...

 

Il fait très doux, la végétation se réveille bien. On peut néanmoins planter et transplanter, en mouillant bien les mottes.

Dans la mare c'est le moment des amours : les coassements en témoignent. 

En ce moment ce sont les crapauds qui s'accouplent. Ils le font dans l'eau où naîtront des milliers de têtards issus de longs chapelets d'œufs noirs. Très peu arriveront à l'état de batraciens viables.

 

21 février

Premières fleurs dans ce très vieux Camellia âgé de plus de 90 ans.

C'est un Camellia japonica 'Chandler's Elegans', Camellia issu d'un semis effectué en Grande-Bretagne au XIXe siècle.

Ses fleurs , roses, sont dites en forme de pivoine, ou d'anémones.

L'arbuste est très long à pousser et ne dépasse pas 2 à 3 m. prenant avec l'âge une forme un peu arquée. Il est très florifère et très rustique.

 

11 février

 

Erratum

Celles que j'avais prises pour des Perce-neiges sont en réalité des Nivéoles, Leucojum vernum, de la même famille que les Galanthus mais comportant des taches vertes au bout des tépales, et ayant une tige un peu triangulaire !

 

Premières fleurs

 

Les premières on les attend avec impatience, celles qui annoncent les jours meilleurs : l'hiver était en avance d'un bon mois, le printemps aura peut-être aussi de l'avance, mais attention aux gelées tardives qui sont terriblement dangereuses pour tous les bourgeons !

Premier Narcisse, et premier "Myosotis du Caucase", Brunnera macrophylla 'Jack Frost', une Boraginacée rustique, de sous-bois.

Mais on peut encore admirer les écorces spectaculaires qui ne sont visibles qu'en hiver , ici l'écorce d'un Hydrangea aspera villosa, vieux de 10 ans et bien robuste

 

3 février

Les découvertes du jour au jardin

Un vieil Aucuba japonica  (famille des Cornacées) planté il y 50 ans (ce fut à la mode dans les jardins anciens)  fait régulièrement des semis naturels.

Celui-ci est un descendant qui s'est placé à l'ombre des grands arbres. Ses fruits ont commencé leur rougissement.

Originaire du Japon où il pousse en sous-bois, c'est un arbuste dioïque c'est-à-dire qu'il faut un mâle et une femelle pour qu'il y a des drupes (fruits) : ce sont les femelles qui les portent.  

Certains sujets ont des feuilles mouchetées , les 'Crotonifolia'.

Le perce-neige (Galanthus nivalis) fait ses premières fleurs.  La touffe se divise après la floraison - à ne pas faire sur les autres Amarylladacées . A replanter aussitôt. Les bulbes se plantent à l'automne. El perce-neige se ressème spontanément  au soleil ou à mi-ombre. Celui-ci fleurit depuis plus de 10 ans sous un Sapin des Vosges.

Ne pas confondre avec le Leucojum, de la même famille, qui a une tige à 3 angles et des tâches vertes au bout des tépales.

 

21 janvier

 

Le buis de Chine (Sarcococca confusa) est actuellement en fleurs : parfum enivrant garanti.

A planter près d'un passage, près d'une porte d'entrée, à l'ombre. Plante très rustique à feuillage persistant qui ne monte guère à plus d'1,50m

12 janvier 2011

 

Le temps s'est radouci et l'on peut à nouveau flâner au jardin (quand on n'y travaille pas pour réparer les dégâts de l'hiver précoce ou - plus agréable - pour planter) et l'on redécouvre  :

L'Hellébore de Corse  (Helleborus argutifolius)

est en fleur,

cette Renonculacée, fleurit après l'Hellébore noire,

dite "Rose de Noël"

et avant les Hellébores d'Orient aux corolles plus diversifiées.

 

Le Pommier d'ornement, Malus 'Everest'

est un garde manger imposant pour les merles.

 

L'Hamamelis hybride intermedia 'Primavera' ,

le "noisetier des sorcières"( !)

est au rendez-vous de janvier :

croissance très lente mais un régal pour les yeux et l'odorat

Les bourgeons des Camellias du Japon sont gonflés depuis l'été,

 prêts à fleurir

Une fleur  du Camellia japonica 'Drama Girl', c'est la première, ose timidement se montrer. Les suivantes seront plus grandes, car ce Camellia possède de grandes fleurs !

