Bibliothèque 

 

 

 

Inventaire des livres et brochures

 de la Société d’horticulture de la Côte du Goëlo

 

Le fond  compte environ 120 ouvrages que vous pouvez emprunter gratuitement, si vous êtes adhérent de la SHCG, en contactant l'association (voir ICI)

 

 Vous pouvez aussi  emprunter, au siège de l'association, des exemplaires de l'excellente collection "Hommes et plantes", revue trimestrielle éditée par le conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), la collection de "Jardins de France", revue de la Société Nationale d'Horticulture de France (SNHF), les bulletins de l'Association des parcs botaniques de France (APBF) ainsi que le "Grand Dictionnaire des plantes de jardin", traduit du dictionnaire de la Société Royale d'Horticulture  britannique

Titres

éditeurs

Années

Les plantes vivaces

SNHF

1989

Philibert Commerson

Ass. Saint Guignefort

1993

La Bretagne des jardins

Claire Lecorbeiller

2002

38 000 plantes

SNHF

2001

Les Camélias

Ed. Champflour

1997

Mimosas pour le climat méditerranéen

Ed. Champflour

1997

Guide des milieux naturels (Réunion, Maldives, Rodrigues)

Ulmer

2000

Guide des plantes tropicales

Ulmer

1993

Traité des plantes tropicales

Actes Sud

2002

1001 trucs et astuces pour le jardin

Sélection du Reader’s digest

1996

Traité pratique du jardinage

F. Nathan

1969

Encyclopédie des plantes d’appartement

CAL

1977

Le jardin astucieux des 4 saisons

Terre vivante

1992

L’encyclopédie du jardinage

CAL

1978

Encyclopédie universelle du jardinage  (4 tomes)

Cercle européen du livre

1964

Amener, distribuer l’eau dans le jardin

Dargaud

1975

La taille des arbres fruitiers

La maison rustique

1957

Hydroculture, hydroponie, les cultures sans sol

Dargaud

1982

Orchids for everyone

Treasure Press                     (en anglais)

1985

La passion des arbres

Gründ

1975

Plantes médicinales

Gründ

1983

Comment soigner vos plantes d’intérieur

Bordas

1980

Créez votre jardin sauvage

Terre vivante

1989

Secrets d’une herboriste

France loisirs

1984

Le grand livre des jardins

Solar

1984

Construire son jardin

Dargaud

1984

Cultivons notre jardin sans poison ou l’art du compostage

Le courrier du livre

1974

Se nourrir, se guérir aux plantes sauvages

Tchou

1977

Petit guide panoramique des plantes médicinales

Delachaux et Niestlé

1975

Guide des fleurs sauvages

Delachaux et Niestlé

1976

Comment tailler vos arbres

Fammarion

1970

La taille des arbres libres   (fruitiers)

Terre vivante

1991

Les secrets de Mr Rose      (potager - verger)

Le télégramme

 

Les secrets de Mr Rose      (arbustes - vivaces)

Le télégramme

1998

Les secrets de Mr Rose      (les fleurs du jardin)

Le télégramme

1997

Les cultures associées

Ulmer

2000

Pour réussir jardins de fenêtres et terrasses fleuries

Gründ

1985

Ravageurs et maladies au jardin

Terre vivante

1988

Plaisirs des jardins

Hacette

1956

Le petit guide du jardin biologique

Terre vivante

1985

Beautés de la flore exotique

Larousse

1955

 

Titres

éditeurs

Années

Les roses

Solar

1988

La taille fruitière et d’ornement

Dargaud

1978

Larousse jardin et jardinage

Larousse / Mon jardin et ma maison

1988

Campanulas a gardener’s guide

Batsford (en anglais)

1998

Orchidées passion

Bordas

1991

Encyclopédie des fleurs et plantes du jardin

Sélection du Reader’s digest

1982

Mon jardin sans engrais chimiques

Agriculture et vie

1971

Le jardin potager biologique

Le courrier du livre

1972

Fleurs des champs et des bois

Delachaux et Niestlé

1961

Les bourgeons s’ouvrent

Flammarion

1952

Les jardins d’agrément

Le livre de poche

1967

L’utilité des mauvaises herbes

Edisud

1978

Votre jardin potager bio

Vie naturelle

1997

Bouquets traditionnels      (fleurs séchées)

Dessain et Tolra

1984

Comment on signe son jardin

Truffaut

1965

Jardins alpins

La maison rustique

1962

L’art floral             bouquets des 4 saisons

Solar

1983

Le langage des fleurs

Solar

1974

Les fleurs des 4 saisons au jardin biologique

Terre vivante

1988

Voyages et survie des plantes au temps de la marine à voile

Champflour

2000

Les journées des plantes   Courson 2004

 

2004

Les journées des plantes   Courson 2005

 

2005

Louisiana trees and shrubs

Claitor’s book store            (en anglais)

1945 1965

Wild flowers of Louisiana

Claitor’s book store            (en anglais)

1942

Gardenning with native plants of the south (of USA)

Taylor                                   (en anglais)

1994

Le livre du bouquet

Dargaud

1983

Roses et rosiers

Dargaud

1979

Se nourrir au bord des chemins

Vie et action

1979

Les vertus des plantes

Ramsay

1980

Les limaces sous contrôle

Terre vivante

1991

Le jardin idéal des bêtes

Terre vivante

1992

Secrets et vertus des plantes médicinales

Sélection du reader’s digest

1977

La cueillette 10 mois de l’année

CAL

1979

Plantes d’appartement

Gründ

1987

Plantes grimpantes

Gründ

1985

Docteur arbre

France Empire

1987

Les trucs du jardinier

Dargaud/Rustica

1993

Fleurir le jardin

Dargaud/Rustica

1979

Connaître son sol

Dargaud/Rustica

1982

Les plantes grimpantes

Dargaud/Rustica

1980

Votre potager biologique

chantecler

1981

Le jardin biologique

Dargaud/Rustica

1981

 

Titres

éditeurs

Années

Planter des haies

Sciences et Techniques agricoles

1987

La fécondité de la terre

Triades

1975

Vos plantes aromatiques

Terre vivante

1993

Le jardin de groseilles, framboises et autres petits fruits

Terre vivante

1989

Mon jardin sauvage, fleuri et productif

Terre vivante

1986

Fleurs sauvages

Hachette

1972

Créer une mare

CPN

1998

Gérer une mare

CPN

1999

Les nouveaux espaces de jeux naturels

Terre vivante

2001

Cultivez votre jardin

Denoël

1961

La consoude, trésor du jardin

Ed. de Terran

2002

Mon paradis

Terre vivante

1984

Le jardin en pots

Bordas

1993

Parasitisme et luttes naturelles

Ed. de la lanterne

1977

Bassins, plans d’eau, mares, étangs

L’ami des jardins

1992

Plantes culinaires

France Loisirs

1999

Les haies

L’ami des jardins

1998

Les plantes aquatiques

Albrecht Philler

1981

La santé à la pharmacie du Bon Dieu

Ennsthaller

1992

Les plantes médicinales

Grange batelière

1969

200 plantes d’appartement en couleurs

Maison rustique

1978

Fleurs des Alpes 1                               (12)

Petits atlas PAYOT

 

Fleurs des Alpes 2                               (27)

Petits atlas PAYOT

 

Fleurs des champs 1                          (13)

Petits atlas PAYOT

 

Fleurs des champ2s                           (20)

Petits atlas PAYOT

 

Flore des marais                                 (26)

Petits atlas PAYOT

 

Abeilles                                                 (42)

Petits atlas PAYOT

 

Fleurs des bois                                     (14)

Petits atlas PAYOT

 

Fourmis                                                (5)

Petits atlas PAYOT

 

Coléoptères et autres insectes          (4)

Petits atlas PAYOT

 

Fleurs du jardin                                   (36)

Petits atlas PAYOT

 

Arbres                                                   (11)

Petits atlas PAYOT

 

Plantes médicinales                           (21)

Petits atlas PAYOT

 

Plantes d’intérieur                              (28)

Petits atlas PAYOT

 

La lune et ses influences

Maison rustique

1974

Comment réussir vos arbustes à fleurs

Mon jardin et ma maison

 

Comment réussir vos plantes de terre de bruyère

Mon jardin et ma maison

 

Les arbres des petits jardins

Mon jardin et ma maison

 

Bassins et jardins d’eau

Mon jardin et ma maison

 

Le roman des roses

SAM.

