Fiches : livres, jardinage, plantes
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Récolte et conservation des pommes et poires
Achat et plantation des pommiers et poiriers
Conseils pour plantes ornementales au jardin
VERGER
Récolte et conservation des pommes et poires
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La récolte peut s'échelonner de septembre à décembre selon les variétés. Cueillir pommes et poires à maturité ou juste avant : leur taux de sucre est au maximum. Tous les fruits n'étant pas mûrs en même temps la cueillette doit s' échelonner (même sur un arbre). |
La poire est mûre si elle se détache en la soulevant à l'oblique, la pomme est mûre si elle se détache en la tournant d'un quart de tour. |
| Ne pas les cueillir humides, ni les laisser tomber : les fruits ne se conserveraient pas. Eviter de séparer le pédicelle du fruit, car la blessure serait une porte ouverte aux moisissures et bactéries. |
Les poires sont difficiles à conserver (surtout la William). Il est conseillé de tremper le bout du pédicelle dans la cire, de les entreposer, pédicelles en haut, dans un endroit frais et aéré, voire au réfrigérateur (compartiment légumier), si petite quantité. Les pommes peuvent se conserver plusieurs mois, d'octobre à mai pour certaines variétés, dans de bonnes conditions, posées côte à côte dans un endroit frais et aéré |
Conseils d'achat et de plantation de pommiers et poiriers
| Pour le choix des variétés, |
penser à la pollinisation. La Reine des Reinettes pollinise toutes les variétés. Les pommiers ornementaux le font aussi. A l'achat, les pommiers sont greffés (on peut greffer soi-même - la fructification sera plus longue à venir) et âgés d'au moins 2 à 3 ans.
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Les formes : |
Pour les petits jardins : privilégier les formes en gobelet ou en fuseau qui fructifieront dans les deux ans. Les plus grands jardins peuvent choisir les "1/2 tige" qui fructifieront dans 6 à 7 ans ou les arbres de plein vent (greffés à 1,80m) qui vous feront patienter 10 ans. On peut aussi choisir des formes en espalier ( à 25cm d'un mur) ou en cordons, à fixer sur un câble.
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Les "gobelets et fuseaux" se plantent à 4m de distance les uns des autres, les "1/2 tige" à 6m et les "plein vent" à 10 m.
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Plantation :
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Faire des trous (plusieurs semaines avant de planter) de 60cm de large et de profondeur, bien ameublir la terre du fond, avec une barre à mine si nécessaire, (mais laisser la terre du fond à sa place, la "bonne terre" devant rester au dessus ). Planter l'arbre à racines nues (fin novembre) sur une petite butte et bien arroser pour que la terre ne laisse pas de poches d'air entre les racines et que la reprise soit facilitée. On peut raccourcir les racines- sans toucher aux radicelles . Le bourrelet de greffe ne doit pas être enterré.
Tasser la terre mais laisser une légère cuvette en surface pour que les eaux de pluie et d'arrosage aillent vers le plant. Si un tuteur est nécessaire, le placer avant de mettre la terre, du côté opposé au vent dominant - l'arbre pourra s'y appuyer - et mettre un lien souple.
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Ne pas mettre d'engrais dans le trou : il pourrait brûler les racines. L'arbre sera nourri en surface, ( en automne : fumier répandu à l'aplomb de l'extrémité des branches, pour favoriser la mise en bois et en feuilles ; au printemps (pas tous les ans), potasse et phosphore dans des trous pratiqués en surface, pour favoriser floraison et fructification).
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Taille en vert
Elle peut se pratiquer fin juin début juillet sur les arbres fruitiers à pépins
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Objectifs : |
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| Méthode : |
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| Ne pas |
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| Pour les Kiwis : |
couper le 1/3 des lianes des plants mâles et pincer à 4 ou 5 feuilles après les fruits sur les plants femelles |
| Pour la vigne |
couper à 2 feuilles après la dernière grappe |
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Quelques principes : |
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| Les différents types de greffes : |
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| Indispensables: |
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Pour que la greffe prenne :
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Il faut absolument que le contact se fasse entre la partie vivante du greffon et celle du porte-greffe : la zone de soudure se situe entre l'écorce et le bois. Il faut prendre le plus grand soin pour faire correspondre ces deux zones lors de la pose des greffons.
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Illustrations pour le greffage
| Greffe en fente | |||
| le porte-greffe est paré
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greffe en fente
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| 2 greffons disposés en fente,
mastiqués et ligaturés
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| Greffe par incrustation | |||
le porte-greffe préparé pour l' incrustation![]() |
greffon à incruster
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greffe par incrustation
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| Outils : |
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| Calendrier: |
Elle se pratique fin février ou dans la première quinzaine de mars : il faut pouvoir vérifier la nature des bourgeons . C'est l'alimentation de l'arbre en sève qui détermine la nature du bourgeonnement : à bois ou à fruits. Plus un arbre est nourri, plus il fera du bois au détriment des fruits. Plus un arbre souffre, plus il fructifie, mais trop, il se fatigue. Il faut favoriser le moyen terme. C'est le rôle de la taille qui ralentit l'alimentation en sève, en particulier vers des branches qui ont tendance à monter droit. A l'inverse des branches arquées fructifient mieux : il faut les conserver mais on les taille pour favoriser l'apparition de bourgeons à fruits. |
| Méthode : |
Tailler un rameau d'un an au-dessus du 3ème œil à bois (taille trigemme) conduit à l'apparition de bourgeons à fruits, en principe la 3ème année. Toujours tailler en biseau et au-dessus d'un œil tourné vers l'extérieur (pour laisser, aéré, le centre de l'arbre) Une brindille "couronnée", c'est-à-dire présentant à son extrémité un bourgeon à fruit, doit être éliminée si elle est trop faible ou taillée au-dessus du 3ème œil, afin de la renforcer. |
L'arcure d'un rameau peut être utilisée pour favoriser l'émergence de bourgeons à fruits mais elle se pratique en avril quand la sève a rendu les rameaux plus souples et donc plus flexibles.
Illustrations pour la taille de fructification
Reconnaître les bourgeons
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| bourgeons à bois : pointus et encore "collés" au rameau | bourgeons à fruit (renflé), et bourgeons à bois(pointu) | bourgeons à fruits (renflés) : lambourdes |
Il faut privilégier les bourgeons à fruits, mais savoir en éliminer pour soulager l'arbre et éviter les fruits trop petits.
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Ci-contre une "lambourde" (pousse terminée par des bourgeons à fruits) avec une "bourse"(renflement au point d'insertion des fruits) et deux bourgeons à fruits. Les bourses sont fructifères. |
L'élagage des pommiers et poiriers
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Pourquoi élaguer ? |
En général trop de bois produit des petits fruits et trop d'ombre les rend moins bons. |
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| Calendrier |
Chez nous l'élagage des pommiers et poiriers (différent de la taille qui se pratique fin février) s'effectue en janvier, hors période de gel. Pour les pruniers et cerisiers il se pratique à la chute des feuilles. |
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Principes de base :
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Elaguer c'est couper :
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au bout du compte il faut que la lumière pénètre au centre de la ramure
Ci-dessous l'élagage en images
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(NB : ce document est une approche du sujet : d'autres éléments, qui ne sont pas abordés ici, sont également importants.)
calendrier
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A faire en mars avant le départ de la végétation
Cette taille concerne essentiellement les rosiers horticoles buissons
L'objectif est de rajeunir le rosier et de susciter l'émergence de nouveaux rameaux florifères.
Opérer avec des outils désinfectés (alcool à brûler)
La taille consiste à couper le bois mort, le bois malade,
à raccourcir les rameaux qui ont fleuri l'année précédente,
à éclaircir le "buisson" en éliminant les rameaux se dirigeant vers l'intérieur
à éliminer les rameaux faibles et les gourmands éventuels qui ont pu pousser sur le porte-greffe (s'il s'agit de rosiers greffés).
Ne pas hésiter à raccourcir les Polyanthas en général à 3 yeux, et les rosiers de fleurs à couper, à 7 yeux, à partir de la base du rameau , en biais - l'angle de pente vers l'intérieur du buisson- juste au-dessus d'un œil tourné vers l'extérieur.
Les rosiers grimpants, les rosiers botaniques se taillent peu ou pas du tout : les branches mortes ou malades sont éliminées. Les branches des grimpants sont arquées et épointées pour favoriser la floraison. Ne laisser que 3 ou 4 tiges partir du pied des grimpants.
![]() avant |
![]() après |
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Conseils pour votre jardin
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Variez les Hortensias |
Depuis des générations l'Hortensia "boule" règne en maître en Bretagne. Cependant se multiplient enfin des Hortensias différents. On trouve des grimpants, des arborescents et des arbustifs, des persistants et des caducs, des mellifères, des drageonnants, des Hortensias à panicules, à involucres, à inflorescence en "bonnet de dentelle", à fleurs de lilas, à feuilles de chêne, à feuilles de tilleul, à feuilles veloutées, etc. Ils fleurissent, selon les espèces, de mai à novembre, certains préférant l'ombre, d'autres le plein soleil. Osez les Hortensias de plein soleil comme le paniculé "Vanille Fraise" qui commence "Vanille" et finit "Fraise"(photo), ou ceux à feuilles de chêne aux belles teintes d'automne… Tous ces Hydrangeas se trouvent de plus en plus fréquemment en jardinerie. |
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Rosiers |
'Astronomia', (photo ci-dessus) une création récente, buissonnante et très remontante 'Sourire d'Orchidée', grimpant et remontant à fleurs roses nacrées 'Joseph's Coat', remontant, arbustif, remontant, très parfumé Dans la série des "Décorosiers" ou rosiers paysagers, des rosiers bas et sains ne se taillant pas et qui fleurissent en permanence (plusieurs coloris disponibles) |
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géraniums vivaces |
Les « géraniums lierre » qui abondent dans les jardinières de fenêtre, sont en fait des Pélargoniums. Le véritable Géranium est vivace et rustique. Il se cultive en pleine terre, au soleil, à mi-ombre ou à l’ombre, selon les espèces. Couvre-sol, il stoppe les herbes indésirables, année après année la plante s’étoffera et vous pourrez la diviser si nécessaire. Un choix judicieux permet une floraison échelonnée, dans de multiples coloris, du printemps aux gelées Certaines variétés vous gratifient même d’une longue floraison de mai à novembre. Des centaines de variétés s’offrent à l’amateur : les plus courantes s’achètent dans les jardineries ; les autres dans les nombreux « marchés aux plantes » qui s’échelonnent jusqu’à l’été.
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Huit mois de Camellias fleuris |
La terre bretonne, généralement acide, et son climat océanique permettent de réussir les Camélias d’automne, d’hiver et de printemps. Les coloris des fleurs vont du blanc au pourpre, ceux des feuilles du vert foncé aux panachures. Il y a aussi des parfums d’automne et de printemps. Les Camélias qui fleurissent en automne et en début d’hiver se plaisent en plein soleil, les autres acceptent la mi-ombre. Si vous en achetez maintenant, en fleurs, ne dérangez pas la motte, laissez-la en pot jusqu’à la défloraison ou enterrez-le afin que le substrat reste frais. A la plantation –un ajout de terre dite de bruyère n’est pas nécessaire en terrain acide- le collet doit rester au ras du sol. La première année vous arroserez régulièrement : un paillage naturel maintiendra l’humidité, et vous verrez les boutons de la prochaine floraison se former dès cet été |
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Parfums de printemps |
Chaque saison, hiver compris, révèle ses plantes parfumées, mais en avril les fragrances nous disent que les beaux jours reviennent. Laissez-vous surprendre par la Clématite armandii (photo), à feuilles persistantes et fleurs blanches, l’Osmanthe delavayi aux mille petites fleurs, la Viorne burkwoodii au parfum capiteux, les Groseilliers odorants à fleurs jaunes, plantes fleurissant en début de printemps et que l’on taillera aussitôt après la floraison pour assurer celle de l’année prochaine. On peut choisir de ne pas tailler – si l’espace disponible le permet - afin de laisser les végétaux développer leurs formes naturelles. Si l’on pratique la taille il est souhaitable de laisser les déchets broyés, ou segmentés au sécateur, au pied des arbustes afin d’en nourrir la terre et de constituer un paillage favorisant le maintien de la fraîcheur. Eviter les bâches synthétiques qui empêchent la terre de se nourrir. Si vous en avez posées, les retirer au bout de 3 ans afin de relancer le cycle naturel |
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Romantiques Magnolias |
Les magnolias à feuilles caduques fleurissent pour la plupart courant avril avant l’apparition des feuilles. Les stellata à fleurs étoilées blanches ou roses sont de plus en plus présents dans nos jardins car les petites ou moyennes superficies s’en accommodent. Les soulangeana à fleurs en forme de tulipes, à fleurs blanches, roses, rouges, jaunes, aux variétés et hybrides innombrables, deviennent plus grands. Magnolia grandiflora, est le fameux Magnolia de Louisiane, à grandes feuilles persistantes, dont les fleurs blanches de 20 à 25 cm (photo), s’épanouissant de juin jusqu’aux gelées, exhalent un parfum très agréable au soleil d’été. En Bretagne il peut encore émettre de beaux boutons à Noël. Très rustique il peut être adopté dans un jardin où il pourra se développer à son aise– très lentement toutefois - car il devient un bel arbre à la cime conique ou arrondie. Les plants issus de marcottage aérien fleurissent rapidement, pour les autres il faut attendre quelques années.
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Adoptez les tulipes sauvages
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Ce sont les tulipes botaniques: celles que la nature a générées et qui ont servi de « parents » aux tulipes créées par l’homme, les variétés horticoles. Les tulipes sauvages, sont belles, simples, rustiques, pérennes, se naturalisant rapidement au jardin, tandis que les variétés horticoles sont souvent sophistiquées, cédant aux modes, dégénérant au fil des années, peu résistantes sur le long terme. Certaines espèces de tulipes sauvages ont disparu de la nature (ou sont en voie de disparition) et ne doivent leur survie qu’aux collectionneurs qui sauvegardent ainsi un patrimoine naturel. La tulipe botanique c’est la tulipe sans-soucis qui ne vous abandonnera pas et refleurira chaque printemps, égale à elle-même, se multipliant toute seule. On la trouve de plus en plus dans certains catalogues de vente par correspondance. Pour mieux la connaître on peut consulter le site internet www.tulipessauvages.org, géré par l’association créée par le collectionneur Laurent Lieser |
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Mai, mois des genêts
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Le genêt commun dit genêt à balais (Cytisus scoparius) originaire de l’Europe du Nord-Ouest couronne les talus de nos routes et chemins dès le mois de mai. Il a donné de nombreux cultivars, très populaires, aux coloris innombrables que l’on trouve facilement dans les jardineries. Dans vos jardins vous pouvez acclimater d’autres espèces comme le petit Genêt d’Espagne (Genista hispanica), voir photo, très lumineux qui buissonne à moins d’un mètre de hauteur. Attention, il cache des épines sous la hampe florale et, parfois, bien que différent, il est confondu avec l’ajonc. L’autre Genêt d’Espagne (Spartium junceum) plus courant, est arbustif et atteint 2 à 3 mètres de hauteur. Un autre genêt est méconnu mais superbe: le Genêt de l’Etna, au port pleureur et vaporeux, aux nombreuses petites fleurs jaunes apparaissant en juin. Il se plaît dans tous les terrains et résiste à nos hivers.
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Les bleus d'Armor
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Le Céanothe que nous appelons parfois « Lilas de Californie », bien que sur le plan botanique ils n’aient rien avoir avec les Lilas, est devenu plante fétiche en Côtes d’Armor. En mai, ses vagues bleues déferlent dans les jardins du littoral. Originaires principalement de Californie et du Mexique ils se sont très bien acclimatés sous notre climat maritime et dans notre terre acide. Il en existe plus de 50 espèces et de très nombreux hybrides. Petits arbres ou arbustes, rampants ou dressés, persistants ou caducs, du bleu clair au bleu foncé, et même des blancs et des…roses (Céanothe ’Perle Rose’). Certains peuvent se palisser, c’est le cas du Céanothe impressus. Ils fleurissent au printemps, ou en été (Céanothe ‘Gloire de Versailles’), même en automne (Céanothe ‘Automnal Blue ‘). A la plantation choisir un endroit ensoleillé, dans une terre plutôt drainée, même pauvre (une terre de talus convient très bien). Il se taille peu, est économe en eau et suffisamment rustique pour notre région. Le bouturage se fait dans une terre légère en juin pour les caducs, et en septembre pour les persistants. A Plouha, M. et Mme Jarreau ont créé dans leur grand jardin une collection de plus de 40 Céanothes qui a obtenu le label de « Collection Nationale » décerné par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS). |
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Feuillages gris Feuillages jaunes
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La nature ne faisant pas les choses au hasard les plantes à feuillages gris sont, sauf exceptions, des plantes de zones sèches et ensoleillées, car la texture des feuilles, souvent duveteuses, limite l’évaporation et les besoins en eau. Ces plantes sont donc à situer en plein soleil et en terrain sec ou bien drainé. En revanche les plantes à feuillages jaunes sont plutôt des plantes de mi-ombre, parfois d’ombre, et de zones abritées des embruns salés et vents froids. En plein soleil, ou par le gel, leur feuillage peut brûler. Les plantes grises trouveront leur place dans une rocaille ou sur un talus ensoleillés. Associées à des floraisons roses, elles créent une douce harmonie. Les plantes jaunes éclaireront un coin ombragé et se marieront aux fleurs ou feuillages pourpres. Il ne faut pas abuser de ce type de plantes : trop de gris donne un aspect triste, trop de jaune un aspect souffreteux. Beaucoup d’espèces se déclinent en jaune ou gris. Certaines sont parfumées, c’est le cas de l’Hélichrysum italicum, une belle grise, dite « Immortelle d’Italie » exhalant une odeur de curry, ou du Choisya ternata ‘Sundance’, une belle jaune, dite « Oranger du Mexique » En photo : feuilles de Verbascum bombycifera ou Molène laineuse.
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Feuillages pourpres Feuillages panachés
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De plus en plus de plantes, arbres, arbustes, vivaces se déclinent dans ces coloris. Les feuillages pourpres donnent un peu de relief dans un jardin. Ce sont en général des végétaux de plein soleil ou de pleine lumière mais certains peuvent brûler au soleil de midi, c’est de le cas des érables du Japon. En revanche, à l’ombre dense, les feuillages pourpres deviennent verts. Ne pas abuser de ces plantes : trop de pourpre donne un aspect très triste au jardin. En photo : Berbéris ‘Rosy Glow’, pourpre et panaché de rose. Les feuillages panachés sont lumineux, dans certains domine le doré, dans d’autres l’argenté. Ils sont en général moins poussant que les plantes à feuillage vert : l’absence de chlorophylle en est la cause. Beaucoup s’adaptent à la mi-ombre et dans certains cas le plein soleil peut brûler les feuilles. Les plantes panachées à feuilles persistantes craignant le froid, leur implantation doit être abritée. Ils éclairent un coin plus sombre du jardin ou balisent un cheminement. Les utiliser avec modération car trop de plantes panachées brouillent le regard. Si des pousses vertes apparaissent, la plante cherchant à retourner à l’espèce type, les éliminer en les arrachant de leur base sinon elles prendront le dessus et votre plante, au fil des saisons, ne sera plus panachée Tous les coloris de feuillages, gris et jaunes, pourpres et panachés sont à utiliser modérément et à bon escient. |
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L’assortiment des couleurs
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. Dans la nature les fleurs se parent de couleurs pour communiquer avec les insectes en particulier pour la pollinisation. L’homme les a domestiquées, hybridées, multipliées pour le plaisir des sens. Au jardin un minimum d’agencement est souhaitable : l’harmonie d’un massif ou d’une plate-bande fleurie s’évaluera au choix des végétaux et aux coloris des floraisons. Rechercher l’assortiment des couleurs est une attitude que nous appliquons à nos choix vestimentaires ou à la décoration de nos maisons. Au jardin c’est moins systématique et pourtant le jeu des couleurs détermine l’impression d’ensemble et les réactions du promeneur. Les jardins pastels sont reposants, mais peuvent lasser, les camaïeux sont agréables à regarder tandis que les jaunes et rouges vifs, agressifs sont à manier avec discernement. Ils serviront à baliser un cheminement ou à captiver le regard vers un point particulier. Le bleu permet d’adoucir les jaunes et les rouges En règle générale les couleurs foncées rapprochent tandis que les couleurs claires éloignent Si vous voulez agrandir votre jardin placez les couleurs claires en arrière-plan. Se fiant à son intuition ou s’inspirant d’un cercle chromatique, le jardinier est en quelque sorte un artiste. Photo : géranium vivace et rose ‘Astronomia’.