La Monnaie du Pape (Lunaria annua) dans ses habits d'hiver acceuille la brise qui lui donne cet air évaporé. Elle se ressème où bon lui semble.

28 décembre

Sarcoccoca confusa

Neige + vent violent

Skimmia japonica

 

Le tour du parc apporte beaucoup d'émotions depuis les chutes de neige lourde : branches cassées, terrain détrempé , arbres fragilisés qu'un violent coup de vent ,le 19 décembre, a parfois brisé ou fait vaciller comme ce vieux pommier à cidre âgé de plus 50 ans, désormais bon (très bon !) à faire du feu dans la cheminée !

Les baies rouges de certains végétaux sont des points de repère dans les coins ombragés : le rougissement intervient "en jours courts" lorsque la chlorophylle  disparaît au profit d'autres pigments,  les rouges ou les jaunes. Ici ce sont des baies de Sarcoccoca confusa (dit "buis de Chine") de la famille des Buxacées qui se maintiennent alors que les fleurs blanches très parfumées vont apparaître au cours de l'hiver. C'est une plante d'ombre comme le Skimmia japonica, plante dioïque (planter pieds mâle et femelle pour voir des fruits ), de terre acide de la famille des Rutacées, qui produit aussi des fleurs parfumées avant la fin de l'hiver.

 

22 décembre

 

de gauche à droite : Nérines, fleurs d'Euryops dans la neige, rayons de soleil sur Saint-Quay-Portrieux, neige automnale sur le parc , baies du Dianella de Tasmanie, baies de la Symphorine

 

11 décembre

Au fil des jours et des tours de jardin se fait le bilan du poids de cette neige lourde ! A chaque tour on découvre un  arbuste abîmé, des branches cassées, une plante écrasée...et l'on commence à panser certaines plaies : le ruban "autoamalgamant" des plombiers est bien utile pour tenter de ressouder une tige, un rameau fendus. Ces périodes de froid permettent aussi de tester la résistance de certains végétaux et il y a  des surprises agréables ou désagréables. Dans ce jardin la température est descendue une nuit à - 6°C, mais le froid n'a pas été ressenti avec la même intensité dans tous ses secteurs. Et la neige est venue finalement d'une certaine façon protéger les plantes car elle agit comme un isolant. C'est le principe de l'igloo ! Le maximum de la neige a été atteint le Mercredi 1er décembre. Le lundi tout avait disparu, exceptés les tas de neige créés  par des "chasse-neiges" improvisés. Ces tas de neige noirâtre subsistent encore à ce jour malgré la douceur relative revenue depuis.

 

 

Le Cyprès d'Italie  (Cupressus sempervirens)aura besoin d'un "coup de main" pour bien se redresser

La Fougère arborescente, Dicksonia antartica, reste dehors

(l'an dernier elle a supporté - 10°C-)   à condition de lui offrir, en période froide, un "parapluie" évitant qu'elle ne reçoive en son cœur de la pluie risquant de geler. La Cyathea, très gélive, est rentrée en véranda froide.

Le Beschkorneria yuccoïdes n'a pas souffert . Il pourrait supporter semble-t-il jusqu'à - 10°C  en sol drainant.

Les feuilles de cette Vipérine des Canaries (Echium pininana) ont un peu grillé mais le bourgeon terminal semble intact : c'est une surprise

Cette Cordyline panachée retrouvera sa forme harmonieuse

quand la nouvelles feuilles s'ouvriront

La Cordyline verte résiste fièrement et sa jupe de feuilles fanées protège la partie la plus frileuse de son tronc

 

3 décembre : la neige automnale

 

 

Une neige très lourde qui, s'accumulant, fait plier les haies, les arbustes et casser les branches de certains arbres comme les Pins de Monterey, très répandus par ici. L'an dernier, en février, sous la neige,  un beau Cryptomeria de 40 ans  s'était couché. Quelques années auparavant ce fut un beau Murier blanc (Morus alba). Parfois ce sont les coups de vents violents qui abattent les peupliers d'Italie qui ne méritent pas leur nom. Chaque année apporte sont lot de surprises : la nature ne laisse pas de répit au jardinier.