1954

L’essentiel sur les géraniums vivaces

S N H F

 

L’armoire aux herbes

Les écrits de France

1966

 

 

 

Pour réduire les risques

liés aux pesticides :

Charte

« Jardiner au naturel ! »

La Bretagne souffre d’une contamination importante des eaux par les pesticides. De sorte que la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires est devenue une question de santé publique. Parmi les divers utilisateurs potentiels, les particuliers et jardiniers amateurs sont concernés. Leurs pratiques doivent évoluer.

En tant que porteur de programmes de préservation de l’eau, le SMEGA (Syndicat mixte environnement du Goëlo et de l'Argoat) a travaillé à l’établissement d’un partenariat avec les distributeurs (jardineries) des bassins versants du Trieux, du Leff et de l’Ic pour que l’information sur les pesticides et sur les changements de pratiques apparaisse plus clairement dans les lieux de vente.

Ce partenariat doit se concrétiser sous la forme d’une charte « Jardiner au naturel, ça coule de source » qui marquera l’engagement des différents partenaires : professionnels, associations et pouvoirs publics.

Le principe de base de la Charte consiste à coordonner une action de promotion des techniques alternatives par les surfaces de ventes (agir sur l’offre) et une action d’information et de communication des jardiniers amateurs (agir sur la demande) par le biais notamment des bulletins d’information communaux et intercommunaux.

Une charte qui répond aux enjeux sanitaires et environnementaux

La charte « Jardiner au naturel, ça coule de source ! » est née de la volonté de mieux informer les particuliers sur les problèmes posés par les pesticides tant sur l’eau que sur l’environnement et la santé publique. Le fait est avéré : les teneurs excessives en désherbants retrouvés dans les eaux nuisent à la faune aquatique et génèrent des coûts de traitements importants pour tenir les normes de production d’eau potable. Trop souvent présentés comme une solution incontournable d’entretien du jardin et des abords de la maison, les pesticides nuisent à la santé humaine et perturbent les équilibres écologiques.

 

 

Des engagements précis

En signant la charte, les enseignes s’engagent  à :

-          Former leurs vendeurs aux solutions sans pesticides ;

-          Disposer en magasins du maximum de solutions sans pesticides ;

-          Décliner les supports de communication créés par les pouvoirs publics et les associations ;

-          Apporter à chaque client demandeur d’un conseil, une information sur les risques et sur les solutions sans pesticides.

De leur côté, les pouvoirs publics et les associations s’engagent à :

-          Former les vendeurs des jardineries signataires sur les risques liés aux pesticides et sur les solutions sans pesticides ;

-          Concevoir des outils de communication et les mettre à disposition des jardineries ;

-          Prendre en charge un plan de communication en direction du grand public visant à promouvoir les solutions sans pesticides ;

-          Evaluer la mise en œuvre de la charte à travers différents outils (enquête consommateur, enquête sur la mise en place des supports, enquête qualitative, recueil des chiffres de vente).

 

 

Des associations engagées

La mise en place de la charte est initiée en partenariat avec les associations locales, parties prenantes de la démarche.

Sur le territoire concerné, les associations associées à la démarche sont les suivantes : Eau et Rivières de Bretagne, Côtes d’Armor Nature Environnement, Association pour la protection des bassins versants du Frout et du Trieux, Bretagne Vivante - Section Trégor Goëlo, De la source à la mer, CLCV, Société d'horticulture de la Côte du Goëlo, l’AAPPMA St Brieuc-Quintin-Binic, (ARPE), (CANE).

Leur rôle est important à plusieurs niveaux :

-          une validation objective du projet

-          l’information du grand public (les associations peuvent jouer le rôle de stimulateur local de l’évolution de la demande des consommateurs sur les alternatives aux pesticides

-          une veille permanente sur les engagements des jardineries

 

Des jardineries attendues

Sur le territoire des bassins versants du Trieux, du Leff, de l'Ic et des ruisseaux côtiers, 20 jardineries ont été pressenties pour participer à la charte.

1

 

 

Le Jardin exotique de Roscoff qui est géré par une association,

le G.R.A.P.E.S a besoin de vous

 

ASSOCIATION  G.R.A.P.E.S.

JARDIN EXOTIQUE DE ROSCOFF

BP 54 -  29682 ROSCOFF CEDEX

Tel : 02.98.61.29.19   Contact : Mme Edern

 www.jardinexotiqueroscoff.com

grapes@wanadoo.fr

 

 

Le Jardin exotique de Roscoff

a besoin de votre soutien !

 

Nous avons besoin de matériel en particulier d'un gros broyeur ce qui  permettra de gérer nos déchets pour faciliter le compostage et fabriquer nos propres paillis.

 

Vous pouvez nous aider

en faisant un don

 

 

Merci d’avance pour votre soutien

 

Le président du G.R.A.P.E.S.

 

 

 

Chronique d'un jardin breton ( archivage)

 

 

23 décembre 2009

Officiellement l'hiver est arrivé le 21 , dans la réalité il s'est emparé des derniers jours de l'automne. Cependant certaines inflorescences lui résistent bien, c'est le cas des bractées "bordeaux" de l'Arbre aux faisans (Leycesteria formosa), une Caprifoliacée semi-persistante ne craignant pas le froid, originaire de l'Himalaya (on trouve parfois le nom vernaculaire "Chèvrefeuille de l'Himalaya" pour la désigner), . Ses rameaux bien verts bambousiformes donnent une belle tonalité au jardin en hiver. En Bretagne cette plante s'acclimate très bien au point de faire des semis spontanés là où vous ne l'attendez pas. Les oiseaux (les faisans ?) sont friands de ses baies noires. Hauteur : environ  2,50 m ,  port érigé puis arqué au sommet .C'est un arbuste  facile à vivre, qui peut se rabattre complètement au pied . Il est de plus en plus répandu.

 

18 décembre

Vent violent et neige : le jardin s'est réveillé avec un visage inhabituel . Le froid ressenti  a dû descendre à -3°c, peut-être davantage. Cependant la Sauge Ananas (Salvia rutilans) résiste (elle a passé l'hiver 2008/2009 qui connut une température minimale de -9°c  tandis que les Salvia involucrata et leucantha

 ont disparu) . Le Camellia  sasanqua 'Hiryu' fleurit depuis environ un mois. La Cordyline panachée, plus fragile que la verte, a souffert  un peu du froid l'an passé mais elle s'est refaite une santé depuis et accueille la neige avec bienveillance.

 

10 décembre

 

 

La même scène au printemps et à l' automne : la "Monnaie du Pape" (Lunaria annua) se transforme au gré des saisons et donne des couleurs au jardin, illuminant le sous-bois, au printemps comme en automne et en hiver. Avant de choisir des plantes, il est bon de se demander comment elles passeront les saisons, pour essayer de faire qu'un jardin soit attractif  toute l'année.

 

2 décembre

 il s'agit de Reinwardtia indica, appelé parfois "Lin jaune" car c'est une Linacée. Plante de l'Inde et de la Chine, à feuilles persistantes, elle fleurit très longtemps : celle-ci n'a pas défleuri depuis son achat en juin (pépinières Urvoy à Andel). En principe cette floraison devrait se poursuivre tout l'hiver : son jaune lumineux éclairera les jours courts et gris. C'est une plante buissonnante d'un mètre de haut qu'on peut tenter de cultiver en bord de mer, sinon elle doit être rentrée en véranda froide ou sous tunnel pendant les mois les plus froids.