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| Faciles à cultiver : les graminées |
Elles font comme des vagues au jardin lorsque la brise se lève, et
accrochent la lumière quand le soleil est rasant. En hiver les chaumes
secs retiennent le givre et les plumeaux de graines nourrissent les
oiseaux. Il sera assez tôt de les rabattre au début du printemps lorsque
les premières pousses vertes apparaîtront. Certaines, persistantes,
gardent leurs couleurs toute l’année, c’est le cas des Carex et des
Stipa (les fameux ‘cheveux d’Ange’ ou Stipa tenuifolia). Il y a quelques
années la seule graminée vraiment répandue dans les jardins était
l’Herbe de la Pampa (Cortaderia sellonana) qui s’est révélée invasive
dans certains coins de Bretagne (à Bréhat par exemple) et parfois
dangereuse avec ses feuilles coupantes. Elle est maintenant délaissée au
profit de multiples graminées: géantes comme certains Miscanthus,
naines comme le Pennisetum ‘Little Bunny’ ; rouges comme Imperata ‘Red
Baron’, bleues comme la Fétuque ou le Blé d’azur (Leymus), graminées
pour toutes types de jardins, secs, humides, rocailleux, ombragés,
lumineux, ensoleillés, etc...; graminées rustiques, vivaces ou
annuelles. Beaucoup se ressèment toutes seules en particulier parmi les
gravillons: ces jeunes plants feront le bonheur des amis ou seront
échangés dans les ‘bourses aux plantes’ qui jalonneront l’automne et le
printemps. A visiter: le «Jardin Plume», jardin de graminées, très
réputé, près de Rouen (
www.lejardinplume.com.)
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De belles primitives : les Fougères
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Elles font partie de notre environnement depuis près de 400 millions d’années, sont plus anciennes que l’Humanité et ont précédé les Dinosaures. Plus de 12000 espèces sont répertoriées dans le monde. L’Osmonde royale, une des plus anciennes, qui s’épanouit encore dans certains lieux humides de notre région, a des ancêtres fossilisés. Classées dans les végétaux inférieurs, les fougères n’ont ni fleurs ni graines et, depuis les temps anciens, ce «mystère» apparent a contribué à leur conférer pouvoirs magiques et mille vertus. Plus ordinairement nous les utilisons maintenant pour fortifier les autres plantes (sous forme de «purin»), et les protéger du froid. Elles peuvent être arborescentes sous les tropiques…et dans des jardins bretons abrités, comme la Dicksonia antarctica qui supporte moins 10°C. La fougère «plume d’autruche», Matteucia struthioptéris, de l’Hémisphère nord, très rustique peut atteindre 1,50m, en conditions optimales de culture. Les Fougères donnent au jardin un aspect naturel tout d’élégance et se marient bien avec des plantes d’ombre à feuilles larges comme les Hostas, les Brunneras. Elles sont adeptes de l’ombre ou de la lumière, de l’humidité mais ne détestent pas la rocaille. Il existe des caduques, des persistantes, des panachées. En savoir plus : www.fougeres.be . Photo : Athyrium niponicum et Brunnera.
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Sortez les plantes d’intérieur
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Elles sont en fait des plantes qui vivent ou pourraient vivre dans la nature sous d’autres latitudes: c’est le climat qui commande. En Bretagne cependant, on peut voir, dans certains jardins de bord de mer, en pleine terre, des plantes– les Aeoniums pourpres par exemple – qui, hors zone littorale, doivent passer l’hiver en véranda. Dans son climat naturel la taille d’une plante peut prendre des proportions étonnantes pour l’amateur de plantes d’appartement! En photo, tronc de Ficus sous les Tropiques! Dès que la température minimale extérieure atteint 15°C les plantes «d’intérieur» peuvent s’inviter au jardin où elles profiteront pleinement de leur période de croissance, seront arrosées et nettoyées à l’eau de pluie. Il ne faut pas passer de l’intérieur à l’extérieur sans précautions: si les Succulentes –plantes grasses – supportent d’être exposées au soleil où elles prendront de belles couleurs, d’autres plantes brûleraient, habituées qu’elles sont d’être à l’ombre. Sortir les plantes sera aussi l’occasion de les examiner et d’éliminer, par des moyens naturels, les parasites qui se développent dans l’atmosphère sèche des maisons. Savon noir dilué contre les pucerons, alcool dilué contre les cochenilles Les araignées rouges, qui détestent l’humidité, seront combattues par des brumisations. En automne vos plantes seront vigoureuses et une fois rentrées, celles qui ont une capacité dépolluante contribueront à assainir l’atmosphère de votre intérieur: voir www.lherbivore.com
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| Apprivoisez les plantes sauvages |
Les plantes que nous cultivons dans nos jardins ont toutes des ascendances sauvages. Certaines ont été «améliorées» par l’horticulture et de nouveaux cultivars apparaissent chaque année, obtenus très souvent par des hybridations contrôlées. Ces nouvelles variétés créent parfois des engouements. C’est le cas par exemple de l’Hortensia ‘Vanille Fraise’ ou du Photinia ‘Red Robin’ qui se sont répandus dans jardineries et jardins. Certaines hybridations visent aussi à renforcer la santé des plantes ou à les adapter au climat. Ont été créés des Albizzias (‘Arbre à soie’) et des Lagerstroemia (‘Lilas des Indes’) qui acceptent de fleurir plus facilement hors de leurs climats de prédilection. Mais s’il y a des plantes qui s’acclimatent à coup sûr dans nos jardins, ce sont les plantes de la nature, celles qui poussent dans nos prés, le long de nos chemins, de nos cours d’eau: les sauvages. Accueillez-les avec bienveillance, cultivées, elles seront splendides. En ce moment fleurit la Salicaire qui affectionne les lieux humides: au jardin, en emplacement équivalent, elle resplendit fièrement et suscite l’admiration. La Molène Bouillon-Blanc se dresse fièrement en terrain sec, très souvent sur les bermes des routes Vous pouvez prélever ces plantes dans la nature, à condition qu’elles ne soient pas protégées. Les Orchidées terrestres, protégées, doivent être achetées chez les horticulteurs qui les multiplient. Accueillir les espèces sauvages c’est aussi contribuer à sauvegarder une biodiversité souvent menacée. Photo : Salicaire (Lythrum salicaria).
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| Jardin au repos, repos au jardin |
Le jardin s’est assoupi, pelouse calmée, ou sèche si tondue trop ras, les roses fanées, exceptées sur les variétés à «floraison continue», les très sains «Décorosiers», ‘Emera’,‘Opalia’,’Calizia’,’Vésuvia’ ’Kadora’…. Au potager c’est le temps de la cueillette. On peut effeuiller légèrement les tomates pour en favoriser le mûrissement et, les ayant peu arrosées, elles seront savourées très sucrées. Les Hortensias, plus tardifs cette année, sont épanouis, mais quémandent à boire, surtout ceux à grandes feuilles, qui sont gourmands en eau. C’est moins le cas pour les Hortensias à feuilles de chêne et les Hortensias paniculés. Corvée d’été: l’arrosage, en particulier des plantes en pots où la terre se dessèche très vite. D’où l’intérêt des paillages, aussi bien dans les massifs que dans les pots, qui limitent l’évaporation. Un arrosage copieux allant en profondeur vaut mieux que plusieurs brefs arrosages superficiels afin d’éviter aux radicelles de venir chercher à boire vers la surface Elles seraient fragilisées et trop dépendantes de l’arrosoir. Au verger les pommiers et les poiriers ont aussi besoin d’eau sinon les fruits resteront petits et durs. Il est conseillé de pailler le pied des fruitiers ou de laisser l’herbe y pousser: la terre à nu, c’est l’arbre assoiffé rapidement par été sec! Le jardinier, libéré des gros travaux, peut flâner entre arbustes et plates-bandes, et penser la suite. Le jardin révèle l’ampleur nouvelle des arbres, arbustes et vivaces. De nouveaux rameaux ont poussé sur les ligneux. S’ils gênent ils seront coupés à l’automne. Tel arbuste sera peut-être à transplanter s’il affiche son mal-être là où il est placé. Une touffe d’Hémérocalles sera à diviser car son fleurissement s’essouffle… Août c’est le meilleur moment pour se projeter dans le jardin de l’année prochaine. Photo : Hydrangea villosa
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Etat d'âme Compost |
Comment est mon jardin ? Hier il était admiré, aujourd’hui tout paraît négatif: l’ortie échappée de sa zone autorisée, réserve pour le «purin» et l’engrais naturel, le Buddleia trop vite grandi qui étouffe un Choysia jaune dont les feuilles, trop ombragées, ont verdi, l’Euphorbe de Griffith qui drageonne à cœur joie et s’invite dans un groupe d’Hortensias, des Epilobes aux milles graines, herbes indésirables envahissantes qui se répandent dans tous les massifs, etc. Et le ciel est gris…Des amis sont partis vers d’autres lieux de vacances, quand les reverrons-nous? «Demain sera un autre jour», un autre regard. Le jardin est notre reflet; notre regard sur lui à un instant précis est un regard sur nous-même. Demain il sera mon remède de cheval, un excellent remède contre bien des maux du corps et de l’esprit. Demain il sera beau. Le compost a été bien fourni ces temps-ci: déchets de légumes, de fruits (sauf peaux d’agrumes), marc de café, pain rassis, coquilles d’œufs broyées, fleurs fanées. Peu de déchets de tonte puisque la pelouse est en sommeil. Incorporer des brindilles fractionnées et des feuilles sèches qui apporteront le carbone, car il faut constituer un bon équilibre azote/carbone. Dès l’apport de nouveaux déchets, les mélanger avec la couche du dessous pour favoriser la décomposition et obtenir un compost homogène. L’humidité est à surveiller: il ne doit être ni juteux ni sec, et sera mûr lorsqu’il aura une couleur sombre et un aspect de terreau. Mais le compost n’est pas un support de culture – ce n’est pas un terreau-, c’est un nutriment à répandre au pied des plantes (rosiers, framboisiers, fraisiers, tomates, poireaux, choux…).L’arrosage et les pluies conduiront cette gourmandise vers les racines. Les fiches du «jardinage au naturel» sont disponibles dans les jardineries ayant signé la charte ou sur www.jardineraunaturel.org |
| L’Agapanthe, bretonne d’adoption |
Le littoral breton a su acclimater l’Agapanthe, devenue fleur emblématique de l’île de Bréhat. Arrivée d’Afrique du Sud au 17e siècle, la plus connue des Agapanthes est l’espèce « africanus », appelée parfois « umbellatus ». C’est la plus spectaculaire, fleurs bleues ou blanches regroupées en ombelle, au sommet d’une tige d’environ 1m. Cette Agapanthe au feuillage persistant peut souffrir d’un gel de moins 5°C. Elle demande donc à être protégée du froid, mais les dégâts du gel sur les feuilles ne la feront pas disparaître si les bulbes ne sont pas atteints. Les hybrides, issus de l’espèce « africanus », que l’on trouve facilement en jardinerie sont maintenant plus résistants. Il existe d’autres espèces d’Agapanthes, certaines à feuillage caduc; moins grandes et d’un bleu plus foncé. L’Agapanthe exige chaleur et soleil pour bien fleurir (contre un mur sud par exemple), et un sol bien drainé, alimenté superficiellement en compost, sous un paillage qui gardera l’humidité relative qu’elle souhaite pour son épanouissement. Elle mettra peut-être du temps à s’installer, car cette bulbeuse à racines charnues est un peu capricieuse. Mais patience est vertu de jardinier. Comme pour toutes les vivaces, 3 ou 4 ans après la plantation, la touffe sera divisée pour la maintenir florifère. Après division patientez peut-être encore un peu avant la nouvelle floraison. Si vous attrapez la passion des Agapanthes, diversifiez les espèces afin d’obtenir des floraisons de juin à octobre. Elles peuvent aussi se cultiver en pot sur une terrasse, ce qui permet de les abriter en hiver, mais dans ce cas, bien la nourrir et l’hydrater en été afin qu’elle ne dépérisse pas Iris: il n’est pas trop tard pour diviser les rhizomes. Le faire avec un outil désinfecté à l’alcool ménager et planter superficiellement le rhizome en terrain drainé.
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Bouturer les plantes
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Multiplier les plantes pour son jardin, pour les amis, pour les bourses d’échanges qui vont reprendre dès la fin de l’été, c’est une manière peu coûteuse d’augmenter sa collection et celle des autres. Le bouturage permet d’avoir des plantes identiques aux pieds mères, ce que ne garantissent pas les semis. Il se pratique en terre et dans l’eau. Certaines plantes peuvent se bouturer des deux façons, c’est le cas de l’Hortensia, mais pour cette plante le bouturage en terre est si facile qu’il faut le préférer. Quelques règles: ne pas prélever la bouture sur une plante malade; utiliser un outil (couteau, sécateur) bien tranchant et désinfecté à l’alcool ménager; couper les bourgeons floraux éventuels pour ne pas fatiguer la bouture; couper les feuilles de moitié dans le sens de la largeur pour limiter l’évapotranspiration; piquer la bouture, qui n’a pas plus de 10cm, dans un pot contenant une terre drainante(achetée ou de fabrication maison avec la terre du jardin – celle des taupinières est parfaite- mélangée à du sable grossier, et bien humidifiée; placer le pot à la lumière mais pas au soleil, éventuellement sous tunnel ou en véranda ; veiller à ce que l’humidité de la terre soit permanente sans être détrempée. Pour maintenir cette humidité recouvrir la bouture d’un film plastique ou d’une bouteille d’eau minérale sans fond et sans bouchon. Pour éviter la pourriture, la bouture ne doit pas toucher les parois sur lesquelles suintera la condensation. Quelques semaines plus tard(ou quelques mois pour certaines plantes) des radicelles blanches apparaîtront par les trous de drainage du pot. La plantation interviendra à l’automne ou au printemps. La poudre d’hormone, achetable en jardinerie, est à utiliser avec modération car l’effet peut être négatif. Les plantes faciles à bouturer, comme les Hortensias, n’ont pas besoin de ce dopage. Photo : Hortensia ‘Yogasaki’
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Marcottage facile |
Cette technique permet d’obtenir rapidement des arbustes adultes, Rhododendrons, Camellias, Hortensias, Magnolias etc. qui fleurissent dès la première année. Le marcottage au sol peut se préparer maintenant. Il suffit de coucher une branche basse et d’enterrer une partie, pas l’extrémité, dans un sol ameubli, qui sera maintenue par une pierre ou un crochet. Au printemps prochain il faudra vérifier la présence de racines sur la partie enterrée. Et si c’est le cas, séparer le rameau de la plante mère et lui faire vivre sa vie propre. Un marcottage en buttée est également réalisable : il est utilisé sur la bruyère que l’on recouvre presque entièrement de terre pour encourager l’émergence de nouvelles racines et donc de nouvelles plantes qui pourront être séparées du pied mère. A la plantation des Rhododendrons, il est conseillé de pratiquer la buttée pour augmenter et renforcer un enracinement qui est très superficiel chez cet arbuste. Le marcottage aérien se pratique au printemps, en mars, par exemple, sur Camellias et Magnolias.et bien d’autres végétaux. Choisir un rameau latéral de la grosseur d’un doigt : y pratiquer un écorçage circulaire sur un à deux centimètres ; saupoudrer d’un peu d’hormone de bouturage (facultatif); envelopper la zone de mousse bien humidifiée ; recouvrir d’un manchon noir en plastique bien lié aux deux extrémités. En octobre, novembre, ouvrir le manchon : le succès se voit au fait que la mousse est encombrée de radicelles blanches. On peut alors séparer la marcotte de la plante mère par une coupe propre à la base des radicelles nouvelles. La plante orpheline sera mise en pot ou en terre assistée d’un tuteurage efficace. S’il y a abondance de boutons floraux, en éliminer une partie pour ne pas fatiguer cette jeune plante qui doit parfaire son enracinement avant de vous faire plaisir. Photo : Clématite (marcottage au sol facile)
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Floraisons tardives |
Au cours du dernier mois de l’été le jardin retrouve des couleurs, un peu déclinantes au mois d’août, avant de glisser vers les teintes automnales. Les remontées de floraison sont actives sur les Rosiers, et les Clématites tandis qu’Anémones du Japon, Asters d’automne, Watsonia et Sauges ‘Ananas’ s’invitent dans les massifs…Certains arbustes ont même attendu septembre pour s’épanouir dans des floraisons mellifères, c’est le cas de l’Eupatoire à feuilles de Troène, arbuste méconnu qui peut au jardin former une belle sphère taillée parmi des arbustes laissés en forme libre. Autre arbuste plus méconnu qui exhale son parfum en septembre, l’Heptacodium qui nous offre, par surcroît, en hiver, une très belle écorce beige en haillons. Le Lespedeza, de la famille des genêts, à utiliser sur un talus ou une butte, laisse retomber ses rameaux souples garnis de fleurs pourpres jusqu’en octobre. Ces plantes sans doute difficiles à trouver dans les jardineries, s’achètent plutôt chez des pépiniéristes horticulteurs ou dans les marchés et fêtes des plantes qui ont repris en cette fin d’été. Certains Hortensias fleurissent également tardivement : c’est le cas des paniculés dont les fleurs blanches virent progressivement au rose et parfois au rouge pourpre. Les inflorescences les plus spectaculaires sont celles de la variété ‘Ruby’. Autre Hortensia tardif qui continuera à fleurir jusqu’aux gelées, l’Hortensia à involucres (Hydrangea involucrata) dont les fleurs plates aux tons pastels s’ouvrent en boutons de pivoine. Un jardin d’Hortensias judicieusement choisis, connaît des floraisons de juin aux gelées Les Dahlias continueront à égayer le jardin. Il existe de très belles variétés à fleurs simples qui rappellent les Dahlias d’origine qui sont mexicains.