Au centre, un Cyprès de Provence encore jeune (2,50m) n'est plus droit comme un "i". La plupart des arbustes et jeunes arbres   se redresseront progressivement- si les rameaux ne sont pas brisés -, mais il faudra peut-être les aider un peu à l'aide de tuteurs. L'élagage ou la taille, pratiquées hors gel, permettront de  redonner forme à certains autres. Les arbres fragilisés et rendus dangereux devront, hélas,  être éliminés. Les grosses intempéries sont ainsi l'occasion de rajeunir un jardin .

La mare est gelée , les plantes oxygénantes de surface aussi (Myriophyllum et Hydrocotyle) mais elles renaîtront au printemps si leurs racines, qui sont entre deux eaux, ne sont pas atteintes. Les plantes caduques (Nympheas) sont en principe à l'abri sous l'eau. Il n'y a pas de poissons dans la mare : c'est un choix, afin d'y développer un écosystème qui ne soit pas troublé par ces prédateurs . Dans le petit bassin (photo de droite), une auge hémisphérique en granit, qui servait autrefois à recueillir le jus des pommes jaillissant du pressoir, accueille quelques poissons d'eau froide, qui se sont reproduits, depuis plus de 10 ans. Ils hibernent au fond , ne craignant pas le gel, et remonteront lorsque l'eau atteindra dans les 12°C.

 

22 novembre

Il y a peu de jours les Nérines étaient toujours fleuries. Originaires de l'Afrique du Sud, on en compte plus de trente espèces. Ce sont des Amaryllidacées : les fleurs sont d'ailleurs très proches de celles de l'Amaryllis belladonna que l'on cultive en pleine terre.

Plus petites que celles-ci, les Nérines sont aussi plus fragiles. La réussite de leur floraison passe par un bon drainage de la terre et un bon ensoleillement. En zone littorale et en jardin exposé au soleil on peut les cultiver en pleine terre. En jardin campagnard il est préférable de les élever en pot afin de pouvoir les rentrer durant l'hiver sans avoir à les déterrer. Les Nérines, roses, blanches ou rouges, comme les Amaryllis, font d'abord leurs feuilles qui faneront avant la floraison. Susceptibles, elles ne fleurissent pas immédiatement après un dérangement. Il faut parfois attendre 2 à 3 ans avant de pouvoir les admirer.

 

1er novembre 2010

Flamboyances

au 1er plan, sur photo 1  (plan large) Fusain panaché (Euonymus fortunei) et Pittosporum pourpre (Pittosporum tenuifolium 'Purpureum'; derrière le Fusain, un Mimosa (Acacia bormanii);en fond de plan un Tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera)

Photo n°2 : au premier plan à gauche, feuillage bleuté , un Eucalyptus urnigera ; au centre feuillage jaune, l'Arbre de neige (Chionanthus virginica); les feuillages rouges :  le Fusain ailé, rouge éclatant, (Euonymus alatus 'Compactus'); devant lui, un peu à droite, rouge orangé, un Enkiantus campanulatus et, en premier plan, photo n°3, des Itea de Virginie (Itea virginica).

 

26 octobre

Couleurs d'Hortensias

Hydrangea macrophylla 'Jogosaki'

Hydrangea involucrata 'Tokado-Yama'

Hydrangea macrophylla 'Claudie'

Hydrangea macrophylla 'Leuchtfeuer

Hydrangea macrophylla 'Parzifal'

Hydrangea macrophylla 'Semperflorens'

12 octobre

 

Baies et drupes

 

Les cornouilles du Cornouillers officinal (Cornus officinalis) sont comestibles

Les arones de l'Aronier (Aronia Arbutifolia) sont également comestibles

 

De vrais bonbons acidulés que les fruits de l'olivier de Bohême (Elaeagnus angustifolia)

Non comestibles : les fruits du Buisson ardent (Pyracantha coccinea)

Fruit et graines du Magnolia Sieboldii

Non comestibles les fruits de la Symphorine (existe aussi en rose)

(Symphoricarpus albus)

21 septembre

 

Floraisons tardives à l'orée de l'automne

 

 

Sedum spectabile (passe du vert au rose puis au pourpre persistant l'hiver)et Anémone japonica (fleurissant longuement)

Schisostylis coccinea (se multipliant naturellement) et Clérodendron bungei (très parfumé au niveau de la fleur, moins au niveau des feuilles froissées)

Aster et Watsonia pillansii

Hydrangea aspera 'Kawakami' (tardif : septembre, octobre / 2 à 3 m de haut)