Ci- dessous, surprises du 2 décembre (mais assez communes en Bretagne ) : un Fuchsia arborescens avec ses baies, un Magnolia grandiflora qui continue à "boutonner", une Salvia guaranitica qui brave la pluie et le vent ...

 

12 novembre

De véritables bonbons acidulés les fruits comestibles de l'Olivier de Bohême (Elaeagnus angustifolia) à floraison odorante  et à feuillage caduc gris.

 Le tronc tortueux noirâtre n'est pas laid du tout.

Cet arbre rustique aime le plein soleil.

L'or et la pourpre

La sauge ananas (Salvia rutilans) et le tulipier

 

 

8 novembre

 

Le Callicarpe joliment appelé parfois l' "arbre aux bonbons", de son nom botanique Callicarpa  ("kallos" en grec = beau et "karpos" = fruits) est de la famille des Verbenacées. L'origine peut être américaine, chinoise, australienne, etc. selon les espèces. Celui-ci est une variété horticole, un cultivar appelé 'Profusion' : tout un programme ! C'est le Callicarpa bodinieri 'Profusion'. Il fleurit en été et vous offre ses  drupes (fruits non comestibles) en automne. Certains cultivars ont des fruits roses ou dans d'autres nuances de rose et de mauve. Cet arbuste est utilisé dans la pharmacopée chinoise. Il est rustique, son feuillage disparaît en hiver et les fruits peuvent persister si les petits animaux de votre jardin sont d'accord. Ses branchages garnis peuvent faire de belles décorations d'intérieur en vase. L'arbuste monte à environ 3m si on le laisse en forme libre, mais il peut se tailler.  Si vous le taillez après la floraison, vous n'aurez pas de "bonbons" ! Taillez-le plutôt en hiver. Cet arbuste se trouve facilement à l'achat dans les jardineries.

 

28 octobre

 

Ce sont des feuilles d'Erable du Japon à feuilles d'Aconit (Acer japonicum 'Aconitifolium')

Le peintre de la nature est passé par là

 

au fond un Fusain ailé de 25 ans d'âge - ailé parce que les tiges ont des excroissances semblant des ailerons  (Euonymus alatus 'Compactus).

Devant lui un arbuste de la famille des bruyères et Rhododendrons (Ericacées) : un Enkianthus campanulatus âgé aussi de 25 ans.

. Ce sont des arbustes à croissance très lente aimant nos terres acides. Devant, à gauche, l'Arbre de neige parce qu'au printemps ses inflorescences lui donnent cet aspect, c'est le Chionanthus virginicum de la famille des Oleacées. Au premier plan à droite, de Virginie également, l'Itea virginica 'Henry's Garnett"(famille des Escalloniacées). Tous ces arbustes sont caducs et flamboient à chaque automne dans des nuances différentes comme sur la palette d'un peintre.

 

Pendant ce temps-là le Geranium vivace 'Patricia' continue de fleurir....

 

 

 

20 octobre

avant la chute des feuilles, mariage des couleurs entre un Cornouiller doré (Cornus alba 'Aurea') et une Viorne qui devient 'chocolat' à l'automne (Viburnum plicatum 'Lanarth')

ici, entre une Ronce tibétaine argentée-au premier plan - (Rubus thibetanus 'Silver Fern'), un Erable du Japon (Acer palmatum 'Sango Kaku') à gauche et un Cornouiller panaché (Cornus florida 'Cherokee Daybreak') à droite.

 

15 octobre

 

C'est la Sauge 'Royal Blue' (Salvia patens 'Royal Blue') : un bleu incomparable. Elle a fleuri tardivement et  grâce à l'été prolongé!  Gélive elle est cultivée en pot  et sera rentrée sous tunnel avant les gelées. La sauge la plus rustique est la Sauge grahamii , sauge rouge qui fleurit bien dans nos jardins. La Sauge guarani (très haute : plus d'1 m) peut aussi se tenter en pleine terre, en protégeant le pied en hiver.

 

3 octobre

Le mois de septembre était le mois des remontées de floraisons, certaines dureront jusqu'aux premières gelées.

 

Le rosier grimpant 'Sourire d'Orchidée' est un hybride moderne très sain, à fleurs simples, blanches nacrées de rose, légèrement parfumées qui fleurit presque constamment depuis juin. Il ne se taille pas.
Le rosier chinois 'Mutabilis' est un buisson très florifère à fleurs simples qui changent de couleur selon leur maturité.

Ne se taille pas.

 

Le chèvrefeuille japonais Lonicera 'Dropmore Scarlet' est en train de s'approprier un Ginkgo biloba
 

 La clématite 'Multiblue' refleurit près des rosiers.

Le Viburnum 'Shasta' refleurit un peu et ses feuilles commencent à prendre une teinte chocolat.

 

 

25 septembre

Il s'agit de la fructification de Dianella tasmanica, une Lililacée originaire d'Australie (Tasmanie)  : elle a résisté à - 9°C cet hiver en pleine terre.  C'est une vivace  zhizomateuse aux longues feuilles lancéolées qui fleurit au printemps. Elle aime les sols riches et la touffe s'accroît chaque année par des rejets qui feront le plaisir des amis. Ici ses tiges, alourdies par les nombreux fruits, côtoient  les très rustiques Perovskia 'Blue Spire' (dite "Sauge d'Afghanistan"), des Lamiacées qui s'épanouissent en septembre et qu'il faudra raccourcir avant le printemps pour les inciter à buissonner.

 

 

18 septembre

 

Les feuilles  d'un Hydrangea, mais c'est un proche parent, de la famille des  Hydrangeacées : le Dichroa febrifuga est originaire du Népal à la Chine où il est très utilisé dans la pharmacopée (febrifuga = fébrifuge). Il fleurit fin août, début septembre et à l'automne apparaissent de beaux fruits bleus (toxiques). Les feuilles sont persistantes. Plante de terre acide elle a les mêmes besoins que les Hydrangeas macrophylla (mi-ombre lumineuse, humidité), mais est plus fragile que la plupart : à - 5°C elle peut mourir. Ici elle est cultivée dans un grand pot (l'inflorescence sera moins bleue qu'en pleine terre) et passe l'hiver en serre froide où il lui arrive de perdre ses feuilles qui repousseront au printemps. En bord de mer elle devrait résister en pleine terre. C'est une plante rare assez difficile à trouver à la vente.

 

8 septembre

 

Les Hydrangeas involucrata boutonnent à la manière des pivoines ( des involucres) et fleurissent de fin août jusqu'aux gelées Celui-ci est le 'Tokado-Yama'. Originaires d'Asie, ils poussent entre 400 et 2500m et ne dépassent que rarement 1,50m de hauteur. Ils supportent bien le soleil de Bretagne, mais à mi-ombre ils s'assoiffent moins rapidement en cas de "sécheresse". En ce moment (grand soleil + vent chaud + faibles pluies d'août) les feuilles pendantes des Hortensias nous réclament de l'eau car leur système racinaire  superficiel peine à trouver l'humidité qu'ils affectionnent. Il ne faut pas hésiter a leur donner beaucoup d'eau : un arrosage de surface ne suffit pas  . Il faut habituer les Hortensias à trouver l'humidité en profondeur, ce qui les force un peu à étendre  leur système racinaire.

 

27 août

Une mare a été créée à la mi-juin. L'objectif est d'en faire un lieu de vie pour les insectes et les animaux de la nature : donc pas de poissons exotiques qui sont prédateurs de larves et relativement pollueurs. L'alimentation en eau se fait grâce à un puits et les plantes jouent leur rôle de filtration et d'oxygénation. Si les grenouilles s'installent ce sera bon signe : l'équilibre sera en train de se créer... A suivre. 