Photo : Dahlia ‘Garnet Quartz’
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Planter et transplanter
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En septembre il est possible de reprendre les plantations. Certaines plantes achetées depuis mai ont patienté, en pot, avec de multiples arrosages –temps sec oblige. Pour faciliter la reprise la terre doit être bien humide. Si la pluie est encore rare, creuser les trous de plantation à l’avance, espérer l’eau du ciel, ou détremper avec de l’eau de récupération. Une plantation en fin d’été, ou à l’automne, c’est une saison de gagner pour la croissance de la plante, car les racines ont le temps de s’installer en profondeur avant l’hiver : la plante sera plus résistante et plus florifère quand reviendra l’été. Dans notre région on peut planter quasiment tout l’hiver sauf en période de fort gel. Quelle que soit la saison et le temps, bien arroser à la plantation. Il ne faut pas craindre de transplanter un arbuste ou un arbre encore jeunes qui manifestement ne se plaisent pas à l’endroit où ils ont été placés, ou lorsqu’ils deviennent gênant pour les plantes voisines. Procéder à la transplantation en gardant au pied une bonne motte de terre mais couper les racines qui dépassent afin de ne pas les entortiller dans le trou. Rabattre sévèrement le végétal transplanté favorisera la reprise, et bien tremper la motte. Enfin, bien le tuteurer pour éviter le ballotement par le vent.
Photo : Eupatoire à feuilles de Troène (Eupatorium ligustrinum), une Astéracée mellifère
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Planter les bulbes |
Les plantes à bulbes comprennent une quantité impressionnante de plantes hors les classiques Narcisses, Tulipes et Lis. Le bulbe étant l’organe de réserve de la plante, après la floraison, on s’est bien gardé de couper les feuilles avant le jaunissement total sinon le travail de reconstitution des forces ne peut se terminer et la plante ne refleurit pas l’année suivante. Planter les bulbes au début de l’automne lorsqu’ils sont en dormance. Certains bulbes démarrent très vite la reprise en végétation, c’est le cas du Lis de la Madone qui doit être planté sans trop attendre dès septembre. Les bulbes s’enfouissent en général sous 2 à 3 fois leur hauteur de terre, Certains doivent au contraire être à fleur de terre (Cyclamen) ou émerger en partie (Crinum). Les bulbes aiment une terre drainante : si la terre est lourde, ajouter une poignée de gravillons au fond du trou. Pas de compost qui ferait pourrir le bulbe. Protéger des rongeurs par du grillage fin qui enferme les bulbes. Ou bien entourer les bulbes dont ils sont friands, de narcisses qui sont répulsifs. Sinon, acheter en jardinerie des paniers qui s’enterrent avec les bulbes. Dans nos jardins les bulbes peuvent passer l’hiver en terre, mais après quelques années, il faudra les démultiplier afin de retrouver de nouvelles et abondantes floraisons. Certaines plantes bulbeuses ne refleurissent pas toujours l’année suivant un dérangement, c’est le cas parfois des Agapanthes, des Hémérocalles, des Alstroemères. Un site internet qui fait autorité en matière de bulbeuses : www.iris-bulbeuses.org Photo : Ail ‘Cristophii’ ou Etoile de Perse
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| Quatre saisons de grimpantes |
Des plantes grimpantes fleuries, toute l’année, c’est possible En ce moment on peut admirer, le Solanum à fleurs de jasmin (photo), d’abord légèrement bleutées puis blanches, ressemblant aussi aux fleurs de la Tomate ou de la Pomme de terre : elles sont de la même famille, les Solanacées. Cette grimpante fleurit abondamment de juin aux gelées. Pour l’hiver, il existe un vrai Jasmin très rustique, à feuilles caduques et fleurs jaunes non odorantes, le Jasmin nudiflorum qui faute de vrilles doit être palissé pour monter à 3 mètres. En fin d’hiver (février, mars), les pieds à l’ombre et la tête au soleil, la Clématite armandii, persistante, blanche, très odorante, s’allonge sur 3 à 5 mètres. Au printemps de nombreuses autres Clématites à petites ou à grandes fleurs, remontantes ou non, fleuriront parmi les rosiers, dans les fruitiers ou égaieront les conifères. Elles peuvent aussi être utilisées en couvre-sol, ou sur une vieille souche, un gros rocher… A la fin du printemps et durant l’été un autre faux jasmin, dit Jasmin étoilé voire Jasmin des Indes, à feuilles persistantes rougissant en automne et en hiver, le Trachelospermum jasminoides déploiera, au soleil, une longue floraison parfumée. Sans oublier, le Jasmin, le vrai cette fois, très volubile qui parfume l’air de juin à septembre. Et il y a cet Hortensia qui se cramponne sur un mur nord, l’Hydrangea petiolaris, à feuilles caduques, pouvant grimper jusqu’à 10 mètres et se taillant facilement : ses inflorescences plates en dentelle blanche apparaissent fin juin L’Hydrangea Semiola à feuilles persistantes, de création récente, monte moins haut : il peut masquer un vilain mur. Toutes ces plantes s’acclimatent bien dans les jardins littoraux et campagnards dès lors que l’implantation est bien choisie. Ils se trouvent facilement dans les jardineries. Photo : Solanum à fleurs de Jasmin
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Les baies d’automne
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Les baies sont des fruits à pépins et les drupes, des fruits à noyaux. La plupart mûrissent à l’automne nous offrant leurs couleurs variées et leurs saveurs goûteuses lorsqu’elles sont comestibles. Voici quelques végétaux qui peuvent s’acquérir chez des pépiniéristes et dans les marchés aux plantes, ou, pour les plus communs, en jardinerie. Comestibles : les Arones de l’Aronia arbutifolia qui s’habille de feuillages rouges à l’automne ; les drupes acidulées du Chalef , Elaeagnus ebbingei, très fréquent dans nos haies, souvent taillé à contretemps, ce qui l’empêche de fleurir et de fructifier ; celles de l’Olivier de Bohème, Elaeagnus angustifolia dont le parfum des fleurs enivre le promeneur; les Cornouilles des Cornouillers mâle et officinal, Cornus mas et officinalis qui se couvrent de fleurs couleur souffre en février, sur le bois nu ; les petits fruits noirs de la Myrte, Myrtus communis et Luma apiculata aux mille fleurs odorantes et mellifères en juillet. Non comestibles, très décoratifs : les fruits rouges de certains rosiers botaniques, ceux du Rosier moyesii ‘Geranium’, comme des petites fiasques rouges suspendues ; les pommes naines des pommiers ornementaux qui régalent les merles en hiver, Malus ‘Everest’ étant le plus connu ; les baies rouges, méprisées par les oiseaux, du Bambou sacré des chinois, le Nandina domestica; les perles blanches ou rosées de la Symphorine des ruisseaux ; les grappes de petites baies violettes du Callicarpe, l’arbre aux bonbons ; la perle noire de l’Arbre aux faisans, le Leycesteria formosa, à l’extrémité des bractées pourpres qui pendent comme des lampions ; les surprenantes baies bleues du Dianella de Tasmanie (voir photo), plante vivace à feuillage persistant, formant une touffe de longues feuilles vertes brillantes. Sa floraison est également bleue au printemps. Photo : baies du Dianella de Tasmanie |
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Pourquoi les feuilles rougissent ?
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En automne les feuilles des arbres changent de couleurs car, la lumière et la chaleur diminuant, la chlorophylle se raréfie. D’autres pigments, qui étaient masqués par les pigments verts, feront apparaître les couleurs jaunes, rouges et violettes. Parfois prédomine le rouge, sur le Sumac, le Chêne rouge d’Amérique et certains Erables (photo), parce que la sève de ces arbres contient beaucoup de glucides. L’acidité du sol favorise aussi l’apparition des belles couleurs automnales. Sous certaines conditions climatiques ces coloris sont très spectaculaires. Ainsi, les couleurs automnales les plus flamboyantes se manifestent quand des jours ensoleillés et secs sont suivis de nuits fraîches et sèches. En Bretagne, pays de climat doux et humide les colorations seront globalement moins spectaculaires qu’ailleurs, le Canada étant à ce sujet l’exemple le plus saisissant. Cependant, puisque l’été fut très sec chez nous, nous profitons déjà, en ce moment, de ces belles colorations trop éphémères. Les feuilles des espèces caduques tomberont lorsqu’un bouchon aura complètement obstrué le pétiole de la feuille par lequel elle se nourrit, et l’arbre sera en dormance pour se protéger des rigueurs hivernales. Au contraire, dans les régions tropicales, dépourvues d’hivers froids, dominent les espèces endémiques à feuilles persistantes. Photo : Erable à feuilles d’Aconit (Acer aconitifolium) |
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La dernière tonte ?
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En Bretagne littorale y-a-t-il vraiment une dernière tonte du gazon ? Au cours de certains hivers doux la tonte s’impose. Le gazon entre en dormance lorsque la température du sol est de l’ordre de 5°C. A 12°C dans l’air, la pousse est très ralentie mais encore réelle. Il faut éviter de laisser l’herbe s’allonger durant tout l’hiver car en période de gel, si l’on marche dessus, elle en sera très abîmée. Ne pas couper ras afin de l’aider à mieux franchir les périodes froides, car tonte haute, racines longues. Les feuilles mortes, broyées par la tondeuse, nourriront le sol. Finalement la tondeuse est rarement remisée pour 3 mois. Cet été les pelouses ayant souffert dans les terrains desséchés, un engrais riche en potasse renforcera le système racinaire. L’engrais riche en azote attendra le printemps : à noter que lorsqu’on ne ramasse pas les résidus de tonte, ils font office de nutriment. Travaux d’automne : Les feuilles mortes, lorsqu’elles ne seront pas broyées sur place, iront sur le tas de compost ou serviront de paillis au pied des arbustes et vivaces. Il est trop tôt pour entrer en frénésie de « nettoyage » : les graines des vivaces seront la nourriture des oiseaux et insectes ; les têtes des Hortensias protègeront les bourgeons à fleurs jusqu’en mars ; les tiges sèches des graminées seront une belle accroche pour le givre. Le jardin en hiver a besoin de relief qui le rende encore attrayant. Eviter de créer un terrain rasé, nu, vide duquel la vie semble s’être éloignée. Floraisons d’hiver : choisir des plantes qui donneront des couleurs et des parfums au jardin, c’est le cas du Bois-Joli odorant (Daphne odora), de l’Edgeworthie à fleurs d’or (Edgeworthia chrysantha), du Mahonia ‘Charity’, du Buis de Chine (Sarcoccoca), du Noisetier des Sorcières (Hamamélis), du Chèvrefeuille (Lonicera fragrantissima), etc… Photo : Edgeworthia chrysantha
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Les fruits du verger
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Les pommes se conservent pédicelle en haut, sans se toucher, dans des clayettes, au noir, dans un local frais où l’hygrométrie sera entre 65 et 80%. La conservation des poires est plus difficile : tremper le pédicelle dans de la cire liquide ou les entreposer en réfrigérateur. Le Kiwi se récolte début décembre et sera stocké, éloigné des pommes qui dégagent beaucoup d’éthylène accélérant le mûrissement. Le raisin peut se conserver plus de 2 mois si on plonge le bout du rameau de la grappe (saine et mûre) dans un récipient contenant de l’eau qui sera changée régulièrement. Lors de l’achat des arbres fruitiers, penser à la pollinisation. En présence d’un pommier d’ornement, type Malus ‘Everest’ ou de la variété ‘Reine des Reinettes’, la pollinisation de tous les autres pommiers pourra se faire. Sinon acheter des variétés complémentaires. Les Actinidias ne fructifient (Kiwis) que s’il y a plants mâles et femelles. Pour les pruniers acquérir des variétés autofertiles ou complémentaires. Une vigne résistante aux maladies, à raisins blancs, précoce et adaptée au nord de la Loire : la variété ‘Perdin’. Être attentif à la forme des arbres. Pour un petit jardin acheter des arbres en fuseau, en quenouille ou en palmette à installer à 3 ou 4 mètres de distance : ils fructifient en 2 ou 3 ans. Planter à racines nues à partir de fin novembre : tailler les racines, surtout celles qui sont abîmées, pour forcer l’arbre à émettre des radicelles ; praliner, c’est-à-dire tremper les racines dans de la boue argileuse pendant 30 minutes pour aider à la reprise ; placer le tuteur dans le trou de plantation ; ne pas enterrer le point de greffe; disposer les racines sur une petite butte et combler de terre, en cuvette, sans piétiner pour ne pas les plier. Deux arrosoirs d’eau et les pluies feront le travail de tassement. Photo : Kiwis bretons |
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Les feuilles mortes…
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…ne se ramassent plus guère à la pelle et le ratissage fastidieux n’est vraiment applicable que dans un petit jardin. Sur la pelouse elles peuvent se faire avaler par la tondeuse avec les tontes d’automne, mises en tas pour élaborer un excellent compost équilibré en carbone (déchets bruns) et en azote (déchets verts), ou directement étalées dans les plates-bandes pour constituer un couvre-sol d’hiver très nourrissant. Si la tondeuse le permet elles peuvent être broyées sur place pour nourrir la pelouse. Enfermées dans un sac poubelle percé de petits trous, entreposé à l’ombre, se transformeront en un an en une base de terreau très fertile. La souffleuse est un outil qui les repoussera sans fatigue vers un coin du jardin ou dans les massifs. L’appareil inversé devient broyeur et les feuilles sont transformées en miettes voire en poussière, manne nourricière qu’il suffira ensuite de récupérer dans le sac. Le brûlage en incinérateur de jardin, ou en tas, dégage beaucoup de fumée, peut gêner les voisins et n’est pas exempt d’émanations toxiques. Vérifier en tout cas, en mairie, la réglementation concernant les feux de jardin dans votre commune. Le portage en déchetterie est une autre possibilité mais on se prive de cet engrais naturel. On pourra toutefois l’y récupérer en compost à l’usine de recyclage. Les feuilles des rosiers et des fruitiers ne sont pas à laisser sur place ; au compost elles seront stérilisées si la température du tas monte à 60°C ou décomposées par les micro-organismes qui les « neutraliseront » en cas de « maladies ». Les feuilles de noyer, réputées toxiques pour les autres plantes lorsqu’elles sont vertes et que l’eau de pluie ruisselle dessus, n’inquiéteront ni vos vivaces et ni vos arbustes si elles sont répandues dans les plates-bandes où elles limiteront les pousses indésirables. Photo : jardin automnal
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Préparer le potager : Plants en containers : |
Le bêchage, tâche plutôt néfaste aux lombaires, n’est plus considéré comme la solution idéale car le retournement de la terre bouleverse les structures et la vie du sol, de la même façon, qu’à la pêche à pied sur l’estran, le retournement des pierres et petits rochers est nuisible à l’écosystème. Le bêchage n’est pas un préalable obligatoire à un bon rendement de la terre car après cette action, le sol, nu en hiver, est lessivé par les pluies et se tasse au fil des mois. La motobineuse, quant à elle, tue les lombrics ces précieux auxiliaires du jardinier, brise la terre et en modifie la structuration naturelle ; elle multiplie par bouturage naturel une quantité impressionnante d’herbes indésirables que vous retrouverez, toujours plus nombreuses au printemps. Dans le choix de « l’agriculture durable » le labour n’est plus incontournable ; au jardin une autre méthode consiste, après le broyage par la tondeuse de l’engrais vert éventuel ou l’épandage d’un compost, à couvrir le sol. On peut utiliser les feuilles mortes et tontes de gazon, de la paille, du chanvre, des rameaux fragmentés, recouverts de cartons ou de plastique microporeux. Au printemps, on découvre un sol propre, bien nourri, grumeleux, prêt à accueillir plants et semences. Un sol lourd sera auparavant aéré, sans être retourné, à l’aide d’une bio-bêche. Plants en containers : l’avantage du container est de permettre une plantation neuf mois sur douze. Avant l’achat, vérifier que les racines ne chignonent pas depuis longtemps dans le pot car la croissance serait compromise. A la plantation, griffer la motte pour libérer un peu le système racinaire. Entre novembre et mars, acheter à racines nues est une solution moins coûteuse pour les grands sujets, les fruitiers et les rosiers, et après pralinage avec une boue argileuse, la reprise est en général bonne. Photo : bio-bêche
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| Protections hivernales |
Dans un jardin, le froid n’est pas ressenti partout avec la même intensité et c’est l’expérience qui révèle les zones les plus exposées. Sur certains rivages du Goëlo les gelées sont généralement courtes et peu fréquentes : on y admire des Géraniums de Madère et des Pélargoniums pourtant si frileux, passer, en pleine terre, les hivers successifs. En campagne littorale il n’est pas toujours nécessaire de transformer son jardin en peuplement de fantômes, formes que prennent ces plantes enveloppées dans des voiles de protection. La plupart des palmiers plantés chez nous résistent au froid, c’est le cas du Palmier de Chine, le Trachycarpus (- 20°C), des Butia, Brahea et Sabal. Le Palmier des Canaries (Phoenix) est un des plus fragiles, mais adulte il supporte dans les – 8°C. Il s’agit évidemment des températures ressenties. Les stipes (les troncs) des jeunes palmiers, récemment plantés, (excepté celui de Chine) seront emmitouflés dans des fougères. Les Bananiers du Japon adultes (Musa basjoo sous-espèce Sapporo) sont rustiques jusqu’à – 18°C : les feuilles disparaîtront mais renaîtront du stipe que l’on peut d’ailleurs couper à 80cm du sol. Les plus jeunes seront protégés. Les plantes dites d’intérieur sont rentrées mais les autres plantes en pot, trop lourdes ou volumineuses pour être déplacées, sont à protégées du froid qui peut atteindre les racines à travers le contenant. L’entourer d’un matériau isolant (voile, plastique bulle, brandes de bruyères, fougères, etc.). Ne pas envelopper une plante dans un plastique hermétique qui provoquera une condensation pouvant geler ou générer la pourriture : le remède serait pire que le mal. La plante doit pouvoir respirer à travers la protection ; les voiles d’hivernage non tissés, lorsqu’ils sont vraiment nécessaires, sont une solution. Des protections naturelles sont aussi efficaces et moins coûteuses : soyons imaginatifs. Les bulbes ou rhizomes de vivaces peuvent être laissés en terre. Il n’est pas nécessaire de déterrer les Dahlias. Laisser sur la terre les tiges sèches et recouvrir de feuilles mortes et de fougères. Les Agapanthes refleuriront même après un coup de gel sur le feuillage. Photo : Camellia sasanqua ‘Yuletide’
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Couleurs hivernales