 

 

 

6 septembre

 

Amaryllis belladona

Crinum x powelli

Crinum

Il y a souvent confusion  entre Crinum x powelli et Amaryllis belladonna. De la même famille, ces plantes bulbeuses se ressemblent beaucoup . Toutes deux sont originaires d'Afrique du Sud et se sont bien acclimatées  dans nos jardins bretons. Ce sont des plantes de pleine terre qui résistent bien aux hivers bretons. Pour différencier facilement les deux plantes, un moyen simple : pendant la floraison le feuillage de l'Amaryllis disparaît tandis que celui du Crinum persiste. Celui-ci fleurit généralement dès juillet jusqu' à la mi-septembre si l'on prend soin d'éliminer régulièrement les fleurs fanées. L'Amaryllis fleurit  en septembre. Ses feuilles repousseront ensuite : surtout ne pas les couper avant qu'elle ne soit complètement jaunies sinon la plante ne refleurira pas.

 

 

 

25 août

 

Il s'agit d'une Rose botanique découverte en Chine et introduite en Grande-Bretagne au 18e siècle par Lord Macartney ,c'est la "Rose de Macartney", Rosa bracteata. En 1917 le rosiériste anglais William Paul l'hybride avec un rosier thé, et c'est ainsi qu'est né le Rosier 'Mermaid' (photo de droite) , rosier sarmenteux à grandes fleurs , très vigoureux, qui s'épanouit en grandes fleurs simples jaunes jusqu'aux gelées. Seul inconvénient , des épines redoutables...mais il est si beau , qu'on lui pardonne.

 

 

29 juillet

Le jardin est au repos, le jardinier aussi : la pelouse s'est calmée, mais elle est verte car n'a pas été tondue court ! Les Hortensias quémandent à boire, car l'été est trop sec pour eux, alors ils ont reçu un bonne quantité d'eau du puits. Il en faut beaucoup pour environ 150 pieds. Un arrosage copieux vaut mieux que de petits arrosages, afin de forcer les radicelles à plonger. Sinon elles restent en surface, deviennent dépendantes de l'arrosoir et se fragilisent . Un bon paillage d'aiguilles de pin (bien acides !) limite l'évaporation et les bleus restent bleus sans aucun ajout de sel d'alumine.  L'alumine présente naturellement dans le sol ici, conjuguée à une bonne acidité  maintient la couleur bleue. Ce n'est pas pour autant que des Hortensias naturellement rouges deviendront bleus !

 

Hydrangea macrophylla 'Claudie',

baptisé ainsi en l'honneur de notre spationaute Claudie Haigneré

Hydrangea macrophylla 'Hanabi',

Hortensia sauvage au Japon

Hydrangea macvrophylla 'Cassiopée'

 

 

21 juillet

 

La chaleur aidant les fleurs géantes du Magnolia grandiflora embaument le jardin de leur parfum capiteux. Ce Magnolia est un persistant qui perd ses feuilles,  en particulier au printemps et en été par temps chaud. Ce qui ne signifie pas qu'il soit malade. Comme tous les végétaux ligneux, d'une part il régule ainsi sa "transpiration" afin de mieux résister à la sécheresse et, d'autre part il renouvelle son feuillage.  "Persistant" ne veut pas dire "éternel" ! Ces feuilles encombrent souvent le jardinier qui doit les ratisser fréquemment. Ce sont des feuilles très coriaces qui se décomposent très, très lentement et qui ne sont pas souhaitées au compost, à moins de les passer au broyeur. On peut les rassembler autour du pied : ça fera un paillage qui limitera l'évaporation de l'eau. Ne comptez pas faire pousser grand chose au pied : le Magnolia  pompe toute l'eau et fait une ombre dense. Préférez une petite haie taillée, en couronne autour du tronc, comme, par exemple sur la photo ci-dessous, qui cachera les feuilles tombées et  accumulées.

13 juillet

 

Les Hortensias ont souffert d'un hiver froid, d'un printemps chaotique aux écarts thermiques importants, et de la sécheresse des 4 dernières semaines. Ils fleurissent avec un retard d'une bonne quinzaine de jours par rapport à la normale dans ce jardin. Parmi les dernières acquisitions voici un coréen : Hydrangea serrata 'Komo-Chiana-Seruka' qui est hors du commun. Il pousse  lentement et ne devrait pas dépasser 1m.