 

22 août

 

'Kawakami' fait partie des Hydrangeas aspera originaires des montagnes d'Asie (triangle Népal-Java-Japon). 'Kawakami',  se caractérise par ses longues étamines bleues et ses quelques fleurs stériles, en pourtour, aux sépales d'un blanc pur. Sa floraison est  tardive (de fin août à octobre), formant un buisson érigé de 2,5 à 5 m de haut, à planter en plein soleil de préférence. Ses grandes  inflorescences (parfois 20 cm) s'épanouissent de l'extérieur vers l'intérieur. Ses grandes feuilles sont pileuses et vert sombre.

 

 18 aout

 

Les Hydrangeas paniculata sont originaires des régions montagneuses de Chine et du Japon . Ils s'épanouissent plutôt au soleil et en terrain drainé. Dans la nature ils atteignent 7 mètres de hauteur . Dans le jardin ils  peuvent se conduire sur tige. Les inflorescences apparaissent généralement sur les rameaux de l'année (contrairement aux H. macrophylla) et forment des panicules qui virent souvent progressivement du blanc au rose ou au rouge. Les précoces fleurissent en juin et les tardifs en septembre. Le nombre des cultivars est très élevé.

 

H. paniculata 'Early Sensation' (fleurit fin juin)

 

H. paniculata 'Limelight' (beaucoup de fleurs stériles)

H. paniculata 'Grandiflora'

H. paniculata 'Phantom' (beaucoup de fleurs fertiles)

H. panicula 'Unique' (des panicules  de 25 cm)

H. paniculata 'Vanille Fraise' (commence vanille et finit fraise)

 

 

 En août le jardinier peut flâner dans son jardin : la pelouse pousse moins vite (si la pluie est raisonnable) et les plantations ne sont pas de saison : c'est l'occasion d'observer afin de projeter les travaux d'automne et d'hiver. Les arbres et arbustes ont beaucoup poussé depuis le printemps (parfois de plus d'un mètre !) . Certains se gênent entre eux, font trop d'ombre aux plantes qui cherchent la lumière : les branches à éliminer sont repérées pour l'élagage hivernal et des transplantations seront nécessaires pour dégager un arbuste  à l'étroit . Une trouée dans la haie marque l'emplacement d'un arbuste qui n'a pas repris au printemps après les gels de l'hiver : il faudra choisir un nouveau plant. Caduc, il faudra jouer sur les coloris des rameaux , persistant c'est la couleur ou la forme du feuillage,  qui pourront déterminer le choix. Dans les deux cas penser au type et à l'époque de floraison. L'emplacement est-il au soleil, à l'ombre, à la mi-ombre, à la lumière tamisée ? Le sol est-il sec, drainé, humide...? La terre est-elle acide, neutre, calcaire ? Et la rusticité ? Envie d'un Palmier sur la pelouse ? Pourquoi pas ? Celui de Chine (Trachycarpus fortunei) résiste à moins 15°C, celui des Canaries (Phoenix canariensis) souffre à moins 5°C !

 

6 août

 

Les Hortensias font leur festival !

Hydrangea macrophylla 'Jogasaki' (voir ci-dessous - 27 juillet),
 cet autre qui pousse également  naturellement dans la péninsune d'Izu au Japon,

c'est l'Hydrangea macrophylla 'Izu-no-hana' (l'une des plus belles fleurs d'Hortensia ) qui fleurit en juillet et août,

Hydrangea macrophylla 'Hanabi' , autre japonais qui fleurit en juillet et remonte en septembre

 Hydrangea  villosa , chinois aux feuilles veloutées qui fleurit en août et peut monter à 3/4 mètres

 

 

27 juillet

 

L'Hydrangea macrophylla 'Jogasaki' originaire de la presqu'île d'Izu au Japon est en pleine floraison.

Le spectacle va durer jusqu'aux gelées. L'inflorescence se pigmente de rouge carmin  avec le temps. Cet Hortensia à inflorescences plates ne peut vous décevoir.  Aimant la mi-ombre  qu'il éclaire, il vous attire au jardin. A l'automne ses feuilles se colorent de rose-mauve. Il peut atteindre 1,80m.

13 juillet

Les prairies fleuries sont à la mode. Pourquoi ne pas en réaliser chez soi ? C'est possible avec un peu de méthode. Le sol doit être propre lors du semis. Ici, une bâche noire de la dimension du projet a couvert le sol d'octobre à fin mars. Lorsqu'elle fut retirée le sol était propre. Après un léger griffage du sol, le mélange acheté dans une jardinerie, a été semé, plombé , arrosé. Pour faciliter la levée des graines un voile de forçage a été placé, puis retiré lorsque les plantules ont atteint 5 cm. Ensuite la pluie et le soleil ont fait leur travail.

30 juin

Il s'agit de la Clématite à feuilles de Berce (Clematis heraclifolia), herbacée à souche ligneuse dépassant rarement 75 cm à 1m. Ses fleurs odorantes apparaissent en juillet. On peut la tuteurer , ici elle s'appuie sur une rosier 'Astronomia'. Elle est réputée rustique, mais on peut protéger la souche en hiver lorsque les tiges se déssèchent. Elles renaîtront au printemps.

20 juin

Le Tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera ) est en fleurs pour environ quatre semaines : très bel arbre caduc, rustique d'Amérique du Nord aimant les terres fraîches, acides et riches. Il se plaît en Bretagne. A réserver aux grands jardins car il monte allègrement jusqu'à 20 mètres. Il est de la famille des Magnolias (Magnoliacée) et met à l'épreuve la patience du jardinier car il ne fleurit qu'au bout de 10 à 15 ans : mais quelle récompense !

Ses grandes feuilles sont peu ordinaires et se colorent de jaune d'or à l'automne. Si vous le choisissez il peut être l'arbre-roi de votre jardin.

 

8 juin

Le Carpenteria californica est une Hydrangeacée qui pousse sur les pentes rocheuses de Californie. Les anglais l'appellent le "buisson aux anémones". A feuilles persistantes, il fleurit en juin et juillet et peut former un buisson de 1,50 m de hauteur voire 2 m. Sa rusticité a été mise à l'épreuve cet hiver: Il a bien résisté à -9°C. Le cultivar 'Bodnant' devrait même accepter les -12°C ! Il est planté au soleil car le soleil breton ne l'effraie apparemment  pas. Toutefois se méfier d'une implantation où il recevrait un soleil d'été  zénithal ,ses feuilles pourraient souffrir : dans la Sierra Nevada l'ombre des  pins le protège.

Pour l'acquérir : s'adresser à un spécialiste des Hydrangéacées , fouiner dans les "fête des plantes" ou feuilleter certains catalogues bien fournis  de vente par correspondance.

 

 

1er juin

Il s'agit de la Rose Astronomia ® 'Meiguimov',créée par Meilland en 2006. C'est la Rose aux 7 récompenses dont "Rose de l'année 2006" à Bagatelle et  3 médailles d'or internationales à La Haye, Buenos Aires... Elle fleurit de mai aux gelées : grandes fleurs simples aux 5 pétales roses et aux longues étamines formant une rosace en fine dentelle. Les feuilles sont d'un vert foncé et résistent bien aux maladies. Rosier buissonnant qui ne dépasse pas 1 m de hauteur,elle est dédiée à l'Observatoire de Paris, le plus vieux des observatoires modernes.

 

23 mai

Un arbuste pour la Bretagne : de plus en plus populaire , l' "arbre aux lanternes", Crinodendron hookerianum, de la famille des Eléocarpacées, d'origine chilienne où il affectionne les sous-bois humides. A feuilles persistantes, sa rusticité est relativement bonne : cet hiver il n'a pas été affecté par 2 ou 3 nuits à - 9°C en situation abritée des vents froids et les racines en milieu drainé. Il peut atteindre 4/5m.