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Pour créer un beau jardin il faut tirer profit des attraits de chaque saison. Les parures d’hiver seront offertes par des plantations bien choisies. Feuilles tombées, l’hiver décline les couleurs des rameaux, celles des écorces décoratives et celles des floraisons. Certains arbustes dévoilent des teintes étonnantes : rameaux corail de l’Erable japonais ‘Sango-Kaku’, à gauche sur la photo ; rameaux blancs de craie de la Ronce tibétaine, au premier plan; rameaux rouges du Cornouiller sanguin, à droite ; rameaux jaunes du Cornouiller stolonifère, au second plan ; rameaux fluorescents du Cornouiller ‘Winter Flame’. Les écorces décoratives sont légion, ainsi les bouleaux, nombreux à proposer leurs magnifiques ornements, blancs pour le Bouleau de Jacquemont, en haillons aux nuances crème et chocolat pour le Bouleau noir, jaunes tendance cuivrés pour le Bouleau albosinensis. L’Erable n’est pas en reste, tel celui du Père David, dit Erable à peau de serpent, ou l’Erable griseum dont la peau s’exfolie par plaques en s’enroulant. Le Cerisier du Tibet, Prunus serrula, affiche une brillance couleur acajou. Chez les Eucalyptus il y a des écorces rougeâtres, blanches, argentées, ou bleutées. Parmi les arbustes, sont singulières la ramure beige desquamée de l’Heptacodium et la robe cannelle du Luma apiculata. L’hiver au jardin sera éclairé par quelques floraisons comme celles du Bois-joli odorant, le Daphné odora, du jasmin jaune, le Jasminum nudiflorum, du Buis de Chine, le Sarcococca, des Mahonias, le Mahonia ‘Charity’, des Roses de Noël, les Hellébores, de la plante des savetiers, le Bergenia cordata, de l’Edgeworthie à fleurs d’or, de l’Hamamélis, du Perce-neige. Et, si l’hiver est clément, l’Euryops, l’arbuste aux Chrysanthèmes, fleurira quasiment douze mois sur douze. Pour savoir où acquérir ces plantes en Côtes d’Armor, contacter l’association |
| Elagage et taille des fruitiers |
Les deux mots sont parfois utilisés en les confondant. Pourquoi élaguer? Trop de bois produit des petits fruits et trop d'ombre les rend moins bons. Quand le faire ? Chez nous l'élagage des pommiers et poiriers s'effectue en janvier, hors période de gel. Pour les pruniers et cerisiers il se pratique à la chute des feuilles. Au bout du compte il faut que la lumière pénètre au centre de la ramure. Elaguer c'est couper le bois mort ou malade, les branches qui poussent vers l'intérieur, les gourmands qui sont verticaux, les branches qui se frottent (écorce blessée = porte ouverte au chancre), celles qui sont trop longues (afin d'équilibrer l'arbre), ou trop basses. Le vocable « taille » est plutôt réservé à la préparation de la fructification. Elle se pratique fin février ou dans la première quinzaine de mars quand on peut vérifier la nature des bourgeons C'est l'alimentation de l'arbre en sève qui détermine la nature du bourgeonnement : à bois ou à fruits. Plus un arbre est nourri, plus il fera du bois au détriment des fruits. Plus un arbre souffre, plus il fructifie, mais trop, il se fatigue. Il faut favoriser le moyen terme. C'est le rôle de la taille qui ralentit l'alimentation en sève, en particulier vers des branches qui ont tendance à monter droit. A l'inverse, les branches arquées fructifient mieux : il faut les conserver mais on les taille pour favoriser l'apparition de bourgeons à fruits. Les cerisiers et les pruniers se taillent après la fructification ; les pêchers, à l'apparition des boutons roses. Tailler juste au-dessus sinon les fruits seront de plus en plus hauts dans l'arbre. L'arcure d'un rameau peut être utilisée pour favoriser l'émergence de bourgeons à fruits mais elle se pratique en avril quand la sève a rendu les rameaux plus souples et donc plus flexibles. Les Actinidias (Kiwis) se taillent tôt, en janvier. Taille et élagage voir aussi ici Photo : plaie d’élagage parée à la serpette
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Neige en automne
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La neige était lourde et collante car chargée d’humidité. Dans les jardins du littoral il est très inhabituel qu’elle tienne 24h. Un peu plus loin, dans la campagne, la couche de 25 à 40 cm a duré plusieurs jours. Les haies, les arbustes ont plié, parfois cassés. Les persistants cèdent plus vite puisque la neige s’ajoute au poids du feuillage. Des Pins de Monterey, fréquents sur le littoral breton, ont cédé, car leur bois qui pousse vite n’est pas très dense. Sur la photo on voit une Cyprès d’Italie (Cupressus sempervirens), encore jeune, 2,50 m de haut, complètement arqué. Arbustes et branches devraient se redresser après la fonte de la neige au fil des jours sauf si trop de fibres ligneuses ont été brisées. Il faudra dans certains cas les tuteurer ou les haubaner, mais attendons les jours meilleurs afin d’observer ce que fera la nature. Si certains s’obstinent à rester penchés, dans quelques semaines voire en février, on pourra élaguer (hors gel) pour aider la plante à retrouver un port naturel. Les topiaires et les haies bien taillées au carré auront plus de difficultés à retrouver le port qui leur avait été imposé par le jardinier. Il faudra sans doute reprendre la taille au printemps et choisir, pour la haie, une taille n’offrant pas de « plat » à la neige (taille en trapèze ou en haie libre). La neige n’est pas forcément « mortelle » pour les plantes frileuses. La couche de neige protège contre le gel. Les plantes en pot remisées sous un tunnel couvert de neige sont donc bien abritées…à condition que le tunnel résiste! En jardin littoral les Echiums (Vipérines) ont bien supporté le passage neigeux. Les bulbes et rhizomes enterrés n’en souffriront pas si le sous-sol n’a pas gelé. Ne pas piétiner le sol car la neige compactée ne jouerait plus son rôle d’isolant. Et la neige est nourricière puisqu’elle restitue l’azote piégé dans l’air. |
| La bio-bêche : pourquoi et comment ? |
La bio-bêche est cet outil à dents qui permet de travailler la terre sans la retourner. Les micro-organismes qui vivent dans les premiers centimètres du sol ont besoin de l’air, le retournement leur est donc préjudiciable. Chaque retournement ramène en surface une terre plus pauvre. Les légumes ont besoin de l’azote et du carbone disponibles en surface. Les racines iront chercher l’eau et les sels minéraux plus profondément. La chimie industrielle est souvent fatale aux organismes vivants du sol. Un sol vivant permet aux plantes de mieux se défendre contre les maladies et le potager devient moins gourmand en matières organiques. La bio-bêche ne coupe pas les racines et permet d’extirper plus facilement le chiendent, l’ortie, les renoncules : on évite la multiplication par bouturage naturel. On peut bio-bêcher aussi souvent que nécessaire y compris en période chaude pour éviter l’évaporation du sol et la disparition de certaines substances nutritives. Les bio-bêches sont des outils ergonomiques car c’est principalement l’effet de levier qui est mis en œuvre. En ne soulevant pas la terre, le dos reste droit et n’est pas sollicité. Tout le monde peut l’utiliser, même les personnes sans grands moyens physiques. Il faut choisir un modèle correspondant à sa propre force (3, 4,5 dents). On enfonce les dents de la bio-bêche verticalement en appuyant sur le marchepied puis on fait levier en reculant légèrement : la terre est ainsi soulevée, puis on l’émiette en basculant l’outil de gauche à droite, le marchepied servant de pivot. On recule d’une dizaine de centimètres puis on recommence. Il est souhaitable de bio-bêcher en début d’hiver et de pailler ensuite avec des matières végétales et organiques qui se décomposeront en surface. Au printemps la terre est prête à être travaillée. Pour l’achat éventuel nous contacter.
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| Mon beau sapin… |
...Roi des forêts et de Noël, est la plupart du temps un Epicéa bien que le Nordmann qui, en terme botanique, est un vrai sapin, gagne du terrain. Ce dernier pousse plus lentement que l’Epicéa, ce qui explique son coût relativement élevé. On met donc en balance le prix, la conservation (l’Epicéa perd rapidement ses aiguilles), les senteurs (le Nordmann ne sent pas le sapin !)…Fort heureusement la coupe de jeunes « sapins » est interdite en forêt et tous ces petits arbres proviennent d’horticulture spécialisée. C’est donc tout à fait écologique, au contraire des « sapins » synthétiques. Epicéa, Nordmann appartiennent au grand embranchement botanique des conifères c’est-à-dire des végétaux qui portent des cônes, ces fruits contenant les graines. A aiguilles, à écailles, ou à feuilles, certains sont persistants* comme les Cèdres, Pins, Cyprès, Araucarias, Ifs, Thuyas, Séquoias etc., d’autres , caducs comme les Mélèzes, Métaséquoias, Ginkgos Le langage commun fait de cet ensemble des « sapins » y compris pour le Sapin de Douglas, bois d’œuvre, qui n’est pas un sapin et que l’on appelle parfois Pin de l’Orégon, alors qu’il n’est pas non plus un Pin, c’est un Pseudotsuga ! Il y a de quoi en perdre son latin ! Les peuplements de conifères ne font pas partie de la forêt naturelle bretonne. Les conifères, qui appartiennent d’origine à d’autres zones climatiques, ont été introduits surtout à partir au 19e siècle pour des raisons ornementales et économiques, certains conifères croissant plus rapidement que les feuillus. Ils font une forêt sombre (la « Forêt Noire ») et tendent à appauvrir les sols, à l’inverse des boisements de feuillus qui donnent des sols riches: la lumière pénètre difficilement et les aiguilles coriaces se décomposent très lentement. Il est très difficile de faire pousser des végétaux au pied des conifères. Le lierre y trouve parfois sa place. Cependant la « mode » est moins aux conifères et l’on voit de plus en plus de jardiniers araser leurs haies de Thuyas ou de Cyprès au profit des feuillus persistants et caducs qui font des brise-vents diversifiés et fleuris. *Persistant ne signifie pas éternel : les persistants renouvellent aussi leurs feuilles ou leurs aiguilles, mais en permanence.
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Au gui l’an neuf |
La tradition qui consistait à cueillir du Gui pour la nouvelle année s’est progressivement perdue. Le gui était symbole d’éternité et de prospérité. Il fallait se souhaiter la bonne année en s’y référant : « au gui l’an neuf !».Jadis les druides le coupaient avec une serpe d’or et le transportait dans un drap de lin. Aujourd’hui le gui est simplement perçu comme un parasite, car ses suçoirs s’enfoncent profondément dans l’arbre pour lui prendre sa sève. Il peut coloniser un pommier, un peuplier, un saule, très rarement un chêne. C’est un ennemi pour les arboriculteurs car le gui affaiblit les arbres qui deviennent moins résistants aux maladies. L’oiseau est son principal propagateur. Les graines sont enrobées d’une substance collante qui les fixent sur un rameau jusqu’à la germination. Les fruits sont toxiques à doses non contrôlées mais utilisées dans la pharmacopée à des doses infimes. Si vous voulez renouer avec la tradition et inviter le bonheur dans la maison ne vous étonnez pas d’en trouver sans « boules » car seuls les pieds femelles en produisent. Pareillement pour le Houx qui est aussi une plante dioïque (contraire de monoïque qui est le cas d’un grand nombre de plantes) : vous ne trouverez les belles drupes rouges que sur les plants femelles à condition qu’existe un pied mâle dans les environs. Le Houx est symbole de Noël : la Tradition chrétienne veut qu’il se soit paré de feuilles persistantes et piquantes pour cacher et protéger la Sainte Famille en fuite vers l’Egypte. La réalité, plus prosaïque, est que le Houx est une des rares reliques (le lierre en est une autre) du climat tropical qui régnait dans nos contrées à l’ère tertiaire. La plante s’est progressivement adaptée et a gardé ses feuilles persistantes. Les végétaux originaires des régions tempérées et froides sont plus généralement caducs pour s’adapter à la saison froide. Photo : Gui mâle |
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Les jours courts
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Les baies ou drupes rouges sont des points de repères dans la nature en hiver, mais attention car le rouge est souvent signal de danger: en général elles sont toxiques. Cette couleur se manifeste en jours déclinants lorsque la chlorophylle se dégrade à cause d’une luminosité insuffisante. Le phénomène est particulièrement évident sur certains végétaux : l’Aucuba du Japon est un arbuste persistant qui fut très courant dans les jardins ; roi de l’ombre et de la terre acide, on le voit s’épanouir dans les jardins anciens : ses fruits rougissent à partir des jours les plus courts. Comme tous les êtres vivants les plantes sont soumises à l’impact de la durée du jour et de la quantité de lumière : ce photopériodisme est exploité par le jardinier et l’horticulteur pour agir sur les processus de floraison et de fructification. Les Dahlias, les Chrysanthèmes, ne fleurissent qu’à partir du moment où les jours durent moins de 10 heures. Les horticulteurs utilisent ce phénomène pour avancer ou retarder la floraison des Chrysanthèmes à la Toussaint en faisant varier la luminosité dans les serres. Qui ne connaît le Poinsettia dit « Etoile de Noël ? Cette plante a besoin d’une obscurité suffisante qui lui redonnera ses belles couleurs rouges en jours courts ! Le bulbe d’Amaryllis d’intérieur ne refleurira que si vous le plonger quelques semaines dans l’obscurité fraîche ! Certaines plantes ne fleurissent qu’en jours courts dans nos jardins : en ce moment fleurit une Viorne odorante, la Viorne de Bodnant et bientôt ce sera le Daphné odorant puis les Hellébores, et déjà des primevères ouvrent leurs corolles ! En revanche d’autres plantes ne fleurissent qu’en jours longs –ce sont nos fleurs estivales. D’autres sont moins sensibles à ces variations : en ce moment il est fréquent de voir des rosiers fleuris. Photo : Viorne odorante de Bodnant
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Le nom des plantes
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Les plantes sont généralement connues par 2 types d’appellations, l’une commune, dite vernaculaire, l’autre botanique, dite scientifique. L’appellation populaire s’est construite dans chaque région au fil du temps, en fonction des usages ou de l’apparence de la plante. Le Merisier à grappes, dit aussi Cerisier ou Faux-Bois de Sainte Lucie est connu ici comme « arbre à muguet » ou « muguetier Ailleurs on l’appelle aussi « bois puant » ou Putier, ou Amaruvier. Son nom botanique est Prunus padus. Les noms communs sont certes informatifs (« l’herbe aux verrues » pour la Chélidoine), ou poétiques, « la canne à pêches des anges » pour le Dierama, mais très variables. Au18e siècle, le naturaliste Linné a créé une nomenclature qui permet aux horticulteurs et botanistes de se comprendre de Brest à Pékin. Cette appellation « latinisée » ou d’origine grecque, se compose d’un nom de genre rattaché à une famille, d’un nom d’espèce et d’un nom de variété. Notre fameux Camellia (orthographe botanique) doit son nom de genre au botaniste tchèque Kamel qui le ramena d’Extrême-Orient au 18e siècle. Le nom d’espèce qui suit, par exemple dans Camellia japonica peut préciser une origine géographique (« du Japon »), ou un aspect comme dans Fuchsia microphylla, ce nom d’espèce signifiant « petites feuilles ». Fuchsia est un hommage au botaniste allemand Fuchs. Un troisième mot s’ajoute: c’est nécessaire car les plantes se déclinent parfois en centaines de variétés, voire en milliers pour le Camellia japonica. Le nom de « variété » (dit « cultivar » s’il s’agit d’une création horticole) n’est pas latinisé, il est donné par le découvreur ou l’inventeur de la plante. Exemples : les Camellias « Côtes-d’Armor » et « Ville de Guingamp » créés par le costarmoricain Fanch Le Moal. Le site www.nature.jardin.free est d’une bonne aide pour identifier les plantes. Photo : Camellia japonica ‘Désir’
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Plantes invasives |
Ces sont des plantes qui ont tendance à éliminer les autres végétaux. Elles ont souvent été introduites pour des raisons ornementales et se sont si bien acclimatées qu’elles se développent au détriment des autres. C’est le cas du Robinier faux-acacia drageonnant à n’en plus finir, du Laurier palme (Prunus laurocerasus),de l’Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana), graminée sud américaine qui colonise tout le nord de l’Ile de Bréhat, de l’Arbre à papillons (Buddleia davidii) , s’emparant des friches industrielles ou rurales, des Griffes de sorcières (Carpobrutus edulis) recouvrant des talus de bord de mer, ou, encore plus envahissante, la Renouée du Japon (Fallopia japonica) qui ne tolère aucune concurrence et se bouture naturellement formant sans cesse des rhizomes, plante à détruire sans pitié en la coupant à chaque repousse et en couvrant l’espace d’une bâche ne laissant pas passer la lumière. Lorsqu’une plante envahissante est reconnue invasive c’est-à-dire mettant en danger la biodiversité, elle peut être interdite à la vente, c’est le cas de la Jussie (Ludwigia), plante aquatique. Tous les pays sont touchés par ce phénomène : est souvent citée l’histoire de ce curé breton qui, dit-on, au 19e siècle, installé à l’île de la Réunion, y planta de l’ajonc lui rappelant sa région natale. Actuellement cette plante est une des quatre espèces les plus envahissantes de l’île et une campagne d’éradication a débuté ces dernières années. En Bretagne une liste a été établie (17 invasives, 21 à potentiel invasif, 12 à surveiller), consultable sur le site www.bretagne-environnement.org . Il y a aussi des plantes présentant un danger pour la santé comme la Grande Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) - voir photo - que l’on découvre parfois en Côtes d’Armor, (à ne pas confondre avec la Berce commune de nos campagnes) plante géante de plusieurs mètres, photo sensibilisante qui peut provoquer des brûlures au 3e degré par contact. Et l’Ambroisie à feuilles d’armoise, au pollen très allergisant, non encore signalée en Bretagne mais courante en Rhône-Alpes. Certes il y a un grand nombre de plantes toxiques dans la nature mais leur dangerosité ne se manifeste ni par simple contact ni par inhalation. Photo : Grande Berce du Caucase
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Connaître sa terre… |
…pour optimiser son utilisation et faire les corrections nécessaires. Un sol argileux, compact, humide peut être riche en éléments fertilisants; sablonneux, il est léger, plus pauvre, plus sec, plus chaud ; calcaire, il est sec, pauvre ; tourbeux, il est spongieux, retient l'eau. En Côtes d'Armor les sols sont le plus souvent siliceux-argileux et acides. Le degré d'acidité ou d'alcalinité (calcaire) du sol est exprimé par le PH (potentiel hydrogène) qui peut monter à 8,5 en sol calcaire et descendre à 4 en sol acide. Le chiffre 7 indique un sol neutre. Un PH trop acide (4) se traduit par une mauvaise assimilation des différents éléments minéraux. D’où chlorose du feuillage, mauvaise mise à bouton, faible fertilité, incidence sur certaines maladies (hernie du chou).Un PH trop calcaire (8,5) limite le nombre d'espèces à cultiver. Le PH se mesure avec un PH-mètre ou avec des solutions disponibles dans le commerce. Les plantes nous renseignent aussi; sur sol acide : mousse, oseille, digitale, fougère, bruyère, potentille, violette ; sur sol calcaire : prêle, genévrier; sur sol humide : carex, reine des près, cardamine, saule ; sur sol sablonneux : ficoïde, pourpier. Pour réduire l’acidité : apport de goémon, sable de mer, maërl, cendre de bois, lithothamme, chaux. Si sol trop calcaire : apport de tourbe, terre dite de bruyère, terreau de feuilles.En règle générale les plantes ont une échelle d'adaptation au PH relativement étendue : 1 point à 1,5 point. Les arbustes : 5 à 6,5. Les plantes de terre de bruyère : 4,5 à 6. Les légumes : 5,5 à 6,5. Les pommiers et poiriers : 6 à 7. En ce qui concerne l’apport d’engrais NPK, l'azote (N) favorise le développement des parties aériennes de la plante; le Phosphore (P) contribue à la résistance des plantes et à leur développement racinaire; le potassium (K) favorise la floraison et la fructification.