L'Hydrangea serrata 'Pamela', en bleu, lui souhaite la bienvenue !

 

Hydrangeas serrata 'Blue Bird' et 'Avel Roz' . Les serratas vont moins haut que le plupart des macrophyllas. En général

 1m à 1,30m. Les feuilles sont  plus étroites que celles des macrophyllas ; elles rougissent souvent à partir de septembre et même avant si l'arbuste est ensoleillé.

 

3 juillet

Les "rosiers lianes" sont en pleine floraison. Le plus spectaculaire est Rosa filipes 'Kiftsgate' (fleurs blanches): ici il a fait s'écrouler un pommier à cidre tellement il est opulent puis est parti à l'assaut d'une haie arbustive et d'un abricotier; il a des lianes de plus de 15 mètres de longueur, qu'on peut discipliner si on le souhaite. On se demande bien jusqu'où il peut s'allonger ! Son parfum embaume à  plus de 20 mètres à la ronde ! Floraison de courte durée hélas : 2 semaines environ. Ensuite il gardera ses fruits rouges si les oiseaux ne les mangent pas. C'est vraiment une pure merveille. Ce Rosier, venu de Chine, est apparu en Grande-Bretagne en 1908. Un autre rosier liane, Rosa 'Apple Blossom', plus sage, monte  jusqu'à 5 mètres environ et n'a pas endommagé l'arbre hôte - un autre pommier à cidre- où ses lianes sont en concurrence avec un Clématite armandii qui fleurit en février/mars. Ces deux rosiers sont très sains : aucune maladie ne semble les atteindre.

 

30 juin

 L'Allium christophii dite "Etoile de Perse" est un ail ornemental qui reste très longtemps en fleur (fin de printemps, débutr été)

Desfontainia spinosa est un arbuste originaire du Chili : les feuilles ressemblent à des feuilles de houx et les fleurs à certains Fuchsias. Floraison très longue et remontante. Rusticité - 8°C à - 10C. Hauteur environ 2m.

Indigofera amblyanta est originaire de Chine et fleurit tout l'été. Port arbustif (2,50m ) un peu arqué.

16juin

 

C'est le temps des Roses, un peu abimées par les pluies récentes

Roses 'Roville' à droite, 'Coraline' à gauche au premier plan (André Eve).

Au second plan 'Ghislaine de Féligonde'. Toutes trois grimpantes et remontantes

 

Roses 'Coraline', 'Ghislaine de Félgonde'

et 'Pink Cloud'

Rose 'Sourire d'Orchidée' grimpante et remontante

avec Clématite 'Ernest Markham'

 

 

 

7 juin

Une symphonie en blanc avec d'une part un Hydrangea petiolaris qui couvre la moitié de la façade nord de la maison et un Pyracantha fleuri qui résiste depuis des années au "feu bactérien". L'H. petiolaris est le premier des Hydrangeas à fleurir.

Inflorescence de l'Hydrangea petiolaris: beaucoup de fleurs fertiles et quelques fleurs stériles (les sépales blancs) . Cet Hydrangea est à feuilles caduques, d'autres grimpants sont persistants :  H. serratifolia et H. seemanii qui fleurissent en juillet. H. Seemanii est plutôt à implanter côté ensoleillé et abrité du froid.

Fleurs de Pyracantha (en haut) et d'H. petiolaris : elles se marient très bien. Le Pyracantha peut très bien se palisser.

 

 

24 mai

Au temps froid a succédé un temps d'été qui a fait "exploser" les floraisons et les parfums :

  

Un Libertia bleu, peu courant, Libertia caerulea

Azara serrata, arbuste persistant chilien résistant à - 10°C, aux fleurs très odorantes

Hybride de l'Abutilon vitifolium, Abutilon à feuilles de vigne (ou d'érable pour les anglais), originaire du Chiui, résistant à -8°C

 Halesia carolina dit "Perce neige en arbre", originaire de Caroline en Amérique du Nord. Caduc et très rustique

 

14 mai

 

C'est une pivoine arbustive botanique originaire de la Chine du Sud-Ouest , qui monte à plus de 2 mètres en sous-bois lumineux ou en plein soleil : Paeonia lutea var. ludlowii. La fleur est simple, en coupe de 4/5 cm  et légèrement odorante. Aucun entretien particulier : les feuilles du sous-bois, en tombant, nourrissent la terre.   La taille est possible, mais comme il s'agit d'une pivoine "sauvage" (= botanique) un port naturel lui convient très normalement. Après la floraison on peut pincer sous les fleurs fanées pour éviter que les graines en formation ne fatiguent le plant. Cette pivoine est très rustique.  