 

18 mai

 

Il ne s'agit ni d'un Viburnum, ni d'un Hydrangea, mais c'est bien une Hydrangeacée caduque et rustique qui fleurit en ce moment : le Schizophragma hydrangeoides korean pousse dans les sous-bois de Corée et se cramponne pour se diriger vers la cîme des arbres. Ses inflorescences sont plates et des bractées entourent les fleurs fertiles. A planter au pied d'un arbre car  il est dans sa nature de grimper jusqu'à environ 10 mètres. Il se plaît aussi contre un mur qui lui rappelle les falaises qu'on peut le voir prendre d'assaut dans son pays d'origine. Un comportement qui le fait ressembler  à son cousin l'Hydrangea petiolaris.

Le S. hydrangeoides korean est précoce par rapport aux autres de son espèce.

 

14 mai

C'est l'époque de la floraison spectaculaire des Aubépines (Alba Spina = épine blanche) qui sont blanches dans la nature et peuvent vivre très longtemps; la plus vieille de France qui  aurait plusieurs siècles (certains disent mille ans !) est située à Saint-Mars-sur-la-Futaie, dans la Mayenne. Dans nos jardins nous plantons des cultivars rouges ou roses qui fleurissent en mai-juin. Les Aubépines ornementales sont issues de Crataegus laevigata. Ce sont des Rosacées à feuilles caduques et très rustiques.

 

 

7 mai

Les Viornes étalent leurs floraisons éblouissantes : c'est le tour des Viburnum plicatum, ici un 'Shasta', à la structure étagée, les rameaux portant deux rangées de fleurs semblables  à celle des Hydrangeas à inflorescences plates. Les cultivars  sont nombreux parmi les V. plicatum . Il n'y a que l'embarras du choix : 'Lanarth','Mariesii','Watanabe' se ressemblent par leurs structures en étage mais se distinguent par leurs ports, leurs couleurs automnales, leurs fructifications éventuelles. Il y a par ailleurs quelques 150 espèces de Viornes...pour toutes les saisons. Il est possible de réaliser un jardin de Viornes abondamment fleuri toute l'année ! Le spécialiste français est Maurice Laurent qui dispose de la Collection nationale reconnue par le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées) :

 http://www.pepiniere-laurent.fr

 

20 avril

L'Ail des Ours est en pleine floraison : plante de sous-bois humide, elle se naturalise facilement par semis . Dans ce jardin elle couvre environ 600m2. Allium ursinum est une vivace de la famille des Liliacées, connue depuis l'Antiquité comme plante médicinale (elle combat l'hypertension) . Ses feuilles (qui  se consomment en salade fraîche ou poêlées)   apparaissent en mars. La floraison dure plusieurs semaines en avril et mai et  les feuilles perdureront jusqu'au jaunissement pour disparaître fin juin, début juillet . Si l'on souhaite voir se renouveler la floraison l'année suivante il faut laisser la feuillaison aller jusqu'à son terme (comme pour toutes les plantes à bulbes) afin que se reconstituent les ressources de la plante. L'Ail des Ours est un excellent couvre-sol qui tolère peu les plantes indésirables et laisse un sol propre après la disparition des feuilles. Cependant si l'on n'aime pas l'odeur de l'ail, il faut se passer de cette plante.

 

8 avril

La Clématite du Père Armand (Clematis armandii), du nom de son découvreur, le Père Armand, botaniste français qui explora la Chine dans la deuxième moitié du XIXe siècle, vous gratifie en quelques années d'une avalanche de fleurs blanches parfumées à la vanille, sur une liane de 7 à 10 m, en mars/avril. Son feuillage  persistant ne subit les dommages du froid qu'à partir de -9°C. Vous pouvez la palissez contre un mur ou la laisser courir sur un vieux mur, ou bien l'inviter à escalader un arbre : elle ne se fera pas prier (sur la photo ci-dessus, elle a colonisé un pommier à cidre). Toutefois si vous voulez profiter de son parfum, gardez-la à portée d'odorat. Elle peut  se tailler : dans ce cas le faire après la floraison car elle fleurit sur les pousses de l'année.

 

3 avril

 

En lisière de sous-bois les Lunaria  annua  ("lune" à cause de la forme de ses fruits) sont en fleurs. La "Monnaie du pape" -son nom vernaculaire- se ressème chaque année et s'étend où elle se plaît. De la famille des Brassicacées, c'est une bisannuelle ( elle ne fleurit que la deuxième année de pousse) qui agrémente encore le jardin, en automne et en  hiver,  par ses fruits couleur de lune.

Le vent transporte ses graines et la nature dessine votre jardin.

 

 

29 mars

Parlons "Mimosa"

 

Cette année, par chez nous, le "Mimosa d'hiver" a pris environ un mois de retard pour sa floraison. Hiver  froid oblige. Il existe plus de 1000 espèces de "Mimosas" originaires des régions tempérées chaudes (plusieurs centaines sont australiennes, aucune n'est européenne). Il a été acclimaté en France au début du XIXe siècle, sur la Côte d'Azur, puis a migré vers les régions à climat tempéré doux comme le littoral breton où il prospère désormais. Sur ces mille espèces , deux  nous sont familières : le "Mimosa d'hiver" et le "Mimosa des quatre-saisons"...mais STOP : en botanique le "Mimosa" n'est pas un Mimosa. C'est  un Acacia , et l'"Acacia" n'est pas un Acacia .C'est  un Pseudacacia ou Robinier). Le véritable Mimosa est la Sensitive ou Mimosa pudica. Ainsi donc, dans la famille des Fabacées (auparavant nommées Légumineuses) , le "Mimosa d'hiver" est un Acacia dealbata et le "Mimosa des quatre-saisons", un Acacia retinodes.

Les "Mimosas" (malgré tout désignons-les ainsi) ne sont pas très rustiques : - 10°C grand maximum pour certaines espèces, mais ça dépend aussi de leur âge et de leur niveau d'acclimatation.  S'il paraît gelé, il peut repartir  de rejets racinaires. (Ses racines redoutables sont  dangereuses pour les canalisations et les murs). Un troisième "Mimosa" est de plus en plus répandu :  l' Acacia baileyana, très décoratif, dont les feuilles plumeuses rougissent. Chez les pépiniéristes collectionneurs on peut trouver l'Acacia cultriformis  qui, comme le retinodes ou le bormanii , n'a pas de feuilles mais des phyllodes ou pétioles élargis. Chez le cultriformis  les phyllodes ressemblent à de socs de charrues (d'où "cultriformis" = en forme de coultre) ; même type de phyllodes pour le pravissima (de "pravus" = qui va de "travers"!). Ces deux arbres encore rares dans les jardins sont très décoratifs de par leurs phyllodes très originaux et gris bleutés. Les Acacias ont tous ces inflorescences typées : des glomérules (petits pompons) jaune vif ( plus ou moins vif, plus ou moins "citron"),  en grappes, sur les rameaux ou à leurs extrémités.

 

Acacia dealbata

 

jeune Acacia bormanii

Phyllodes de l'Acacia cultriformis

Phyllodes de l'Acacia pravissima

 

21 mars

 Soleil radieux : explosion de floraisons !   C'est le printemps !

 

Ci-dessous  : Magnolia de Loebner (Magnolia x loebneri ) Le nom Magnolia a été donné en souvenir du botaniste français Magnol (fin XVIIs), loebneri étant un hommage au créateur de cet hybride ("x"= hybride)), l'horticulteur allemand Max Loebner. Au premier plan un Mahonia à feuilles de houx (Mahonia aquifolium). Son nom lui a été donné en souvenir du botaniste irlandais Mac Mahon. Le Mahonia est un arbuste de mi-ombre, originaire de l'Oregon (USA) où il pousse dans les forêts de grands conifères, en sous-bois, en compagnie d'Erables et de Cornouillers. Cet arbuste drageonne beaucoup , ce qui le rend redoutable pour ses voisins.