Photo : jardin de terre acide
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| Les amis du jardinier |
Nous sommes au cœur de l’hiver : n’oublions pas nos auxiliaires qui peuvent souffrir du froid, en particulier les oiseaux qui passent 90% de leur temps à chercher une nourriture moins accessible en hiver. C’est pourquoi on évite de se précipiter à « nettoyer » le jardin de ses tiges desséchées et plantes en graines qui nourriront, ou abriteront, les animaux. Ne pas abuser du nourrissage en mangeoire afin de ne pas créer une dépendance chez les animaux qui ne chercheraient plus à se nourrir par eux-mêmes! Les vieilles granges, mares, haies, tas de bois, trous dans les vieux murs, etc. sont autant de refuges pour nos compagnons, chauves-souris, oiseaux, hérissons, syrphes, musaraignes, orvets, crapauds, libellules…prédateurs de « nuisibles ». Les taupes ont aussi leur utilité en aérant la terre, mais on est parfois obligé de limiter leur présence. Un jardin plein de vie, dans lequel les animaux auxiliaires ne risquent pas de périr par les pesticides, sera un jardin équilibré où nuisibles et maladies seront plus rares. L’utilisation de pesticides tue les animaux et fragilise les plantes. C’est comparable à l’utilisation massive des antibiotiques pour les humains : leur efficacité régresse. Les plantes, elles, se fragilisent, ne développent plus leur propre résistance aux maladies. La terre s’appauvrit et appelle de plus en plus d’engrais chimiques : le cycle infernal… Au potager : Pratiquez la rotation des cultures pour ne pas épuiser le sol. Pas de fumier avec les bulbes qui risquent le pourrissement. En ce moment des semis peuvent être effectués sous protection (carotte primeur, poireau, laitue, navet) ou en pleine terre : petits pois ronds .L’ail est planté maintenant, l’oignon de Mulhouse aussi, en février, mais pas au voisinage défavorable des pommes de terre qui peuvent être plantées maintenant, sous protection, pour récolte en mai.
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| La rotation des cultures |
Afin d’éviter l’épuisement des sols et de casser l’installation des maladies et des nuisibles, on divise le potager en parcelles de façon qu’une même plante ne revienne pas à la même place pendant 4 ou 5 ans car tous légumes n’ont pas les mêmes exigences. Ils peuvent être classés en catégories. Les légumes fruits, gourmands, veulent un sol riche. Ce sont l’aubergine, la courge, le concombre, le melon, la tomate (mais celle-ci peut rester plusieurs années au même endroit). Les légumes feuilles, gourmands également, demandent de la fumure et de l’azote. Ce sont le chou, la salade, le poireau, l’épinard, le céleri feuilles. Les légumes racines et bulbes, moins gourmands, aiment une terre allégée avec du sable. Ce sont l’oignon, la carotte, l’échalote, l’ail, le navet, le radis, la betterave, le céleri rave. La pomme de terre est un peu à part car elle nettoie le sol. Pas de fumure pour les bulbes qui risquent le pourrissement. Les légumes graines, peu difficiles ne demandent pas de fumure et fixent l’azote par leurs racines qu’il faudra laisser en terre en automne. Ils préparent donc le sol pour les légumes feuilles qui leur succèderont. Ce sont le pois, le haricot, la fève. On peut aussi appliquer une rotation par famille botanique: brassicacées (chou, radis, navet) ; cucurbitacées (courge, concombre, cornichon, melon) ; solanacées (tomate, pomme de terre, aubergine, poivron) ; alliacées (oignon, échalote, ail, poireau) ; apiacées (carotte, persil, cerfeuil, céleri) ; fabacées (haricot, pois, lentille). Prendre garde aux voisinages défavorables. Exemple : les pommes de terre, les tomates, les haricots qui peuvent se transmettre le mildiou. Choisir des voisinages favorables : les oignons éloignent la mouche de la carotte ; le céleri repousse le papillon blanc des choux, le fenouil fait fuir les pucerons.
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| La taille de fructification |
Elle se pratique fin février ou dans la première quinzaine de mars : il faut pouvoir vérifier la nature des bourgeons.C'est l'alimentation de l'arbre en sève qui détermine la nature du bourgeonnement : à bois ou à fruits. Plus un arbre est nourri, plus il fera du bois au détriment des fruits. Plus un arbre souffre, plus il fructifie, mais trop, il se fatigue. Il faut favoriser le moyen terme. C'est le rôle de la taille qui ralentit l'alimentation en sève, en particulier vers des branches qui ont tendance à monter droit. A l'inverse des branches arquées fructifient mieux : il faut les conserver mais on les taille pour favoriser l'apparition de bourgeons à fruits. Tailler un rameau d'un an au-dessus du 3ème œil à bois (taille tri gemme) conduit à l'apparition de bourgeons à fruits, en principe la 3ème année. Toujours tailler en biseau et au-dessus d'un œil tourné vers l'extérieur (pour laisser, aéré, le centre de l'arbre). Une brindille "couronnée", c'est-à-dire présentant à son extrémité un bourgeon à fruit, doit être éliminée si elle est trop faible ou taillée au-dessus du 3ème œil, afin de la renforcer. Précisions : les cerisiers et les pruniers se taillent après la fructification. Les pêchers se taillent à l'apparition des boutons roses (démarrage des bourgeons à fleurs) : tailler juste au-dessus sinon le pêcher continuera de s'allonger et les fruits seront de plus en plus hauts dans l'arbre. L'arcure d'un rameau peut être utilisée pour favoriser l'émergence de bourgeons à fruits mais elle se pratique en avril quand la sève a rendu les rameaux plus souples et donc plus flexibles Les outils : un sécateur affûté, à lames croisantes, désinfecté ; une serpette pour parer les coupes de branches afin qu’elles soient bien nettes – bien qu’en principe la taille d’élagage a dû être faite en janvier ; un cicatrisant (les plaies sont des portes ouvertes aux maladies et aux champignons).
Photo :bourgeons à fruits sur une lambourde
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Les Hellébores |
Ce sont des fleurs méconnues, communément appelées Roses de Noël et Roses de Carême, qui offrent cet intérêt de fleurir longuement en hiver, de décembre à mars. De la famille des Renonculacées, elles forment, au fil des années, de superbes touffes. Les teintes des corolles vont du blanc pur au noir profond, en passant par l’abricot, le rose, le jaune, le vert, etc.…Certaines sont piquetées de pigments colorés (Helleborus guttatus), d’autres, liserées de pourpre (Helleborus picotee). Elles affectionnent une terre riche, pas trop acide. Certaines comme l’Hellébore niger et l’Hellébore de Corse préfèrent les terres calcaires, mais les Hellébores orientales acceptent un peu d’acidité. Certaines ont tendance à se multiplier par semis spontané, mais on peut aussi les féconder manuellement pour créer des variétés nouvelles, à moins de faire confiance aux hybridations naturelles qui apporteront d’agréables surprises lors des floraisons ultérieures. Les graines se récoltent en avril et mai. Il leur faut 3 ans pour commencer à fleurir. Après division éventuelle de la touffe il faut aussi patienter un peu pour admirer la floraison. L’Hellébore peut vivre plusieurs dizaines d’années. Elle n’aime pas être transplantée; si vous devez le faire, accompagnez le déracinement d’une bonne motte de terre. Les limaces, les mulots, l’humidité excessive sont leurs ennemis ! Après la floraison, les feuilles forment de bons couvre-sols limitant la pousse des herbes indésirables. Elles seront coupées avant la floraison afin de bien dégager les tiges florales et d’éviter des maladies cryptogamiques (champignons) qui favorisent les pourrissements. Les Hellébores sont rustiques, elles ont besoin de froid pour bien fleurir. Les rosiers : attendre mars avant de tailler. Les grimpants, les paysagers, les botaniques ne se taillent pas, ils se « nettoient ». Précisions prochainement. Photo : Hellébore guttatus double
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| La taille des Rosiers |
Elle se pratique chez nous en mars, en souhaitant que les gelées à venir soient faibles, mais on peut avoir fait une première taille longue en automne. La taille courte de fin d’hiver concerne essentiellement les rosiers buissons. L'objectif est de rajeunir le rosier et de susciter l'émergence de nouveaux rameaux florifères. Opérer avec des outils désinfectés après chaque plante et se protéger avec des gants. Certains rosiers sont redoutablement épineux, d’autres variétés sont sans épines Il est prudent d’être à jour du vaccin contre le Tétanos. La taille consiste à couper le bois mort, le bois malade, à raccourcir les rameaux qui ont fleuri l'année précédente, à éclaircir le "buisson" en éliminant les rameaux se dirigeant vers l'intérieur, à éliminer les rameaux faibles et les gourmands éventuels qui ont pu pousser sur le porte-greffe (s'il s'agit de rosiers greffés). Ne pas hésiter à raccourcir en général à 3 yeux (maximum 5) à partir de la base du rameau, en biseau, 1 cm au-dessus d'un œil tourné vers l'extérieur, l'angle de pente vers l'intérieur du buisson afin que l’eau ne s’écoule pas sur le bourgeon. Les rosiers grimpants, les arbustifs, les couvre-sols, les paysagers, les sarmenteux ou lianes, les rosiers botaniques se taillent peu ou pas du tout : on parle plutôt de « nettoyage » afin d’éliminer les branches mortes ou malades, ou trop nombreuses qui pourraient étouffer le centre de la plante. Les rosiers lianes colonisent un arbre, fleurissent en juin et sont souvent très parfumés. Les branches des grimpants peuvent être arquées et épointées pour favoriser la floraison. Ne laisser que 3 ou 4 tiges partir du pied des grimpants. S’il est nécessaire de limiter l’emprise de ces différents types de rosiers, ou de les aérer, manier le sécateur sans excès et appliquer toujours la règle qui consiste à privilégier les bourgeons tournés vers l’extérieur.
Photo : Rosier paysager ‘Emera’
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Les Clématites
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La Clématite est la plus populaire des grimpantes. Il en existe une multitude, fleurissant à différentes époques, à grandes ou à petites fleurs, remontantes ou non. Il y a aussi des herbacées qui ne grimpent pas, telle la Clématite heracleifolia (photo), estivale, buissonnante à fleurs de jacinthes, bleues. Les Clématites grimpantes sont des plantes de lisière qui aiment croître les pieds à l’ombre et la tête au soleil. Elles peuvent ainsi orner des arbres ou arbustes: faire grimper des Clématites d’été dans un Camellia ou dans un conifère, leur donne une floraison inattendue. Et elles ne dédaignent pas la compagnie des rosiers grimpants. Elles s’utilisent aussi comme couvre-sols, adorent courir sur une rocaille ou s’étaler sur un Genévrier horizontal. Tailler les Clématites n’est pas si compliqué qu’on le pense: il suffit de ne pas procéder à contretemps. C’est trop tard pour les Clématites qui fleurissent en fin d’hiver (Clématite armandii, persistante, blanche, très parfumée) et au début du printemps (Clématite montana) : elles seront taillées après leur floraison. Pour les autres, fleurissant en été, c’est encore faisable. On peut tailler (raccourcir à 40 cm) un rameau sur deux afin d’obtenir une floraison sur toute la plante. Tout dépend de ce que l’on attend d’elle. Il est certain que si on la laisse filer sans tailler elle s’allongera et fleurira au sommet. Si la Clématite flétrit subitement, elle est certainement victime d’un champignon dévastateur qui touche surtout les Clématites à grandes fleurs. Dans ce cas, pour espérer la sauver, la rabattre aussitôt sévèrement. Une humidité excessive peut en être la cause : drainer le trou de plantation. Ne pas en replanter au même endroit. Enfin il est conseillé de protéger le pied du soleil avec une ardoise, une tuile ou une plante vivace basse. Ou planter le pied côté nord d’un arbre : les rameaux iront vers le côté sud. Photo : Clématite heracleifolia
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Les plantes d’ombre
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L’ombre est souvent le tourment du jardinier. A l’ombre dense, par exemple sous un bouquet d’épicéas, c’est mission quasi impossible. Le lierre peut en couvrir le sol sauf s’il est tapissé d’une épaisse couche d’aiguilles sèches. Ciblons donc plutôt l’ombre moyenne et légère, ou mi-ombre. Sèche ou humide, il faut y placer des plantes adaptées, pour avoir de bons résultats. Sèche, elle sera plus difficile à cultiver, cependant l’expérience indique que même sous de grands pins sans branches basses, des Camellias (sauf les sasanquas), des Hortensias (hormis les paniculés, friands de soleil), des Rhododendrons peuvent se développer sous réserve d’être attentif à leur soif en période de sécheresse. La mi-ombre humide ou fraîche sous des arbres et arbustes caducs, voire persistants, est plus facile à jardiner. Les Fougères, les Luzules des bois, les Hostas, les Saxifrages, les Heuchères, certains Géraniums vivaces, des Bégonias, les Pervenches, la Consoude, les Hellébores, les Alchémilles et, moins connus, mais à découvrir, les Epimediums ou Fleurs des Elfes (photo), les Waldesteinias, les Pachysandras, excellents couvre-sols persistants et rustiques fleurissant en fin d’hiver ou au début du printemps. L’Aegopodium, un peu envahissant, est caduc mais il éclairera la mi-ombre s’il est à feuillage panaché. Dans cette catégorie de feuillage panaché le Cornouiller sera aussi un bon choix. Ainsi que les Cornouillers à rameaux jaunes, rouges et, pourquoi pas, fluorescents qui, dénudés attireront le regard en hiver. Sous les arbres caducs les Narcisses, Anémones, Perce-neiges, Crocus, l’Ail des ours ne dédaigneront pas de fleurir avant la feuillaison. Sous certains arbres caducs à racines superficielles (Bouleaux, Peupliers) il n’est pas facile de jardiner mais ce n’est pas mission impossible. Sur internet de nombreux sites donnent une multitude d’idées. Photo : La Fleur des Elfes
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Variez les Mimosas
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Le "Mimosa d'hiver" est en fin de floraison. Il existe plus de 1000 espèces de "Mimosas" originaires des régions tempérées chaudes (plusieurs centaines sont australiennes, aucune n'est européenne). Il fut d’abord acclimaté en France au début du XIXe siècle, sur la Côte d'Azur, puis a migré vers les régions à climat doux comme la nôtre. Sur ces mille espèces, deux nous sont familières : le "Mimosa d'hiver" et le "Mimosa des quatre-saisons". En fait le "Mimosa" est un Acacia, et l'arbre communément appelé Acacia est un Pseudoacacia ou Robinier. Le véritable Mimosa est la Sensitive ou Mimosa pudica plante de 50 cm de haut, aux feuilles rétractiles par simple contact. Ainsi donc, dans la famille des Fabacées (auparavant nommées Légumineuses), le "Mimosa d'hiver" est un Acacia dealbata et le "Mimosa des quatre-saisons", un Acacia retinodes. Les "Mimosas" (malgré tout, désignons-les ainsi) ne sont pas très rustiques : - 10°C grand maximum pour certaines espèces, mais ça dépend aussi de leur âge et de leur niveau d'acclimatation. S'il paraît gelé, il peut repartir de rejets racinaires. (Attention : les racines du dealbata sont dangereuses pour les canalisations et les murs). Un troisième "Mimosa" est de plus en plus répandu : l’Acacia baileyana, très décoratif, dont les feuilles plumeuses sont un peu pourpres. Chez les pépiniéristes on peut trouver l'Acacia cultriformis dont les phyllodes (ou feuilles) ressemblent à de socs de charrues (d'où "cultriformis" = en forme de coultre); même type de phyllodes pour le pravissima (de "pravus" = qui va de "travers"!). Ces deux arbres de taille moyenne, encore rares dans les jardins sont très décoratifs de par ces phyllodes très originaux et gris bleutés. Les Acacias ont tous ces inflorescences typées : des glomérules (petits pompons) jaune vif (plus ou moins vif, plus ou moins "citron"), en grappes, sur les rameaux ou à leurs extrémités.
Photo : Acacia cultriformis
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| Eviter les maladies et les ravageurs. |
Au potager beaucoup de maladies et de ravageurs résultent de mauvaises conditions de vie des plantes et de mauvaises techniques de culture. Améliorer la structure du sol : dans un sol meuble et bien aéré, les plantes restent en meilleure santé. Une structure grumeleuse s’obtient par un apport faible de calcium (dolomie, chaux) pour lutter contre une acidité excessive; et par un apport de compost à la surface entre les rangs de légumes, avant de pailler avec de la fougère ou de la tonte sèche. Les vers de terre mélangeront le compost à la terre. Le fumier frais enfoui en profondeur lors du bêchage favorise les maladies, le taupin et les vers blancs. Penser aux rotations : certaines maladies et ravageurs se développent sur des plantes de la même famille. Par exemple le mildiou sur la pomme de terre, la tomate et l’aubergine, toutes trois de la famille des solanacées. Plusieurs familles sont à risques : celle des choux (navet, radis…), des haricots (pois, fève), de l’ail (poireau, oignon…). Si possible attendre au moins 3 ans avant de cultiver à nouveau une plante de la même famille au même endroit. Aérer les plantations : ne pas trop serrer les plantes. Quand l’air et l’eau stagnent, les maladies se développent plus facilement. Des variétés de légumes résistantes aux maladies : chaque marque de graines ont les leurs. Bien lire les étiquettes ou demander conseil. Il existe des épinards résistants au mildiou, des haricots verts résistant aux champignons et aux virus, des concombres résistant à la mosaïque, etc. Tous ces conseils existent désormais sur des fiches disponibles dans les jardineries ayant signé la charte du jardinage au naturel . Un logo « Jardiner au naturel, ça coule de source » annonce l’existence de ces fiches conseils que l’on peut emporter. |
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Le jaune au jardin |
C’est l’une des premières couleurs à réveiller le jardin au printemps : dans le domaine arbustif, l’indétrônable Forsythia donne le signal. Parmi les vivaces, Primevères et Narcisses symbolisent aussi le renouveau. Cette couleur épousera à merveille le bleu des Scilles et Jacinthes des bois. C’est au printemps et à l’automne, quand la lumière n’est pas trop vive que le jaune est le plus agréable à regarder. Lorsque le soleil est plus brillant le jaune devient flou voire éblouissant. En été certaines nuances de jaunes sont difficiles à fixer du regard. Y compris les végétaux à feuillages jaunes un peu vernissés, c’est le cas par exemple de l’Oranger du Mexique doré (Choisya ternata ‘Sundance’). Pour peu que ces plantes soient voisines de fleurs rouges et votre massif prend une tournure agressive! Ces plantes à floraisons estivales jaunes ou à feuillages jaunes sont à situer de préférence dans un secteur du jardin qui recevra le soleil du matin ou de la fin d’après-midi. Préférer les jaunes un peu pastel pour ces floraisons estivales et les plantes à petites fleurs ou à inflorescences en épis qui créent un flou naturel (Coreopsis, Solidago, Ligulaire, Lysimaque) Les floraisons jaunes sont intéressantes pour éclairer des coins de mi-ombre et d’ombre (Corètes du Japon, Lamium, Alchémille, Epimédium, Mahonia).
Photo : Corète du Japon (Kerria japonica)
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Plantes venues d’ailleurs |
Sur cette photo une Capucine voisine avec un Géranium. Des « plantes bien de chez nous » ? Pas du tout, la Capucine originaire du Mexique et du Pérou a été introduite en France vers 1684 et les ancêtres de nos « géraniums » viennent d’Afrique du Sud. Nos Camellias sont issus du Japon. Pas un Hortensia n’est européen : ils ont été importés d’Asie et d’Amérique ; les Rhododendrons sont asiatiques ; les « bleus d’Armor », ces Céanothes aux bleus intenses ou pastels sont californiens de même que nos grands Pins et Cyprès qui se sont naturalisés sur notre côte. Aucun des conifères, si nombreux dans nos bois et jardins, ne sont originaires de chez nous. L’ « Arbre à papillons » ou Buddleia du Père David, est chinois. Le premier Magnolia grandiflora est parvenu en Europe par Nantes, depuis le sud-est des Etats-Unis, en 1711, il y a 300 ans ! Les plus vieux Magnolias, âgés de 200 ans, peuvent s’admirer au jardin de Nantes. Même notre populaire Châtaigner nous vient d’Europe méridionale, mais on peut revendiquer le Chêne pédonculé, originaire de l’Europe tempérée. Nos jardins sont terres d’immigration et c’est mission quasi impossible d’y trouver des plantes originaires de notre contrée. Dans la nature, citons quelques plantes comme la Carotte de Gadeceau, en voie de disparition, le Panicaut vivipare, le Narcisse des Glénan (unique au monde), le Genêt à balai, des Ajoncs comme l’Ulex gallii, un Ajonc découvert par le botaniste breton Le Gall. Notre contrée offre peu de plantes natives. Cela s’explique en partie par la longue glaciation quaternaire qui a détruit la flore existante. L’Europe du Nord-Ouest en général est pauvre en flore endémique comparée à l’Europe du Sud, aux autres continents et, même, à certains pays, comme Madagascar, le Brésil… Au fond, chacun de nos jardins est un mini-conservatoire botanique contribuant à la sauvegarde de la biodiversité.