 

4 mai

Les vents de Nord-Est ont remis le froid en circuit depuis quelques jours. Les semis au jardin tardent à lever. Quelques jours de soleil et de chaleur relative avaient pourtant permis au jardin de retrouver des couleurs de saison !

 

 

Autour d'un ancien pressoir à cidre un milieu humide et ombragé a été créé : s'y côtoient une Primevère "candélabre", une Fougère persistante Woodwardia radicans, une Blechnacée présente dans l'Europe du sud dont la Corse, un Gunnera manicata , plante originaire du Brésil (voir ici) . Les souches de la fougère et de la Gunnère sont à protéger en hiver par un paillis de feuilles ou de fougères sèches. D'autres plantes se plaisent dans cet endroit : Symphitum (Consoude), Phalaris arundanicea (Ruban de Bergère), Saxifraga stonolifera...

 

19 avril

 

Enfin le printemps est arrivé !

Deux ou trois jours de température clémente accompagnant un soleil sans nuages et le jardin explose de toutes part : parfums et couleurs de printemps :*

 

Rhodendron augustinii, Rhododendron botanique

Brunnera macrophylla, à feuillage panaché, dit "Myosotis du Caucase"

massif de Bruyères arborescentes, Rhododendron et Coronille

Tulipes botaniques

 

10 avril

Vous connaissez bien le Groseillier sanguin ou Groseillier à fleurs rouges (Ribes sanguineum), présent dans quasiment tous les jardins anciens. Laissez-vous tenter par son cousin , le Groseillier odorant à fleurs jaunes, Ribes odoratum, pour renouveler ou compléter votre haie d'arbustes à fleurs.

 

28 mars

 

 

Un Camellia japonica nommé 'Desire' (parfois il est appelé 'Désir') : sans doute un des plus "tendres" des Camélias. Il est en pleine floraison et ses fleurs souffrent parfois des gelées tardives...mais ça vaut la peine de l'adopter dans un endroit abrité des vents froids.

 

Formes, couleurs, et parfums d' hiver

 

12 mars

 

Le Cornouiller officinal (Cornus officinalis) - famille des Cornacées) est en fleurs (un mois plus tard que l'an passé). Il existe plus de 40 espèces de Cornouillers, arbres et arbustes,, la plupart à feuilles caduques , originaires de l'Hémisphère Nord. Leur intérêt hivernal dans un jardin réside dans les couleurs des rameaux ou dans les floraisons spectaculaires, comme celles du Cornouiller mâle (Cornus mas), européen, ou du Cornouiller officinal, asiatique qui se ressemblent beaucoup dont les fruits,  les cornouilles, mûrissent à l'automne et sont comestibles.

 

 

27 février

 

Les fleurs très parfumées de l'Edgeworthia chrysantha commencent à s'ouvrir. Cette Thyméléacée nectarifère - les bourdons se régalent -  fleurit en février/mars. Encore peu connue elle peut s'acclimater dans nos jardins. Elle résiste à - 10°C. Cet arbuste, à feuilles caduques, grandit  lentement  jusqu'à 1,50/2m par chez nous . Originaire de l'Himalaya, elle affectionne les sous-bois dans les régions chaudes. Dans nos jardins elle se plaît en plein soleil. Son nom lui a été donné en l'honneur de son découvreur , le botaniste écossais Edgeworth , et chrysantha est composé  du grec "krusos" = "or", et "anthos" = "fleur". Son écorce servait, en Chine , à fabriquer un papier très doux (son ancien nom était E. papyrifera) .A planter en sol drainé (apporter des gravillons si nécessaire.

 

 

13 février

 

  Le Mûrier blanc - Morus alba 'Pendula' - (les vers à soie sont friands de ses feuilles) , est originaire d'Extrême Orient tandis que le Mûrier noir est vient du Moyen Orient.