 

 

17 mars

Vous avez dit : "mauvaise herbe" ? Devenues communes les plantes sauvages deviennent parfois indésirables et sont arrachées sans complaisance ! Nous ne les regardons plus  parce qu'elle sont communes. Observons-les :  elles savent s'installer là où elles se plairont. Ainsi ces Ficaires (Ranunculus ficaria) de la famille des Renonculaceae, aiment les coins ombragés et un peu humides , et s'y implantent sans notre intervention.Alors que nous nous creusons la tête pour  trouver des plantes d'ombre couvre-sol ! Ces Ficaires vivaces forment en quelques années un beau tapis annonciateur du printemps. Dans quelques semaines leur feuillage disparaîtra pour laisser place à d'autres plantes, mais il renaîtra dans  un an . Redécouvrons les plantes et fleurs sauvages, accueillons-les dans nos jardins, là où elles s'installent spontanément. Les faire disparaître c'est aussi éloigner les insectes qui y sont attachés et qui font l'équilibre écologique d'un jardin.

Enfin : toutes les plantes horticoles (c'est-à-dire produites par l'homme),  plus ou moins sophistiquées que nous achetons descendent de plantes "sauvages", disons plutôt "botaniques" . Raison supplémentaire pour les admirer ! Ne pas confondre les Ficaires avec les Populages des marais -photos ci-dessous- (Caltha palustris) qui est également une Renonculaceae. Les Calthas se plaisent sur le bord des bassins et dans les zones très humides.

 

11 mars

Les Andromèdes du Japon  (Pieris japonica) sont en fleurs : les fleurs en forme de clochettes rappellent la bruyère. C'est la même famille, celle des Ericaceae. En botanique une famille regroupe les genres ayant des ressemblances. Ainsi le genre Pieris et le genre Erica (Bruyère) appartiennent à la famille des Ericaceae (en latin ) ou Ericacées (en français). Les Pieris aiment la terre acide, la mi-ombre et poussent très lentement. Ce sont des plantes dites de "terre de bruyère" qui aiment la terre bretonne avec leurs amis les Rhododendrons, les Camellias, les Hydrangeas...

 

 

5 mars

  • L'hiver a été ( est encore) plus froid que d'habitude par chez nous : vos plantes ont subi un coup de gel ? Les dommages éventuels ne se vérifient pas toujours tout de suite ou, à l'inverse, la plante paraît immédiatement fortement atteinte . Ne pas se hâter d'arracher la plante. Beaucoup  repartiront du pied, de la souche ou des rameaux dès que la douceur s'installera vraiment. Il sera alors assez tôt  de couper les parties mortes au-dessus des bourgeonnements et des départs de végétation.

26 février

 

La douceur actuelle du climat favorise l'éclosion des bourgeons de Camellias :  gros plan (à gauche) sur une fleur de Camellia japonica 'Chandler's Elegans', un très vieux Camellia créé par un britannique cers 1830.

C'est Linné qui a donné le nom du botaniste tchèque Kamel au Camellia ramené par ce dernier d'Extrême-Orient. Le jardin peut bénéficier des floraisons du Camellia de septembre à mai : il suffit de choisir judicieusement différentes espèces, variétés et cultivars.

La fleur de droite est un Camellia japonica 'Superba'  : elle porte bien son nom !

Petite explication botanique : un "cultivar" est une création horticole  obtenue par hybridation - croisement -  de différentes espèces, le terme "variété" devant être réservé aux variations des espèces dans la nature. Dans Camellia japonica 'Chandler's Elegans', Camellia est le nom de genre, japonica est le nom d'espèce et 'Chandler's Elegans' est le nom du culyivar. Toute plante a au moins un nom de genre et un nom d'espèce : le nom et le prénom en quelque sorte (à suivre).

 

17 février

 

Le Rouge gorge est le compagnon du jardinier : il s'approche jusqu'à venir picorer à ses pieds dans la terre fraîchement remuée. Vous observerez de nombreuses mésanges s'affairer autour des boules de graisse pendues aux branches, mais vous ne verrez qu'un Rouge gorge, car cet oiseau sympathique ne tolère pas de compagnie, si ce n'est sa femelle... de temps en temps. Il est très agressif vis à vis de ses congénères intrus. Son territoire, vaste d'un hectare (oui !) , il le défend bien : ce sont parfois des duels à mort ! . En temps de paix il virevolte  , se méfiant quand même du chat César,  autre compagnon du jardinier. Par très beau soleil, il n'est jamais loin de son maître, mais il se prélasse...lui ! Rouge gorge et chat forment un couple impossible, réunis à quelques mètres, par la magie du jardinier !

  

 

15 février

 

Voici le Bergenia cordifolia (de Von Bergen, botaniste allemand du 18è s.; feuilles en forme de coeur), de la famille des Saxifragaceae. Une plante sans souci : couvre-sol, très rustique (originaire de l'Himalaya, elle affectionne la neige) qui se plaît à l'ombre (n'aime pas le soleil direct trop brûlant) et fleurit tout l'hiver. Très facile à diviser et à  bouturer directement en terre : un morceau de rhizome bourgeonné et ça repart ! La plante est commune dans les jardineries, elle se décline en nombreux cultivars (variétés créées en horticulture) , couleurs de fleurs variées, feuillages pourpres, etc..

 

  

 

12 février

 

Dans la série, floraisons hivernales :

 

 à gauche le Cornouiller officinal  (Cornus officinalis) cousin très semblable au Cornouiller mâle (Cornus mas) que l'on voit parfois sur les talus de nos campagnes. Ce dernier est européen, l'autre est asiatique.

à droite, inflorescence  du Bois-joli odorant (Daphne odora), arbuste rustique  à feuilles persistantes

 

5 février

La température extérieure joue au yoyo : gel, douceur se succèdent. Par temps de gel, on ne plante pas, on n'élague pas , on ne taille pas (on ne met pas des branches ou des rameaux à vif, plaies ouvertes au gel) ! Il fait doux et la météo n'annonce pas de froid dans l'immédiat : c'est reparti pour planter tout ce qui est rustique sous notre climat, c'est-à-dire beaucoup, beaucoup de plantes*.  Plus tôt vous planterez , mieux vos végétaux seront installés (car le système racinaire travaille aussi en hiver) et supporteront les éventuelles périodes de sécheresse du printemps ou de l'été. L'arrosage sera moins important que pour les plantes "installées" tardivement.

 

* On  remarque que certaines "exotiques" craignent plus l'humidité froide ou glaciale que le froid lui-même : c'est le cas de la fougère arborescente de Tasmanie (Dicksonia antarctica) et de l'Agave du Mexique (Agave americana) qui peuvent demeurer à l'extérieur en étant protégées de la pluie froide par un auvent ou... un parapluie.

 

 31 janvier

 

Votre jardin peut être fleuri tout l'hiver par un choix judicieux de plantes dont certaines sont faciles à trouver.

Cela se prépare dès à présent pour l'hiver 2009/2010.

 

Quelques exemples :

 

la fleur araignée de l'Hamamelis intermedia 'Primavera'

la Véronique arbustive : Hebe 'Great Orme'

le Laurier tin : Viburnum tinus

le jasmin d'hiver :Jasminum nudiflorum

l'Hellébore de Corse : Helleborus argutifolius

l'Arbre de fer : Parrotia persica

 

...et bien d'autres encore

 

 

22 janvier

C'est le "Buis de Chine", originaire du Hubei chinois. Le  Sarcococca confusa , de la famille des Buxaceae, fleurit  et diffuse son parfum en ce moment. Arbuste qui dépassera à peine 1m, à feuillage persistant, vert brillant, aimant la terre acide , l'ombre ou la mi-ombre, pouvant se cultiver en pot près d'un passage  (à cause du parfum). C'est véritablement une plante facile à cultiver, pouvant combler un manque dans un lieu difficile à mettre en végétation ! Après la floraison : petits fruits noirs brillants, charnus (en grec - le grec est avec le latin la langue de la botanique -  "sarkos" = chair , "kokhos" = graine, c'est-à-dire "fruits charnus") qui ne sont pas comestibles. La plante est antifongique et antibactérienne. Un défaut (mais est-ce vraiment un défaut ?) : sa lenteur à pousser.