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Surprises printanières
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Le soleil printanier a donné 2 à 3 semaines d’avance aux floraisons qui se bousculent au jardin en ce moment. Certains Hortensias commencent même à montrer quelques sépales colorés (du rarement vu !) Au potager la terre s’est réchauffée et on s’est permis, sous voile protecteur quand même, quelques semis de haricots et de fleurs de jachère qui habituellement se font plus tard. Les Lilas sont fleuris, donc, d’après le dicton, les gelées ne seraient plus à craindre. Méfions-nous cependant d’un changement rapide de temps. Nous connaissons trop souvent des débuts de mai plutôt froids et les « saints de glace » ne sont pas des météorologues patentés : un vent de nord-est peut réserver de mauvaises surprises. Fréquent en mai et septembre, l’oïdium est déjà présent: le soufre est préventif mais n’est efficace qu’entre 18 et 25°C. Une plante couverte de feutrage blanc : c’est trop tard pour traiter, et si vous enlevez toutes les feuilles malades, elle ne pourra opérer la photosynthèse nécessaire à sa croissance et à sa survie: il vaut mieux l’éliminer avant que le champignon ne se propage à d’autres plantes. Le marsonia, autre champignon, appelé « tâches noires » du Rosier, se combat avec la bouillie bordelaise à titre préventif. Quand la maladie est installée c’est trop tard. Ces produits, qui peuvent se mélanger, sont admis en jardinage biologique à condition d’en faire un usage modéré pour ne pas en saturer les sols. Certaines décoctions (ortie, prêle) renforcent l’immunité des plantes : voir sur les sites internet de jardinage au naturel. Il existe aussi des « vaccins » pour les plantes, produits à base d’algues développant les défenses immunitaires du végétal, créés en Bretagne par la société Goëmar (www.goemar.com) et dans l’est par Tribo-technologies (www.tribo.fr ). Ces produits ne sont pas curatifs mais uniquement préventifs. Photo : oïdium sur feuille d’Acanthe
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Autour du bassin |
Que l’on possède une mare ou un petit bassin, l’eau est source de vie au jardin. Un roseau panaché (Typha variegata), une prêle aquatique (Equisetum fluviatile), des écuelles d’eau (Hydrocotyle), un Nymphéa, suffisent à réaliser un beau bouquet aquatique. Il faudra en contrôler la croissance car des plantes heureuses peuvent devenir envahissantes. Sur la berge humide se plairont Lysimaques pourpres ou dorées, Pétasites, Iris des marais, un Gunnéra si la place ne manque pas… Très rapidement s’installera une faune locale : coléoptères d’eau (Dytiques), araignées d’eau (Gerris), Libellules et Demoiselles, puis au printemps viendront s’y reproduire crapauds, tritons, grenouilles. Dès lors il n’y a pas à craindre les moustiques dont les larves servent de repas aux prédateurs. Les poissons rouges sont en option car ils ont tendance à détruire les insectes naturellement présents. Les escargots d’eau (Limnées) broutent les algues et sont d’excellents nettoyeurs. A la tombée du jour, ballet de chauve-souris venues happer moucherons et moustiques. Des animaux nocturnes pourront se désaltérer si une pente est aménagée vers la mare. Penser aussi au perchoir pour les oiseaux, près du niveau de l’eau. Le jour, si le coin est tranquille, on peut surprendre un écureuil roux descendu des grands arbres voisins. De tout cela votre jardin sera gagnant, car le point d’eau contribue à son équilibre écologique. Photo : Angélique sur berge
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Une grande exotique |
On aperçoit de plus en plus fréquemment cette plante géante dans les jardins littoraux : c’est la Vipérine des Canaries (Echium pininana), plante bisannuelle voir trisannuelle, qui ne fleurit donc que la 2e ou la 3e année. Dans de bonnes conditions, lumière et sol drainé, elle peut atteindre 4 mètres. Sa floraison qui dure 2 à 3 mois attire de nombreux insectes. La plante contient des milliers de graines et se ressemant dans les endroits les plus inattendus. Elle meurt après floraison Pour la déraciner, mettre des gants pour se protéger des poils urticants très nombreux qui couvrent sa tige devenue dure comme du bois ! La plante peut résister à nos hivers bretons si elle pousse dans un endroit abrité. Il existe une Vipérine vivace, plus rare et très belle, l’Echium fastuosum, originaire de Madère et qui buissonne jusqu’à 1,50m, se couvrant d’épis floraux bleus au printemps. Ces 2 plantes se trouvent de plus en plus fréquemment dans les bourses d’échanges de plantes. Il existe aussi une Vipérine rustique qui pousse assez fréquemment en bord de mer breton, dans les endroits ensoleillés et secs : la Vipérine commune, haute de 50cm, se reconnaît par ses fleurs bleues identiques à celles de ses grandes sœurs.
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Le temps des Roses
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Il existe environ 150 espèces de rosiers et des milliers de créations horticoles. Les espèces botaniques, celles que l’on trouve dans la nature de par le monde, peuvent s’acclimater dans nos jardins. En général ces rosiers sont très résistants aux maladies. Leurs fleurs sont simples et la floraison est rarement remontante. En revanche ils nous gratifient de baies très décoratives. Celles du rosier botanique moyesii (chinois) aux fleurs rouges et étamines or, sont en forme d’amphores. Celles du rosier virginiana (américain) sont des billes rouge sang et ses feuilles automnales sont jaune orange Ils s’intègrent très bien dans des haies d’arbustes à fleurs. Le rosier botanique bracteata fleurit lui tout l’été (fleurs blanches, grandes étamines or) On peut acquérir ces rosiers chez les horticulteurs pépiniéristes en Côtes d’Armor. Parmi les rosiers de création horticole, certains ont aussi des fleurs simples et fleurissent quasiment sans discontinuer du printemps à l’automne : c’est le cas du rosier exubérant, ‘Mermaid’ (photo), hybride du rosier bracteata. Ses épines redoutables en font un bel arbuste grimpant défensif ! Le rosier chinois ‘Mutabilis’, à fleurs simples et sans épines, a la particularité de fleurir aussi du printemps à l’automne en présentant sur le même plant des fleurs de différents coloris, du rose cuivré au rouge pourpré en passant par le jaune miel. Il y a aussi cette création récente qui a raflé de nombreux prix, le rosier buisson ‘Astronomia’, de couleur rose, aux étamines proéminentes qui fleurit également très longuement. Certains rosiers paysagers, sur lesquels on ne pratique qu’une taille de nettoyage, ont une longue floraison : c’est par exemple la série des ‘Décorosiers’ qui sont résistants et existent dans des couleurs très variées : ils se trouvent facilement dans les jardineries. Il s’agit de ‘Emera’ ‘Opalia’, ‘Vesuvia’, Calizia’, ‘Kadora’.
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Caducs ou persistants ?
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Ce choix se présente à nous lors de l’achat d’arbres ou arbustes. Les caducs perdent leurs feuilles à la fin de l’automne pour se préparer à la froidure de l’hiver, tandis que les persistants les conservent, ce qui ne signifie pas qu’elles soient éternelles. Toutes les feuilles ont une vie limitée et se renouvellent en permanence, si bien que le pied des persistants est toujours plus ou moins jonché de feuilles mortes. Les possesseurs de Magnolia grandiflora, d’Eucalyptus, de Pins en savent quelque chose ! Les feuilles sont une partie vitale de la plante, pour la photosynthèse indispensable à sa croissance, pour la transpiration nécessaire à ses échanges avec l’air ambiant, mais par temps de sécheresse des feuilles tombent naturellement afin de limiter cette évapotranspiration. Mais un arbre qui perdrait toutes ses feuilles en été serait quasiment condamné: on peut voir ainsi mourir des Catalpas dont la fonction des feuilles a été par l’oïdium. Choisir entre persistants et caducs est déterminant pour le jardinier qui compose son jardin : planter uniquement des caducs ou des persistants peut rendre le jardin monotone. Un mélange judicieux le rendra plus vivant car variant au fil des saisons. Cependant une haie de persistants diversifiés peut être utile pour se protéger des regards ou des vents froids. Attention à bien choisir des persistants résistants aux embruns marins ou au gel. Les persistants sont parfois plus fragiles, surtout s’ils sont originaires des régions tropicales car leur feuillage est adapté à ce type de climat. L’acclimatation à la sécheresse peut être aussi un nouveau critère en Bretagne : hélas pour les Hortensias et autres végétaux de climat humide ! En conclusion, ne pas acheter uniquement sur un coup de cœur. Il est indispensable de se poser les bonnes questions : mon jardin (sol, orientation, etc.) convient-il à cette plante ?
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La résistance des plantes
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Dans leur environnement naturel les plantes ont acquise une faculté d’adaptation inouïe : si les succulentes (communément appelées « cactus ») sont « grasses » c’est bien pour se constituer des réserves aqueuses en climat sec aride. Celles qui ont des petites feuilles, pour limiter l’évapotranspiration les perdent en saison très sèche pour ne garder que leurs épines. Une humidité soudaine et les feuilles réapparaissent ! Quel que soit le climat, même extrême, les plantes se sont adaptées au cours du temps. Transplantées chez nous, si nous ne les aidons pas à s’acclimater, elles risquent de végéter ou de disparaître. Un olivier, une fougère arborescente, une agave ne poussent pas partout. Nous le savons, mais parfois nous n’allons pas assez loin dans notre connaissance du terrain et de l’environnement nécessaires à ces plantes venues d’ailleurs. Avant de transplanter ces végétaux dans nos jardins il est nécessaire de s’informer un minimum sur leurs exigences dans leur milieu d’origine. La question la plus souvent posée à l’achat concerne la rusticité de la plante : va-t-elle passer l’hiver? Cependant, il est essentiel, et souvent plus important, d’interroger sur le type de sol et l’emplacement. Le terrain est-il assez drainé pour mon olivier ? Si mon sol est argileux, je mélangerai à la terre de plantation beaucoup de gravillons et placerai l’arbre sur une butte favorisant le drainage naturel. L’humidité est-elle suffisante pour ma fougère ? Je la placerai à mi-ombre humide donc éloignée d’arbres asséchant le sol (pas sous des bouleaux ou des peupliers). L’agave, elle poussera carrément dans les pierres, en plein soleil, sinon elle risque de périr de l’excès d’humidité plutôt que du froid. Faire pousser un olivier, une fougère, et une agave côte à côte serait un pari risqué puisque ces végétaux ne requièrent pas les mêmes conditions d’existence! Photo : succulentes à Perros-Guirec
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Les plantes ont soif
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L’eau est indispensable à la vie des plantes, qui sont constituées de 80 à 95% d’eau, jusqu’à 97% pour la laitue. Pour comparaison : 65% pour le corps humain. Les racines puisent, dans le sol, l’eau et les sels minéraux nécessaires à la sève brute qui montera vers la cime par effet de pompe, puisque, par les feuilles, les plantes transpirent. La photosynthèse transformera la sève brute en sève élaborée qui assurera la croissance de la plante. Sans eau, à terme, la plante dépérit, surtout en période de croissance. Un excès d’eau, asphyxiant les racines, n’est pas meilleur. Certaines plantes sont adaptées à la sécheresse : les plantes « grasses », les plantes à feuillages gris qui transpirent moins. D’autres sont adaptées à l’eau : plantes aquatiques et plantes de rives. Dans nos jardins, déracinées de leur milieu naturel, les plantes doivent compter sur le jardinier pour les aider à passer les coups durs notamment en période de sécheresse. Mais ne pas leur céder trop vite : la plante peut laisser pendre ses feuilles dans la journée et les redresser, le soir à la fraîcheur retrouvée. Si elle est habituée à de petits arrosages superficiels, elle en redemandera fréquemment, ses radicelles resteront, en attente, en superficie, et deviendront paresseuses. Un arrosage en profondeur est plus utile: il améliorera l’enracinement, les racines s’efforçant d’aller puiser l’eau. Un paillage conservera l’humidité au pied, avec de la tonte sèche, des écorces non acides (sauf pour les plantes aimant l’acidité : Camellias, Rhododendrons, Hortensias…), des fougères, des rameaux broyés…Les plantes en pot souffre de l’exigüité ; surtout par vent desséchant si elles sont à l’extérieur. L’arrosage est nécessairement plus fréquent. S’il s’agit de plantes frileuses qui seront rentrées l’hiver, les enterrer en été avec leur pot, diminue leurs besoins en eau.
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Le temps des boutures
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Le bouturage en vert se pratique de préférence en juillet et août, lorsque les rameaux de l’année commencent à durcir, à se lignifier. Une bouture de 20 cm est une bonne longueur, elle a de la réserve. Elle ne doit pas comporter d’inflorescence qui l’épuiserait, et les feuilles sommitales (3,4) peuvent être coupées en deux, transversalement, pour limiter la transpiration. Le pied de la bouture est tranché, sous un nœud, de manière très nette, en biseau afin que la zone de régénération située entre l’écorce et le bois soit assez largement en contact avec la terre. C’est une hormone présente au niveau des bourgeonnements qui permet à la bouture de développer des racines. Il n’est donc pas obligatoire d’acheter de la poudre d’hormone dont l’usage doit être parcimonieux pour être efficace. On peut accélérer l’émission de racines en trempant une nuit la bouture préparée, dans un verre d’eau contenant un grain de blé ou d’orge qui y libérera une dose d’hormone naturelle satisfaisante. La bouture sera piquée en pot profond, dans une terre de jardin bien humidifiée, drainée par quelques gravillons ou tessons de terre cuite, à l’ombre ou en serre ombrée. Les racines apparaîtront par le trou de drainage et au printemps la plante pourra être rempotée ou plantée. Si les feuilles tombent prématurément, il est probable que c’est un échec. Le bouturage à sec se pratique à l’automne. L’enracinement est plus long et il faut attendre l’automne suivant pour déplacer la plante. Le bouturage dans l’eau peut se pratiquer sur beaucoup de plantes comme les Lauriers-roses, Hortensias, Daturas, Fuchsias, Bégonias et beaucoup de plantes dites d’intérieur. Veiller à éviter le pourrissement en laissant un morceau de charbon de bois dans l’eau.
Photo : l’Hortensia, facile à bouturer
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La taille par transparence
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Au jardin d’agrément en été les végétaux ont pris toute leur ampleur. Les arbustes, les arbres sont dans leur plénitude et nous commençons à trouver le loisir de flâner (un peu) et d’évaluer les perfectionnements à envisager, en particulier par les tailles et élagages, sans être maniaques du sécateur ou de l’ébrancheur. Ici un arbuste a pris une telle envergure qu’il en dissimule un autre situé au 2e plan. La lumière ne pénètre plus et rien ne pousse au pied. Là, les branches d’un arbre obligent un arbuste à se contorsionner pour entrevoir le ciel. La taille par transparence consiste à couper les branches qui s’entrecroisent ou poussent trop serrées, afin de permettre à la lumière de pénétrer jusqu’au sol. Des plantes de mi-ombre, Heuchères, Hostas, Hortensias pourront s’y développer. La transparence permet aussi d’ouvrir des perspectives et de voir au-delà du seul premier plan : ceci crée une échappée vers d’autres plantes ou vers le paysage: la campagne, la mer. Le jardin s’intègre ainsi à l’environnement, il est en continuité. La taille en transparence peut aussi permettre d’admirer un tronc particulièrement curieux par sa forme ou son écorce (en photo le tronc naturellement en candélabre d’un Parrotia).
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Coup de chaleur
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Deux journées de forte chaleur, les dimanche 26 et lundi 27 juin ont suffi pour brûler des plantes habituées à un climat breton moins caniculaire. Le mal a été fait sur des Hortensias et des Camellias exposés au soleil de midi (14h au temps légal) : feuilles desséchées sur ces Hortensias, tâches brunes sur celles de Camellias qui ont également perdu beaucoup de feuilles pour limiter l’évapotranspiration donc leur besoin en eau. Mais, si la situation de stress trop intense se poursuit la floraison 2012 des Camellias et des Rhododendrons peut être compromise puisqu’ils préparent leurs boutons dès cet été. Si les feuilles ont tendance à pendouiller, leurs racines étant naturellement superficielles, ne pas hésiter à les rafraîchir au pied, à moins que le temps ne change rapidement. Avec de la pluie, une vraie, bien mouillante, de nouvelles pousses peuvent réapparaître, et les boutons à fleurs se préparer. On comprend mieux pourquoi, en règle générale, ces arbustes doivent être plantés à mi-ombre. Chez les Hortensias, les « paniculata » résistent mieux au soleil, de même que les « sasanqua » pour les Camellias. Au potager les plantes privées d’eau montent en graines par instinct de survie. Il existe des variétés qui résistent mieux à la montaison : c’est le cas des laitues « Reine de juillet » ou « Grosse blonde paresseuse » (!) et pour les betteraves, la « Noire d’Egypte ». Il est important aussi de respecter les dates de semis car les plantes sont sensibles aux durées des jours : il y a des plantes de jours courts et des plantes de jours longs. Le paillis conservera l’humidité après un arrosage copieux, préférable à un arrosage léger et fréquent qui conduit les plantes à garder leurs racines en superficie. Contrairement à l’idée reçue, les plants de tomates ne sont pas gourmands en eau: peu d’eau, c’est moins de maladies et des fruits plus sucrés. |
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Les modes au jardin
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Les jardins y succombent aussi par notre entremise. Certaines modes seront volatiles, d’autres deviendront des modes de vie. Les jardins de nos grands-parents ont traversé les années et ils se ressemblaient tous: bordures de buis, cyprès taillés, anémones du Japon, glaïeuls, dahlias, amarantes ou « queues de renard », capucines, œillets. Certaines de ces plantes restent des habituées, d’autres sont revenues, comme les buis taillés, le plus souvent désormais en boule. En revanche ces jardins ignoraient les graminées qui font fureur actuellement. Les Photinias ont remplacé les Aucubas ou les Lauriers-palmes. Et nous puisons davantage dans l’exotisme: oliviers, palmiers. Pour nous donner l’illusion d’être dans un ailleurs plus ensoleillé ? Cette diversité nous rappelle que la Bretagne littorale est la région de France offrant les conditions climatiques et géologiques les plus favorables à un accueil généreux des plantes venues d’ailleurs. Climat doux et terre acide obligent, puisque les plantes endémiques (originaires d’ici) ne sont pas nombreuses : l’ère glaciaire en a beaucoup détruit. La tendance est au jardin dit naturel, bienveillant à l’égard de la flore dite sauvage et à la faune locales, en continuité avec la nature environnante, ce qui ne veut pas dire « non entretenu » ! C’est le contraire des artifices proposés par exemple sous forme de barres de quartzite noir fichées dans un sol couvert de galets, blancs comme neige, qui forcent à détourner le regard sous le soleil ! Il y a cependant de beaux effets de décors minéraux statiques contrastant avec la gracieuse mobilité des graminées « cheveux d’ange » (Stipa tenuifolia). Ce type d’effet sera probablement éphémère s’il n’est pas naturel. Rien à voir avec un jardin de graviers où s’épanouissent les graminées ou une rocaille de plantes alpines retrouvant des conditions de leur croissance naturelle.