 

 

Les fruits du Mûrier blancs sont comestibles

 

Le Cèdre bleu de l'Atlas (Afrique du mord) forme "pleureur", Cedrus atlantica 'Glauca Pendula', peut se conduire en arche.

 

 Frêne pleureur, Fraxinus excelsior 'Pendula' est de la famille des Oléacées. Le Frêne est un arbre originaire de l'Europe du Nord (Scandinavie, Russie...)

 

 

7 février

Quand on plante il est recommandé de penser aux couleurs et aux formes que développeront les végétaux dans le jardin en toute saison, afin qu'ils attirent le regard  toute l'année. Mais parfois il faut être patient pour voir chez nos plantes les parures et les structures espérées.

 

Ce Bouleau pleureur (Betula pendula 'Youngii') a 40 ans, son écorce blanche disparaît un peu sous les crevasses et les lichens mais les insectes qui s'y abritent font le régal des mésanges si utiles par ailleurs au jardin. 

Cette vue partielle d'une haie d'arbustes persistants a pour vocation de rester basse, pour ne pas masquer les perspectives : elle sera taillée en vague pour lui éviter un aspect figé ou trop géométrique

Elle est composée de Pittosporum pourpre (Pittosporum tenuifolium 'Purpureum'), de Germandrée arbustive à feuillage gris (et fleurs bleues) (Teucrium fruticans), et de Fusain doré panaché (Euonymus fortunei 'Emerald'n Gold'). Tous ces végétaux aiment le soleil et préfèrent un terrain drainé : si votre terre est compacte, incorporez des cailloux ou du gravier à la plantation.

.

 

 

24 janvier

Elle éclaire le jardin par sa floraison hivernale et ensuite encore, longuement,  parfois jusqu'à l'été

 et même au-delà si l'été n'est pas trop chaud (rare ici). C'est la Coronille glauque (Coronilla glauqua syn. valentina ssp. glauca) : elle supporte l'hiver et la terre de Bretagne (bien qu'étant un plante méditerranéenne de sol calcaire sec) et se plaît à  la mi-ombre des arbres .  Le buisson peut monter à plus d'un mètre et peut se tailler. Sa famille, les Fabacées dites aussi Papilionacées.. Ne pas confondre avec la Coronille dite des jardins ou Faux Séné (Coronille emerus) qui dans ce même jardin ne fleurit qu'en avril-juin et peut monter à plus de 2 mètres.

 

14 janvier

 

La fleur de ce rosier a bien résisté au froid ! C'est Rosa 'Kadora'® de chez 'Décorosiers',

un rosier buissonnant qu'il n'est pas nécessaire de tailler

 Cette "Monnaie du pape" (Lunaria annua) a de l'allure entre neige et soleil.

Ce saule (Salix daphnoides) commence à sortir ses "chatons" soyeux sur ses rameaux rougeâtres et pruineux.

 

11 janvier

 

(sur la photo de droite : un bouquet d'ajonc -Ulex europaeus- en fleurs)

 

Le 10 janvier 15cm de neige dans le jardin. Le spectacle est rare par ici. Une dizaine de kilomètres plus loin vers l'intérieur des terres : jusqu'à 30 cm, alors qu'en bord de mer (Saint-Quay-Portrieux) il n'y a plus de traces de  neige.  Certains arbustes s'affaissent sous le poids de la neige,

mais  se redresseront si des branches ne sont pas cassées. Sur le "tunnel ", où sont rentrées les plantes les moins rustiques, la neige s'est accumulée et forme des poches dans le revêtement de plastique : il faut faire glisser les amoncellements pour éviter l'effondrement. A l'intérieur les plantes "tiennent bon" : pour plus de précaution, le tunnel a été doublé  d'un voile d'hivernage, mais la condensation est forte (les plantes respirent) et l'atmosphère très humide. Dès qu'il ne gèle plus, en journée, il faut aérer, sinon la pourriture se mettra sur les feuillages et les rameaux.

Ne pas oublier de nourrir les oiseaux pendant le gel.