 

11 janvier 2009

 

Le redoux est là : hier matin, -6°C,  ce matin +6°C. Nous verrons les "dégâts" plus tard. Ce qui est certain : les Agaves de Madère et les Vipérines des Canaries n'ont pas supporté. Depuis la photo de Vipérine, prise le 7 janvier (voir ci-dessous), il y a eu plusieurs nuits à -5°C, parfois ventées. Le vent en plus, c'est du froid ressenti supérieur au froid réel.  Mais d'autres Vipérines  naîtront des milliers de graines qui se sont semées naturellement depuis la fin de l'été.

Ci-dessous photo du tronc de l'Erable à peau de serpent ou Erable du Père David (Acer davidii). Le Père David (1826/1900)  était un missionnaire français, zoologiste et  botaniste, envoyé en Chine où, grand explorateur, il découvrit de nombreuses plantes (et des animaux) auxquelles  son nom fut donné conformément aux règles de la dénomination des plantes.

 

7 janvier  2009

La nuit dernière a été très froide (pour la région) : - 5°C, peut-être en-dessous . La Cordyline de Nouvelle-Zélande (Cordyline australis) a recueilli des grêlons, mais ne semble pas frigorifiée. Sur le bassin la glace a 5 cm d'épaisseur : les Myriophyllum sont gelés. Dans une jarre remplie d'eau les Prêles d'eau (Equisetum fluviatile) rustiques se dressent parmi les Lisymaques (Lysimacchia nummularia 'Aurea') qui n'ont pas souffert. Les Vipérines des Canaries (Echium pininana) sont en peu en berne. Les Agaves d'Amérique (Agave americana) résistent bien à l'extérieur, mais l'Agave ramenée de Madère,  pourtant protégée sous le tunnel est probablement morte. Bien résistante, la Fougère arborescente de Tasmanie (Dicksonia Antartica) est  restée à l'extérieur sous un toit qui la protège des pluies glaciales éventuelles qui la feraient pourrir. La Fougère du Queensland (Cyathea cooperi) , plus gracieuse et plus fragile est rentrée sous un tunnel, mais sa plus jeune fronde a été atteinte par le froid. Pas de dégâts majeurs, mais seul le printemps nous dira la vérité...

 

 

 

29 décembre

 

 

Ce Rhodhodendron praecox est vraiment précoce cette année ! Rhododendron hybride, caduc, il ne monte pas plus haut que 1,50m et  fleurit normalement en février avant la feuillaison!  Il a sans doute saisi l'occasion d'un redoux pour fleurir un peu mais à présent il fait froid ( cet après-midi la glace du bassin faisait 1cm d'épaisseur) et ses fleurs pourraient bien en souffrir si le gel persiste. Toutefois il lui reste encore beaucoup de boutons...pour plus tard.

 

Il y a aussi cette Mathiola incana ( Giroflée), photos ci-dessous, qui ne cesse de fleurir depuis le printemps - elle avait été sauvée d'une déchèterie et transplantée dans un massif où se mêlent  terre de jardin et  cendres de déchets verts ! Aujourd'hui, elle est encore bien fleurie, tandis que d'autres boutons s'apprêtent à s'ouvrir.

 

 

 

17 décembre

 Les feuilles caduques sont tombées. Certains arbres et arbustes sont nus :  maintenant les écorces se révèlent  et la nature fait bien les choses. Ainsi ce bouleau de l'Himalaya qui, après quelques années,  s'il est planté jeune, prendra un  teint de craie sur une écorce qui s'exfolie en lanières  ! Il s'agit de Betula utilis var. jacquemontii 'Doorenbos'. A planter en isolé ou en groupe. Il pousse volontiers en cépée. Très rustique bien sûr. C'est un point focal dans le jardin.

 

 

 

8 décembre 

temps froid : lumières de fin d'après-midi, vers 16h30

   

Attirez les mésanges dans le jardin : elles mangent les  pucerons  sur les rameaux des plantes

   

 

 

 

 

4 décembre

 

En climat privilégié comme est le nôtre l'Euryops chrysanthemoides (Asteraceae d'Afrique du Sud) fleurit quasiment 12 mois sur 12. Sa couleur illumine un coin de  jardin en hiver. Cet arbuste buissonne jusqu'à 1,50:2m. Les Euryops pectinatus et virgineus sont plus fragiles et ne supportent que de faibles et courts gels. L'E. chrysanthemoides peut aussi souffrir du gel : il faut alors éliminer les rameaux morts et, par une taille appropriée, redonner la forme buissonnante. A réserver aux jardins du littoral (on en voit dans la plupart des jardins de bord de mer), sinon, en campagne, bien l'abriter des vents froids de l'hiver. Contre un mur sud ou ouest ensoleillé il s'épanouira .

28 novembre

 

La Sauge guarani (Salvia guaranitica) a encore fière allure du haut de son 1,50/2m devant les Cornouillers à rameaux (Cornus stolonifera 'Flaviramea') jaunes dépouillés de leurs feuilles. Plus loin une Sauge ananas (Salvia rutilans syn. elegans) -ses feuilles froissées qui sentent l'ananas peuvent être utilisées en cuisine-. Ces sauges doivent être protégées quand l'hiver est froid, mais la Sauge guarani est relativement rustique . L'hiver dernier elles ont supporté -9°C  une nuit. Pour les protéger : les rabattre et les couvrir d'un matelas de feuilles ou de fougère .

 

23 novembre

 

Le Dahlia imperialis ou Dahlia arborescent est une Asteraceae originaire du Mexique  fleurissant tardivement dans nos contrées tempérées : rarement avant novembre. Sa floraison dure plus d'un mois prenant de l'ampleur année après année, en développant plusieurs tiges, grosses comme celles des bambous géants, montant à 3/4m. Dès les premières gelées ses parties aériennes sont atteintes. S'il gèle début novembre, vous aurez peu de chances de le voir en fleurs, mais il repartira du pied au printemps. Son tubercule pèse entre 1 et 2kg. Il est à planter à l'abri  du froid et du vent, sinon il risque de casser . Sa floraison est la récompense du jardinier !

 

 

 

18 novembre

 

Tronc d'un Betula nigra 'Héritage'. Sur le tronc et les branches se détachent des lamelles qui lui donnent cet aspect d'arbre en haillons. Le bouleau noir est originaire d'Amérique du Nord : il pousse souvent en cépée (plusieurs troncs partant de la base de l'arbre). Très rustique il est de ces arbres qui attirent le regard en hiver au jardin.

 

 

 

 

13 novembre

Il s'agit bien sûr d'un bouton de Magnolia grandiflora qui s'ouvrira si la douceur se maintient. Et ce n'est pas le seul bouton ! Certaines années , lorsqu'il  ne gèle pas, ce Magnolia fleurit jusqu'au delà de Noël ! Des fleurs de mai-juin à décembre !