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| Les plantes et le sel |
Un jardin exposé au vent marin reçoit du sel qui attaque les cellules végétales, les dessèchent et met en péril les plantes. En général celles qui sont adaptées à la salinité (plantes halophiles) le sont aussi à la sécheresse : Pittosporum tobira, Pourpier de mer, Armoise, Lavande de mer, Séneçon gris, Tamaris, Criste marine, Armérie maritime…Les végétaux résistants au sel sont souvent à feuillage gris ou à feuillages vernissés ou épais. Pour la résistance au vent, choisir des arbustes à rameaux souples (Oléaria virgata) ou à enchevêtrement compact comme l’Eleagnus, très odorant en septembre et aux fruits acidulés comestibles. Parmi les grands sujets, le Cyprès de Lambert et le Pin de Monterey font partie du paysage littoral, mais les vents violents peuvent en casser les branches, même grosses. Le palmier bleuté Butia capitata, moins sensible aux vents froids et aux embruns, est plus adapté que le Palmier des Canaries. Chez les arbustes: la Véronique ’Blue Gem’, le Romarin ‘Pointe du Raz’, bleu violacé à port étalé, le Rosier rugueux à floraison continue, le Rhaphiolepsis ‘Ovata’ à port compact, florifère et parfumé, les Fusains panachés lumineux, le Griselinia, excellent brise-vent. Choix large chez les vivaces: Agapanthes, Achillées, Aster du Cap, Anthémis, Valériane, Crambe à la floraison exubérante, Crocosmia, Liseron de Mauritanie, Vipérine des Canaries, bisannuelle, (abritée du vent car elle monte à 3 m), Vipérine fastueuse de Madère, buissonnante aux fleurs d’un bleu profond, qui est vivace, Hélichrysum à odeur de curry, Verveine de Buenos Aires qui se ressème, Géranium sanguin vivace, Pavot de Californie dont la couleur orange vibre au soleil estival et qui se naturalise parfaitement. Attention, les Carpobrutus (Griffes de sorcière), Gynérium (Herbe de Pampa), Baccaris (Séneçon arbustif, différent du gris) sont invasifs, au détriment de toute autre flore.
En photo : Criste marine ou fenouil marin ou Perce-pierre (Crithmum maritimum), plante comestible mais protégée |
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Parfums d’été
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Les parfums des fleurs ont pour fonction d’attirer les pollinisateurs. Celles qui sont pollinisées uniquement par le vent ou par les oiseaux ne sont pas odorantes. Il y a aussi des odeurs fétides, pour attirer la mouche: c’est le cas du champignon Phallus impudicus, dit « Satyre puant ». En général les plantes exhalent aux heures où le pollinisateur se manifeste. La Mirabilis ou « Belle de nuit » s’ouvre le soir et se fanent le lendemain matin. Les parfums sont plus perceptibles lorsque le soleil et l’humidité favorisent la volatilité des molécules. Avec juin s’en est allée la fragrance des Roses jusqu’à la remontée éventuelle. Les parfums d’été s’exhalent par exemple dans l’Hortensia odorant, Hydrangea arborescens ‘Hills of Snow ‘, le Myrte capiteux, Luma apiculata au tronc couleur cannelle, le Clérodendron bungei, à condition de ne pas en froisser le feuillage qui a une odeur désagréable. Des plantes grimpantes comme le Trachélospermun jasminoides (Jasmin étoilé), le Jasminun officinalis (le vrai Jasmin), le Lonicéra ‘Goldflame’ (Chèvrefeuille), le Drégéa sinensis (Wattakaka), le Buddleia globosa ‘Sunshine’ (Arbre à papillons aux fleurs couleur or). Parmi les vivaces ou les sous-arbrisseaux, la Lavande, le Pérovskia (dite « Lavande d’Afghanistan », bleue au feuillage argenté), le Népéta, le Véronicastrum de Virginie, couleur violine qui cherche un sol frais et riche et fleurit jusqu’en automne. Chez les arbres, le Magnolia grandiflora qui présente ses fleurs géantes jusqu’aux gelées. Parmi les plantes à feuillage odorant, l’Hélichrysum italicum, plante de plein soleil et de terrain sec ou bien drainé, dont l’odeur rappelle le curry. Dans le même type de parfum, l’Escallonia illinita. On ne le sent que lorsqu’on s’en éloigne : il embaume l’environnement. Quant aux Pélargoniums à feuilles odorantes, ils repoussent des insectes indésirables! Photo : le Dregea sinensis ou Wattakaka
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Planter en été ?
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Les végétaux en containers peuvent théoriquement se planter toute l’année, toutefois les chances de reprise sont meilleures lorsque les conditions d’humidité sont satisfaisantes. En ‘été pourri’ pas de problèmes ! Mais le temps peut vite changer et la jeune plante, qui n’a pas eu le temps de développer son système racinaire en pleine terre peut très vite souffrir et dépérir, à moins que l’on ne quitte pas son jardin de tout l’été et que l’on soit attentif à l’arrosage (avec de l’eau de récupération autant que possible). Déranger la plante, griffer ses racines comme cela est recommandé lors de la plantation pour éviter un chignonage racinaire peut être dommageable à la floraison si celle-ci est en cours. Août n’est pas le meilleur moment pour planter un hortensia fleuri : attendre la fin de l’été et faire patienter la plante, paillée, dans son pot. Pour que la motte dans le contenant ne se dessèche pas trop vite (chaleur + vent sont redoutables) enterrer la plante avec son pot à mi-ombre de préférence. A l’automne, lorsque la plante sera défleurie (mais certains fleurissant jusqu’aux gelées il faudra patienter, c’est le cas des Hydrangeas de l’espèce involucrata, dits Hortensias à boutons de pivoine), déterrer le plant, enlever le pot, griffer les racines et replacer la motte bien trempée dans un trou agrandi et ameubli. Sans oublier le paillage. Photo :Hydrangea quercifolia 'Harmony' dit "Tête de mouton"
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| La récompense du jardinier |
En août les tontes se raréfient, les herbes indésirables se sont un peu assagies : si la météo le permet, c’est le moment de la redécouverte et de l’observation. C’est la récompense du travail accompli dans tous les secteurs du jardin! Les récoltes de certains petits fruits (cassis, groseilles, framboises) sont déjà lointaines, mais les fraises remontantes sont au rendez-vous ainsi que les mûres horticoles. Certaines prunes précoces sont en pleine maturité depuis fin juillet ; les pommes ‘Transparente de Croncels’ seront à cueillir d’ici la fin août : ce n’est pas une pomme de conservation, elle se mange sans tarder, crue ou cuite. La ‘Reine des Reinettes’ pourra se croquer en septembre. Des promenades cueillettes hors du jardin sont programmées : mûres, noisettes (fin août). A la cuisine ont débuté les opérations confitures, gelées, congélation. Au potager ail, échalote, oignon ont été mis en conservation, et, vont bon train les récoltes des haricots verts, tomates, courgettes, concombres, etc. La consommation des légumes frais est l’occasion d’alimenter le compost en résidus verts. Penser à bien l’équilibrer : il doit être constitué à 50/50 d’éléments azotés (verdure) et carbonés (bois, brindilles, feuilles mortes) qui seront régulièrement mélangés et aérés pour favoriser la vie des micro-organismes qui, eux, fort opportunément, ne sont pas en vacances. Penser compost c’est déjà penser la suite ! Le repos du jardinier est tout relatif. En août prévoir le repiquage du poireau, des semis de radis, épinards, choux de printemps. Au jardin d’agrément on peut tailler les arbustes qui viennent de fleurir, les produits de taille de petit calibre pouvant rester au pied des haies et arbustes afin de nourrir le sol et d’en maintenir une certaine humidité. Et il restera du temps pour l’autocritique et penser au devenir de cette partie du jardin. Photo : Trichie fasciée sur Tritelia
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Les micro-ravageurs
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Un Rhododendron, un Hydrangea à feuilles de chêne (quercifolia), un Camellia, un Chêne qui périssent subitement : ils flétrissent et l’on croit à un manque d’eau. En fait c’est un champignon, le Phytoptora qui provoque cette mort subite. Il se propage par le vent et l’eau lorsque la température dépasse 20°C et que l’air est humide. Aucun traitement homologué n’est disponible. Des essais biologiques sont essayés notamment à l’aide d’autres champignons. Seule parade : arracher la plante et la brûler. Ne pas replanter au même endroit un végétal sensible au même champignon. Les Erables peuvent aussi périr d’un autre champignon ravageur qui apporte la Verticillose. Le Feu bactérien, lui, s’attaque aux Rosacées à baies : Pommiers, Poiriers, Pyracantha, Cotonéasters, Aubépines…. Arracher et brûler sont les solutions radicales. Des insectes sont également à l’origine de certains dépérissements, c’est le cas sur le Fuchsia avec l’Aculops qui provoque une sorte de galle se manifestant par des cloques et des déformations de l’extrémité des rameaux et des fleurs. Il semblerait que le climat doux et humide du littoral breton favorise son expansion. Seule parade : arracher et brûler les plants. L’accroissement du commerce et des échanges de plantes favorise l’expansion des ravageurs : soyons vigilants à l’achat afin de se procurer des plants sains, et n’échangeons pas de plantes fragilisées. Pour plus d’informations et de conseils on peut s’adresser à la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de Bretagne (FEREDEC), 280 rue de Fougères à Rennes. Tel : 02 23 21 18 18. www.feredec-bretagne.com . La présence de certains de ces ravageurs doit être déclarée à cet organisme qui veille à la qualité sanitaire des végétaux et au respect de l’environnement. Photo : Phytoptora sur Hortensia à feuilles de chêne |
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Fruits de Ronces
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Ramenés à l’enfance, adultes nous nous alignons, penchés vers le talus, pour cueillir des mures. La Ronce sauvage de nos régions (Rubus fruticosus) nous apporte ces baies savoureuses, mais, cette sauvageonne, nous la préférons dans la nature plutôt que dans nos jardins où elle serait envahissante si nous ne la maîtrisions pas, car ses longues tiges se courbent pour se marcotter et ainsi avancer chaque année de plusieurs mètres, surtout en terrain riche ! Plante de lisière, cherchant le soleil, mais ne dédaignant pas la mi-ombre, formant des ronciers impénétrables, elle est le refuge de multiples animaux, du renard au bombyx, participant ainsi à l’équilibre écologique. Il existe de par le monde plus de 250 espèces de ronces sauvages dont certaines sont très ornementales : la Ronce du Tibet (Rubus thibetanus) aux feuilles vert clair et aux longues tiges blanches arquées en bouquet très décoratives en hiver. Existent aussi de nombreuses variétés horticoles décoratives et fructifères. La Ronce ‘Benenden ’se couvre en mai-juin de fleurs blanches de 4 à 8 cm, ressemblant à des Roses. Parmi les Ronces produisant de beaux et bons fruits il y a le framboisier (Rubus idaeus), puis le Murier de Logan qui est un croisement naturel entre une ronce sauvage et le framboisier, produisant la muroise que l’on peut produire au jardin. On les trouve commercialisées sous les noms de Tayberry ou Loganberry. Parmi les muriers de jardin, on peut citer la ‘Géante des jardins’, ‘Thorless Evergreen’, variété sans épines et persistante, ‘Perle Noire’, sans épines et aux fruits sucrés. Question calories la mure (57%) se situe à peu près au niveau de la Pomme et de la Pêche. Le Raisin est à 81% et la banane à 95%. Une autre mure produite par un arbre (Morus) est également comestible mais moins charnue et moins sucrée : c’est le fruit de l’arbre dont les feuilles nourrissaient les vers à soie. Photo : mure horticole
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Hortensias tardifs
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Les Hortensias ‘boule’ sont quasiment fanés sauf quelques variétés comme ‘Semperflorens ‘, ‘Renate Steiniger’’ et quelques autres. Certains prennent maintenant des teintes superbes. Mais il y a aussi des Hortensias tardifs qui, habituellement, ne commencent à fleurir que fin août (cette année la chaleur de mai et juin les a rendus précoces). C’est le cas des Hydrangeas dits à boutons de pivoine (photo), les ‘involucrata’, qui vont épanouir leurs inflorescences jusqu’aux gelées. Leurs grandes feuilles sont sensibles au soleil ardent et au froid, ils nécessitent donc la protection des grands arbres. C’est aussi le cas des ‘aspera’, ces Hydrangeas aux grandes feuilles rugueuses dont les inflorescences mauves aux longues étamines bleues n’apparaissent généralement qu’en août pour les ‘villosa’ voire septembre pour ‘Kawakami’, cet asiatique aux inflorescences géantes qui peut atteindre 3 mètres ! Les paniculés (‘Vanille Fraise’ étant le plus populaire), commencent à fleurir blancs en juillet et prennent, en plein soleil, en août et septembre, des teintes roses ou rouges. Ceux à feuilles de chêne (quercifolia) fleurissent aussi très longuement et sont encore très beaux en septembre, parfois rougissant, mais préfèrent un terrain bien drainé (attention au Phytoptora) et un soleil filtré. Un jardin d’Hortensias bien choisis, peut donc profiter des floraisons, de juin (cette année c’était mi-mai pour l’Hortensia ‘Cap Sizun’, une création horticole bretonne!) aux gelées, soit 5 à 6 mois de floraison. Au courant de l’automne elles seront accompagnées des Camellias sasanqua fleuris, suivis par les Camellias d’hiver et de printemps. La floraison des Rhododendrons fera la jonction avec celle des premiers Hortensias. Un jardin de terre acide dite ‘terre de bruyère’ sera fleuri toute l’année grâce à ces 3 végétaux : Hydrangeas, Camellias, Rhododendrons !
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Fin d’été au jardin !
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En septembre les achats de plantes reprennent. Planter quand la terre est encore chaude et plus humidifiée convient bien aux conifères et en général aux végétaux à feuillage persistant mais il s’agit bien sûr de plantes en containers. Les plantes de terre acide, Rhododendrons, Camellias, Hydrangeas sont aussi à planter ce mois-ci. En règle générale en Bretagne la terre est suffisamment acide pour se passer d’ajouter de la ‘terre dite de bruyère’. Il convient de faire un trou très large, si possible plusieurs jours avant la plantation et, le jour ‘j’, avec un fourchette par exemple, griffer les racines de la motte trempée au préalable. Bien arroser dès la plantation effectuée, même par temps de pluie, afin que la terre tout autour de la motte et en profondeur soit bien mouillée. Ajouter du terreau du commerce ? Si la terre est naturellement riche elle peut aisément s’en passer, car il faut souvent payer cher pour avoir un bon terreau sombre ou noir, ne contenant ni fibres ni écorces. Compost ou non ? Oui s’il est bien décomposé. De préférence l’étaler sur le sol, l’arrosage et les pluies perfuseront les éléments nutritifs vers les racines, sans risquer de les brûler. Planter en automne c’est gagner un an pour la croissance de la plante, car les racines peuvent commencer leur accroche avant l’hiver. Les plantes moins rustiques attendront le printemps. Les bulbes des plantes à floraison printanière sont également à planter maintenant, à une profondeur d’environ 2 à 3 fois leur hauteur, dans une terre drainante : ajouter des gravillons si la terre est trop lourde. Ils vont sortir de leur dormance et s’enraciner. En climat doux et terrain drainé les bulbes, cormes et tubercules de plantes à fleurs peuvent rester en place toute l’année.
Au potager : la Phacélie, engrais vert, est semée et va lever rapidement. C’est la garantie d’une terre propre en février ! |
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Floraisons remontantes
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Septembre est le mois des floraisons remontantes : c’est le moment de les recenser si l’on veut planter cet automne ce type de plante qui assure une seconde floraison en été déclinant. Il suffit d’observer les massifs des jardins et les haies arbustives. Si les floraisons non remontantes ont le charme de l’éphémère, il est vrai que beaucoup de jardiniers sont attirés par les floraisons longues et remontantes. La mise à fleur a pour but d’attirer les insectes pollinisateurs qui féconderont la plante pour la grenaison qui assurera la survie. En principe une plante ayant fleuri et produit ses graines ‘a fini son travail’ : elle refait ses réserves pour l’année suivante. Sur un certain nombre de végétaux, empêcher la plante de faire ses graines et couper la fleur venant tout juste de faner, favorise la production de nouvelles fleurs en abondance. D’où aussi l’intérêt de couper les restes des fleurs fanées sur les rosiers remontants afin que les floraisons suivantes soient spectaculaires (exemple ‘Sourire d’Orchidée’). Certaines Clématites de printemps refleurissent aussi en deuxième partie d’été. C’est le cas de ‘The President’, ‘Julia Correvoy’,’Multiblue’, mais les fleurs sont en général moins grandes. Certaines vivaces comme les Coréopsis, les Népétas peuvent fleurir 3 fois du printemps à l’automne si elles sont rabattues après la première floraison. Parmi les arbustes qui ‘remontent’, en dehors des rosiers, il y a l’oranger du Mexique (Choïsia ternata) qui fleurit au printemps puis en août et septembre, ainsi que des Viornes, Hortensias et Céanothes. Parmi les vivaces : le Népéta, les Géraniums vivaces s’ils ont été rabattus, mais d’autres géraniums vivaces fleurissent de mai au gelées, c’est le cas de ‘Rozanne’ et ‘Jolly Bee’. Un seul plan de ces géraniums peut, au bout de 2 années de culture, couvrir jusqu’à 2m². Photo : Oranger du Mexique (Choïsia ternata)
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« Plantes qui puent…
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…qui pètent, qui piquent ». Excusez-moi, c’est le titre d’un livre offert à un enfant par sa Mamie. Et que des amis facétieux m’ont procuré récemment. Je pensais simplement l’ouvrir puis le ranger comme souvenir, mais j’ai calé devant la qualité pédagogique de ce livre très sérieux qui aborde d’une manière ludique le monde des plantes. Il est illustré de façon très expressive et souriante. Il y a, dans ces 83 pages, des plantes qui saignent, qui collent, qui crachent, qui griffent, qui brûlent, qui se cramponnent, etc. Parmi ces dernières la ‘Grimpole branchue’ (photo), très courante, qui ressemble à un pissenlit, aux tiges entièrement garnies de poils équipés de minuscules crochets qui empêchent les insectes de grimper ! Une petite cartouche signale que la plante est comestible quand elle est jeune, et ailleurs, les auteurs affichent le nom botanique de la plante et les différents noms communs recensés : Picris hiéracioïdes, la Picride, l’Epervière, Herbe à la crôpe... Parmi les ‘plantes qui pètent’, le Spartium junceum, genêt d’Espagne, aux gousses éclatant en un bruit sec. Une plante qui brûle, ‘l’herbe aux gueux’, c’est la Clématite sauvage, Clematis vitalba, que les mendiants utilisaient, il y a bien longtemps, pour provoquer des plaies sur leur peau qui les faisaient prendre en pitié à la sortie des églises. Une plante qui pue : l’herbe à cauchemar ou rue puante, la Ruta graveolens. Son odeur éloigne ses prédateurs potentiels, car c’est une plante très utile, à la base de nombreux médicaments, et qui constituait autrefois un efficace contrepoison. Ce livre est un bon moyen d’apprendre les plantes aux enfants : ils comprendront vite que le monde végétal fait partie du monde vivant. Hommage aux auteurs, Lionel Hignard (ethnobotaniste) et Alain Pontoppidan (arboriste). Les illustrations sont de Yann Le Bris. Editions Gulf Stream. Photo : Epervière
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Automne
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Les catalogues arrivent qui nous rendent envieux de ces plantes magnifiques, au risque d’être déçus lorsque nous recevons le colis avec ses petits godets de vivaces. La suite sera-t-elle conforme aux promesses ? Il faut plus d’une saison pour obtenir ces floraisons généreuses, à condition que les plantes aient été situées à la bonne place et dans les conditions de sol qui lui seront favorables : une plante de plein soleil ne s’épanouira pas à la mi-ombre, une plante de terre calcaire souffrira en terre acide, une plante de terrain sec dépérira en terrain humide non drainé, une plante gélive aura du mal à passer l’hiver…Ces informations sont souvent maigres dans les catalogues. En règle générale il est préférable d’acheter, sans frais de port, en jardinerie de proximité ou en pépinière où les plantes sont exposées et des conseils donnés (surtout en pépinière). L’achat à distance est utile lorsqu’on ne peut se déplacer ou si l’on cherche une plante moins courante, non disponible localement. Cochenilles: septembre en véranda est favorable au développement des cochenilles qui aiment chaleur et humidité. Les farineuses s’enveloppent de filaments cotonneux blancs rosés. Les grises ont une carapace. Elles sucent la sève et la plante qui s’affaiblit peut en mourir. Un traitement par huile ou savon noir mélangés à de l’alcool (sans insecticide toxique) asphyxie le parasite. En cas de présence réduite, utiliser un coton-tige trempé dans l’alcool à 90° pour éliminer chaque cochenille, ou les écraser avec les doigts. Si la plante est envahie, il est préférable de la brûler pour éviter la contagion. Au potager : Il est encore possible de semer des épinards. Ne pas trop effeuiller les plants de tomates afin que la photosynthèse puisse encore augmenter le taux de sucre. Si les déchets verts de tontes contiennent des feuilles mortes, ainsi plus équilibrés en matières organiques, ils peuvent être mélangés au tas de compost ou étalés sur la terre du potager et dans les massifs.