7 janvier 2010

 

Cette fleur de Camellia* 'Yuletide' a des larmes de glace : il a fait moins 5°C la nuit dernière et la période de dégel a été courte aujourd'hui. Ce Camellia est un hybride créé issu des espèces japonaises  sassanqua et japonica ; c'est un vernalis, plus proche du japonica. Le sassanqua fleurit plus tôt (automne), le vernalis (printanier en latin) fleurit normalement au début du printemps. Mais ce cultivar ('Yuletide') fleurit volontiers en hiver (comme les hiemalis - hivernal en  latin -) dès qu'il y a un redoux, ce qui fut le cas il y a plus d'une semaine. C'est un Camellia qui reste souvent à une hauteur d'un mètre environ. En définitive - le dira-t-on assez : en choisissant judicieusement les espèces, il est possible d'avoir des Camellias fleuris au jardin de septembre à fin avril, début mai.

 

* Le nom botanique s'écrit bien ainsi tandis que le nom commun est souvent écrit "Camélia"

 

 

 

Chronique d'un jardin breton saisons antérieures : cliquez ici

 

 

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Un  service aux adhérents : service conseils plantes

Vous avez besoin d'un conseil personnalisé  : "Je veux  connaître  le nom  d'une (ou des) plante(s) de mon jardin" "Quelles plantes puis-je planter à l'ombre ?" "Une de mes plantes en pot dépérit" "Comment me débarrasser de cochenilles ?" "J'ai acheté une plantes, où puis-je la planter : au soleil, à la mi-ombre ?" "Quand et comment tailler mes Hortensias ?" "Je ne réussis pas mon compost" , etc...Contactez l'association qui cherchera, parmi ses membres, la ou les personnes qui pourront  répondre à votre attente en se rendant sur place

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Vu en Côtes d'Armor
 Hedychium gardnerianum

(Rhizome venu de l'île de la Réunion)

 Alocassia macrorrhiza,

une Aracée originaire de l'Asie du Sud-Est

Est rentrée en serre froide l'hiver

 Colocassia esculenta (Taro),

Aracée comestible, plantée en véranda.

 

Chez notre Vice-présidente , Christine Bartolo, à Binic (22). Christine est une experte en plantes rares qu'elle sait acclimater dans son jardin où poussent plus de 3000 espèces et variétés. Elle connaît particulièrement bien la flore du Chili qu'elle a visité plusieurs fois.

Inflorescence du Puya alpestris,

une Broméliacée originaire du Chili

Mutisia subulata est une astéracée

 également originaire du Chili

Floraison de l'Eucalytus leucoxylon 'Rosea',

originaire d'Australie

 

Ce 6 février 2011 à Perros-Guirec

 

Sur la jetée de la plage de Trestraou ces succulentes (Aloe arborescens, Aloe saponaria, Echeverria, Aeonium, Opuntia,etc.)

qui supportent bien l'hiver doux perrosien . C'est quand même un spectacle étonnant.

 

 

Ce Dahlia imperialis ( Dahlia arborescent ou Dalhia bambou) originaire d'Amérique subtropicale fleurit en novembre et décembre sur des tiges de 4 mètres de hauteur. Celui-ci planté il y a 4 ans a fait une tige de plus chaque année. Ses ennemis : le vent et le gel.

Il pousse à Saint-Quay-Portrieux au siège de l'association, à 200 mètres de la mer.

Assez rare en culture, on peut se procurer des racines tubéreuses ici

Ce Bougainvillier, issu d'une bouture provenant du Sud de l'Espagne, prospère en pleine terre, chez Marcel et Denise Corbel,  adhérents de l'association ,à Saint-Quay-Portrieux.

Ce Lagerstroemia indica 'Soir d'été'

(dit Lilas des Indes, mais la plante est chinoise et prospère  dans le Sud-ouest de la France où elle trouve chaleur et humidité)

chez Lucien et Chantal Heurtel,  adhérents de l'association , à Saint-Quay-Portrieux,

 

ce Frangipanier (Plumeria rubra) a fleuri à force de savoir-faire à Binic - Côtes d'Armor, chez Bernard et Marie-Thérèse qui l'ont ramené  de Madère en  septembre 2007

 

 

2 ans plus tard, Bernard et Marie-Thérèse se posent la question : comment en équilibrer le port et éviter qu'il prenne trop d'ampleur ?

Cette Proteacée (Telopea speciosissima) fleurit chez Christine Bartolo, Vice-Présidente de la Shcg, à Binic

 

en bord de mer (Pleubian - Côtes d'Armor) cette haie de Thuyas prise d'assaut par des Pélargoniums poussant en pleine terre ! Ils ont passé plusieurs hivers sans problèmes.

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