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A vos bulbeuses !
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Malgré la dureté de la terre surtout lorsque la base est argileuse, c’est le bon moment pour planter les bulbes à floraison printanière, même si la pioche est parfois nécessaire actuellement! Plusieurs méthodes sont possibles pour obtenir de beaux massifs de bulbeuses. Au choix : l’effet de masse en jetant différentes espèces de bulbes qui se répartiront au hasard sur la pelouse ; après quelques correctifs, ils seront plantés là où ils seront tombés. Effet naturel garanti. Mais il faudra s’abstenir de tondre cet espace tant que les feuilles de ces plantes ne seront pas fanées afin d’assurer la floraison pour l’année suivante. Les anglais pratiquent beaucoup cette méthode. On peut préférer créer une plate-bande de bulbeuses et miser par exemple sur une monochromie blanche, lumineuse à mi-ombre en mélangeant Crocus, Jacinthes, Narcisses et Anémones : la floraison s’étalera sur 2 mois au printemps. Ou associer le bleu et le jaune. Les bulbes peuvent aussi être placés dans un massif d’arbustes et de vivaces : une floraison continue embellira le jardin, de l’épanouissement des Camellias à celui des Rhododendrons. Et pourquoi pas les bulbes en pots qui seront déplacés selon l’humeur, ou pour combler un vide ? Pour les épris des fleurs simples, se répand l’offre de bulbes botaniques, bulbes d’origine de la plante. On les trouve de plus en plus facilement pour les tulipes, qui sont étonnamment belles, les anémones et les narcisses. Ils se multiplient naturellement dans le jardin. Parmi les bulbes moins répandus penser aux Ipheions (Etoile du printemps), Chionodoxas (Gloire des neiges), Erythroniums (Lis des bois qui aiment l’ombre) ou les Camassias en plein soleil. Et des Eremurus (Lys des steppes) associés à l’Ail d’ornement bleu violet, donneront du relief. Quelque soit le choix, pour un meilleur rendu, ne pas trop disperser les bulbes. Photo : Tulipe botanique chrysantha
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| Lune et jardinage |
C’est un thème devenu incontournable dans des revues de jardinage. Mais rien dans ce domaine n’a été prouvé. On navigue donc entre croyances et lieux communs. Ce n’est pas parce que la lune influe sur les Océans dans le phénomène des marées (ce qui est scientifiquement prouvé), et sur les humains et animaux par la luminosité que la pleine lune peut générer en pleine nuit, qu’elle influe sur la croissance des végétaux : ce n’est pas le « lune montante » qui fait monter la sève ! Des tests ont été décrits. Ainsi, dans un même potager, donc dans la même terre et dans les mêmes conditions climatiques, des cultures identiques ont été réalisées, en double, la même année, les unes tenant compte des recommandations de la méthode lunaire, les autres en pratiquant différemment. Les résultats n’apportent aucune conclusion démontrant que la méthode lunaire est efficace ! Le Soleil a une influence fondamentale sur la croissance des végétaux par la photosynthèse, mais pas la Lune. C’est toutefois une croyance qui a la vie dure comme celle qui affirme que la pleine lune fait augmenter le nombre des accouchements dans les maternités : les statistiques réalisées sur des millions de naissances montrent qu’il n’en est rien. Oh, ce ne sont pas ces quelques lignes qui dissuaderont les convaincus, tant il est vrai que la science ne commande pas les croyances et réciproquement. Alors chacun continuera ses pratiques, convaincu d’être dans le vrai. Les taupes aèrent les sols, mangent vers blancs et limaces, et non les légumes. Elles contribuent à l’équilibre de la nature. En Allemagne elles sont protégées. Si les taupinières nous importunent, récupérons-en la terre qui est fine et riche : elle servira aux semis et aux potées. Après un ratissage, il ne restera que les trous. Pas de méthodes douces efficaces pour les éloigner. Pour les méthodes radicales : voir en jardinerie.
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| Les paillages |
L’intérêt du paillage n’est plus à démontrer. Quel paillage choisir? La tentation est forte d’acquérir du paillage plastique lorsque l’on réalise une haie ou un massif arbustif. Plastique, feutre, copeaux ? La revue mensuelle « La gazette des jardins » relate l’expérimentation effectuée depuis 6 ans par l’Association « Arbres et paysages d’Autan », sur une plantation de frênes. Sachant qu’une plantation d’arbres doit privilégier la croissance en diamètre du tronc plutôt que son allongement afin d’obtenir des arbres solides au vent, plusieurs types de paillage ont été adoptés sur la parcelle: plastique, dalles, feutres, copeaux. Des arbres témoins, sans paillage, étaient également plantés. Le gagnant est…le paillage avec des copeaux. En 6 ans la croissance en diamètre et en hauteur est plus importante avec ce type de paillage biodégradable qui augmente le potentiel nutritif des plants par l’enrichissement du sol en matière organique au fur et à mesure de leur dégradation. Compte rendu détaillé de cette expérience sur le site internet www.arbresetpaysagesdautan.fr ou dans La Gazette des Jardins de septembre 2011, revue disposant également d’un site internet : www.gazettedesjardins.com . Si, malgré cela, un paillage plastique est adopté, il est recommandé de l’enlever au bout de 3 ans sinon le sol s’épuise sans pouvoir être nourri naturellement. Les copeaux peuvent s’acheter, dans des centres de recyclage des déchets végétaux, dans des scieries, ou se faire chez soi au sécateur (c’est long !) ou au broyeur acheté voire loué, éventuellement entre plusieurs jardiniers. Protections hivernales : y penser dès à présent, sans toutefois les installer encore, pour ne pas être pris au dépourvu si l’hiver est précoce. L’an passé il a neigé le 28 novembre. Ne pas abuser de ces voiles qui font parfois plus de mal que de bien par la condensation provoquée. Photo : paillage feutre
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Protections hivernales
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Dès l’automne des jardins se peuplent de silhouettes fantomatiques, végétaux emmitouflés dans des voiles, parfois à tort. Inutile de protéger un Palmier de Chine (Trachycarpus fortunei) résistant à moins 20°c ou un Bananier dit du Japon bien qu’étant de Chine, (Musa Basjoo) qui supporte moins 12°C. Si les feuilles disparaissent dès les premiers gels ou si le stipe (tronc) est atteint, il renaîtra au printemps. La Fougère arborescente de Tasmanie (Dicksonia antarctica) accepte moins 12°C, mais le sommet du stipe d’où naissent les frondes devra être abrité de la glace, par exemple par un manchon de paille ou de fougères sèches ou même un parapluie solidement fixé. En jardin de bord de mer, exposé au soleil, il est rarement nécessaire d’utiliser des protections sauf si les vents froids du nord-est l’atteignent, car la température ressentie sera abaissée. Un test : lorsque les Géraniums de Madère passent habituellement l’hiver en pleine terre sans dommage, le jardin court peu de périls hivernaux et une surveillance météo quotidienne permettra d’évaluer les risques avant de protéger. L’utilisation de voile d’hivernage est à double tranchant car il provoque une condensation qui peut geler. L’idéal serait, avec discernement, d’entrouvrir le voilage dans la journée. Eviter d’utiliser le plastique : risques de pourriture à moins qu’il soit bien aéré et ne touche par la plante ! Mieux, des protections hivernales en toile de jute, textile naturel : de vieux sacs de pommes de terre feront l’affaire. Pour les vivaces et les plantes basses fragiles qui perdent leurs parties aériennes en hiver, prévoir des fougères sèches et des feuilles mortes qui seront maintenues par des branchages sans tasser excessivement le tapis protecteur. Mais chaque secteur du jardin bénéficie d’un « microclimat » spécifique qu’il est souhaitable de connaître, grâce à l’observation.
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| Les étiquettes |
L’étiquette a pour objectif d’identifier espèces et variétés dans le potager et le jardin d’agrément par souci de précision ou tout simplement pour aider la mémoire, surtout lorsque les variétés sont nombreuses. Beaucoup de jardiniers s’interrogent pour savoir comment obtenir des étiquettes qui résistent durablement au temps, en évitant un achat parfois onéreux d’étiquettes souvent peu esthétiques s’intégrant mal dans l’environnement d’un jardin d’agrément. Quelques idées glanées : des containers de végétaux découpés en lanières, des lames de stores vénitiens, du zinc de gouttières usagées, découpé en triangle, des morceaux de tuile ou de pots de terre, des déchets d’ardoises (photo), etc. L’écriture sera réalisée au feutre indélébile, à la peinture, ou, sur ardoise, par exemple, au blanc correcteur. L’artiste utilisera peut-être la pyrogravure, sur bois ou sur métal voire l’illustration dessinée ou peinte. Si malgré tout le choix se fait sur l’étiquette classique jaune ou blanche en plastique, l’écriture au crayon graphite, à condition qu’il soit gras, sera durable. L’étiquette, une fois fixée sur un tronc ou une branche, par un fil métallique, synthétique ou naturel devra être surveillée afin que la plante ne soit pas étranglée lors de sa croissance! Elle peut-être simplement fichée en terre et restée discrète au sein d’un massif.
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| Erables du Japon |
En ce moment leur feuillage est tout feu tout flamme : c’est le point de mire au jardin. L’Erable du Japon convient aux jardins de moyenne dimension car ils grandissent peu et très lentement, certains sont même qualifiés de nains. En règle générale la terre acide de Bretagne leur convient très bien sans rajout de terre dite de bruyère, mais ils n’aiment pas la terre argileuse compacte qui retient l’eau et peut favoriser une maladie cryptogamique mortelle, la Verticillose causée par un champignon qui envahit et bouche les vaisseaux de l’arbre. Ne jamais replanter un Erable à l’endroit où un autre Erable en est mort. Il lui faut une terre acide et drainée. Il n’aime pas non plus la sécheresse, ni le plein soleil qui font du dégât sur les feuilles. L’Erable du Japon peut se cultiver dans un grand pot à condition que l’évaporation puisse se faire à travers ses parois. Sa rusticité est très bonne, mais cultivé en pot prendre la précaution d’isoler les racines du gel intense. Parmi ces petits arbres, trois ‘coups de cœur’ : Acer palmatum ‘Senkaki’ ou ‘Sango-Kaku’ dont les rameaux prennent en hiver une couleur corail (photo), Acer palmatum ‘Kagiri-Nishiki’ ou ‘Roseomarginatum’ dont les petites feuilles vertes sont marginées de blanc et de rose, Acer japonicum ‘Aconitifolium’ (à feuilles d’Aconit) qui devient rouge flamboyant en automne. Pour avoir des conseils judicieux visiter en ce moment la collection de M. Le Cam aux pépinières botaniques armoricaines à Saint-Adrien au sud de Guingamp. Photo : Erable ‘Sango-Kaku’ en hiver
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| Annuelles et vivaces |
Le terme vivace s’applique aux plantes herbacées. Ne pas confondre vivace et persistant, terme s’appliquant aux ligneux (arbres, arbustes, arbrisseaux) à feuillage pérenne. Une vivace est une plante qui vit plus de deux ans (Aster, Anémone du Japon Ancolie, etc.). Son système végétatif aérien peut disparaître en hiver mais la souche reste bien vivante. Une annuelle est une plante qui meurt quand elle a fini son cycle végétatif d’une année (Œillets d’Inde, Ageratum, Grande Capucine, Tournesol, etc.).Une bisannuelle l’effectue sur deux ans, depuis le semis en automne-hiver (développement du système racinaire et du feuillage) à la floraison l’année suivante (Digitale, Pensée, Persil, Carotte). Les trisannuelles ont un cycle sur trois ans (Artichaut, Vipérine). Certaines annuelles sont des vivaces dans leur climat d’origine et peuvent se comporter ainsi en climat très doux (Lobelias, Dascia). Les plantes monocarpiques (du grec ‘monos’ = unique et ‘karpos’ = graine) sont des plantes qui meurent après production de graines. C’est le cas bien connu de l’Agave qui peut fleurir au bout de 10 ans, de Bambous, de l’Angélique. Certains jardiniers utilisent peu les annuelles considérant qu’elles demandent beaucoup de travail, qu’elles sont éphémères et coûteuses, sauf à en récolter les graines chaque année pour effectuer des semis sous châssis. Certaines annuelles se sèment aisément en pleine terre en avril et se ressèment naturellement: Cosmos, Eschscholzia dit Pavot de Californie, Lupin annuel dominent en jachères fleuries pour un très beau résultat. L’utilisation des vivaces est moins astreignante puisqu’elles peuvent vivre de nombreuses années, qu’elles s’étoffent, peuvent se bouturer, se ressemer, se diviser. Une division de rajeunissement au printemps est nécessaire au bout de 3 ou 4 ans quand la plante prend trop de place et fleurit moins. Photo : Géranium vivace ‘Jolly Bee’, de mai aux gelées
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Créer son potager
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Choisir un emplacement ensoleillé, éloigné des racines d’arbres, abrité des vents dominants, proche du point d’eau et de l’abri à outils. Une haie d’arbustes filtrant et freinant le vent, protège le jardin sur une distance de 10 fois (!) sa hauteur. Elle est préférable à un mur ou une haie compacte, type mur végétal provoquant des tourbillons dévastateurs. Pour des légumes de base compter un minimum de 30 m² par personne à nourrir. Mais, pour débuter, commencer petit. Des parcelles un peu surélevées entre des planches ou des briques favoriseront le drainage et le travail. En prévoir 4. Dans la parcelle 1, les légumes « feuilles » : chou, laitue, poireau en compagnie d’un légume « fruits », la tomate, qui ont besoin d’une terre bien nourrie. Dans la 2, les légumes « racines» : carotte, betterave, radis qui se plaisent avec les légumes « bulbes » : ail, oignon, échalote qui se contentent de peu (pas de fumier qui peut faire pourrir). Dans la 3, les légumes « graines » : haricot, pois, fève qui fixent l’azote dans la terre (bon pour la suite l’an prochain). La 4e parcelle accueillera les pommes de terre et sera enrichie par un engrais vert (phacélie mellifère ou autre) semé après la récolte. Chaque année il faudra pratiquer une rotation pour éviter d’épuiser la terre et de fixer des risques de maladies. Artichauts et fraisiers, plantés à part, resteront 3 ans au même endroit. La présence de fleurs, soucis, œillets d’Inde, capucines peut éloigner des légumes certains nuisibles. Les plantes aromatiques et condimentaires seront regroupées à part en secteur très ensoleillé (mais persil en zone ombrée). Il serait bon aussi d’analyser sa terre (kit en jardinerie) pour prévoir les améliorations à apporter. Il ne reste plus qu’à établir le calendrier des semis et plantations sachant que les premiers « basiques » à cultiver seront ail, échalotes, petits pois lisses en janvier février. Photo : potager fleuri
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2 - Livres
L'Atlas de la flore des Côtes-d'Armor

C'est le fruit d'un travail d'inventaire de terrain réalisé pendant 25 ans par Daniel Philippon, Rémy Prelli et Laurent Poux, avec l'aide de plusieurs correspondants botanistes. Réalisé en collaboration avec le Conservatoire botanique de Brest, cet ouvrage présente sous forme synthétique et cartographique le résultats d'observations faites pour 1520 espèces de plantes vasculaires.
Une présentation générale des Côtes-d'Armor (relief, géologie, climat, hydrographie, éléments de paléobotanique...) et un aperçu de l'histoire de la botanique sans le département permettront de situer la flore dans son contexte géographique. L'analyse et le traitement des données présentées dans cet atlas éclaireront également le lecteur sur les principaux traits de la richesse et de la diversité floristique du département.
Cet atlas s'adresse bien entendu aux spécialistes de la botanique, mais également aux personnes passionnées par la nature et à tous ceux qui se préoccupent de la conservation de la flore et des paysages de ce département.
Daniel Philippon, Rémy Prelli et Laurent Poux sont trois enseignants passionnés de botanique.
Cet ouvrage peut être consulté par les adhérents de la SHCG en s'adressant au siège de l'association, ou être acheté aux éditions Siloé
"Jardins publics et jardins privés en Côtes d'Armor"
C'est le titre d'un ouvrage, publié en mars 2007, avec le soutien du Conseil Général des Côtes d'Armor et du Comité Départemental du Tourisme. Textes et photos de Dominique Lenclud et Hervé Guillaume, aux éditions "Le lou du lac" (contact : herve@leloudulacediteurs.com ). Cet ouvrage nous invite à un très beau parcours à travers le département pour découvrir les "perles" du département : jardins, villes, villages ... Kerdalo, Kestellic, Le Botrain, La Roche-Jagu, Ker-Louis, Saint-Gilles-Vieux -Marché, Saint-Juvat, la collection de Camellias de Fanch Le Moal, etc. (140 pages, plus de photos que de texte, Coût : 25€)

Pour mieux connaître les plantes de la nature et les identifier
Deux ouvrages de base :
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- la "Flore portative complète" de la France, la Suisse, la Belgique pour identifier les plantes de la nature, de Gaston Bonnier et Georges de Layens, aux éditions Belin
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- le "Guide des fleurs sauvages" (du Nord-Ouest
de l'Europe) de Richard Fitter, Alastair Fitter, Marjorie Blamey, aux
éditions Delachaux et Niestlé
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