 

 

Sternbergia lutea ("crocus d'automne")

Le feuillage persiste en hiver et disparaît ensuite : situation protégée nécessaire

Viburnum x bodnantense (Viorne d'hiver)

Rustique.Fleurit de novembre à mars  : très parfumée

 

 

5 novembre

Il s'agit de Tropaeolum tuberosum, ou Capucine tubéreuse, originaire d'Amérique du Sud. Elle a commencé à fleurir fin octobre : il est vrai qu'elle n'a été plantée que fin juin !  Cette Capucine  vivace   grimpe à 4/5m . Bien protéger le tubercule en hiver avec un bon paillis de fougères sèches ou de feuilles mortes. Tropaeolum de "tropaeus" : le trophée en latin,  celui que porte le vainqueur dans l'armée romaine, trophée composé d'un casque et de boucliers, formes de la fleur et de la feuille de la Capucine. En nom vernaculaire français, "capucine" c'est la capuche, forme de la fleur de capucine.

 

 

29 octobre

Ce sont les feuilles du Nyssa sinensis, arbre originaire de Chine, rustique, aimant les bois humides et les rayons du soleil. Il monte à 10m et plus. Ses teintes d'automne sont éblouissantes ! Son cousin d'Amérique du Nord est le Nyssa sylvatica, tout aussi coloré à cette saison. Ce dernier a un port plus colonnaire que le chinois.

 

22 octobre

 

Le Camellia sinensis est en fleur : il s'agit du fameux théier ( oui, c'est un Camellia) .On utilise les jeunes pousses pour les futures infusions. C'est un arbuste à planter en situation protégée des vents froids d'hiver. Il se cultive comme tous les Camellias.

 

16 octobre

Cette photo  montre un Fusain ailé (les rameaux sont comme légèrement ailés) originaire d'Asie du Sud Est, Euonymus alatus 'Compactus" (famille :  Celastraceae), véritable buisson ardent en cette saison. De croissance lente, il  monte jusqu'à 2 mètres, affectionne la terre acide et est très rustique.

 

10 octobre

 

 

Ces fruits violets  sont ceux du Callicarpa japonica  (Kallos et Karpos = "beaux fruits" en grec !), arbuste rustique et caduc, appelé "arbre aux bonbons", de la famille des Verbenaceae. La  photo 3 montre un fruit de Clerodendron trichotomum , arbuste caduc d'Asie du Sud-Est, également Verbenaceae, dont voici la fleur odorante (mais le feuillage froissé est malodorant) :

 

Lors de la fructification, les pétales ont disparu : le fruit, bleu noir, est comme déposé dans le calice rouge.

Ces deux arbustes se plaisent en climat breton.

 

8 octobre

 

Le Virburnum opulus 'Xanthocarpum', Viorne obier à fruits jaunes (photo de droite en page d'accueil), est un arbuste de 2,50m ,  rustique ,à feuilles caduques ressemblant à celles d'un érable. Il  fleurit au printemps et fructifie à l'automne. L'espèce à fruits jaunes est moins fréquente que l'espèce à fruits rouges. Ces fruits décoratifs persistent aussi longtemps que les oiseaux le veulent bien. Son "cousin" à fleurs stériles est bien connu dans les jardins : c'est  la Viorne dite "Boule-de-Neige" (Viburnum opulus 'Roseum').Stérile, il ne fructifie pas.

 

 

3 octobre

 

Le fleurissement continue avec le Ceratostigma wilmottianum  dit Plumbago de Willmott, de la famille des Plumbaginaceae, le Lespedeza thumbergii, une Fabaceae retombante, les Persicaria, des Polygonaceae qui résistent bien sous notre climat . Toutes ces plantes disparaissent en hiver ou sont à rabattre jusqu'au sol, et renaissent au printemps.

Le Savonnier, Koelreuteria paniculata (Sapindaceae), contribue à donner déjà une couleur automnale au jardin.

 

Ceratostigma wilmottianum

 

Lespedeza thumbergii

 

Persicaria virginiana (syn. filiformis)

 

Persicaria microcephala 'Red Baron'

Koelreuteria paniculata

 

 

23 septembre

Cette inflorescence est celle de Banksia canei, le Banksia des montagnes, une Proteaceae, originaire des montagnes australiennes. Petit arbuste à feuilles persistantes il fleurit chez nous fin août ou en septembre. C'est probablement le seul Banksia suffisamment rustique pour résister en pleine terre dans un jardin de climat océanique, à condition de bien drainer le sol (gravillons ou petits cailloux) lorsqu'on le plante. Il n'aime pas la sécheresse en été, mais se plaît au soleil breton ou à mi-ombre lumineuse. Un arbuste rare dans les jardins !

 

   

 

16 septembre

L'Heptacodium miconioides ou jasminoides est un arbuste de la famille des Caprifoliacae , encore rare dans nos jardins. Intéressant pour sa floraison tardive et parfumée attirant abeilles et papillons, la forme et la disposition de ses feuilles, sa résistance au vent et, en hiver (il est caduc), pour son tronc de couleur beige clair qui s'exfolie. Originaire de Chine, où il se raréfie, il est très rustique, aime tous les terrains, le soleil, la mi-ombre : une plante vraiment très facile à cultiver, mais encore difficile à trouver sauf chez les pépiniéristes collectionneurs.

 

       

4 septembre

 

Ces jolies baies bleues (ce qui est  peu commun dans la nature) sont celles de Dianella tasmanica, une Liliaceae originaire d'Australie (Tasmanie) et qui se plaît sous le climat breton. C'est une vivace à feuillage persistant formant une touffe d'environ 1 m de hauteur. La floraison est bleue en mai-juin .

Les baies rouges sont celles d'un Fusain, Euonymus europaeus 'Red Cascade'. La forme des baies leur a fait donner le surnom de "bonnet d'évêque". Les feuilles deviendront rouges en automne avant de tomber. Le Fusain est une Celastraceae. Le genre comprend environ 175 espèces d'arbres, arbustes, plantes !

 

 

 

1er septembre

 

Cet arbuste buissonnant aux inflorescences vaporeuses est une Eupatoire : Eupatorium ligustrinum, Eupatoire à feuilles de Troène, une Asteraceae, originaire du Mexique qui se plait en climat océanique car il aime l'humidité. A feuillage persistant, il est suffisamment rustique dans notre région. Bien abrité il se laisse approcher par des températures de - 9°C. Sa floraison est généreuse en septembre.

et il parfume délicatement  les alentours.

 

 

 

25 août

 

Le Schima wallichii est de la famille des Camellias : une Theaceae. Originaire des forêts Himalayennes et du Sud-Est asiatique, cet arbre aime la mi-ombre  des sous-bois de feuillus où filtre le soleil. Dans sa région d'origine il peut monter à 10m, chez nous il atteindra peut-être 6/7m. Ses boutons se forment plus tardivement que ceux du Camellia, et sa floraison abondante commence fin août pour durer en septembre. Ses fleurs sont légèrement parfumées et ses feuilles persistent . A situer à l'abri des vents très froids.

 

17 août

 

L' Hydrangea arborescens 'Annabelle' est dans toute sa splendeur. C'est un Hydrangea américain, drageonnant qui se rabat chaque hiver à 10/15cm du sol afin que ses lourdes inflorescences ne versent pas. La couleur blanche vire progressivement au vert : les deux teintes peuvent se côtoyer après la mi-août.

 

 

8 août

 

Arbres à floraison estivale : Eucryphia et Hoheria. Persistants, ils sont rustiques sous notre climat, jusqu'à - 12°C et -8°C. Ci-dessous fleurs de l'Eucryphia x intermedia 'Rostrevor',(à gauche) arbre au port colonnaire de 8 à 10 m et de  l'Hoheria sexstylosa 'Stardust' (à droite) qui monte à 8m.

 

 

2 août

 

L'Anagallis monelli, le mouron bleu, parent du mouron rouge que nous chassons  de nos plates-bandes , est une Primulaceae, qui pousse naturellement en Espagne et au Portugal. C'est dire qu'elle se plaît au  soleil ! Mais elle s'acclimate très bien  chez nous et fleurit du début de l'été jusqu'aux gelées. Plantée en pot, elle s'assoiffe très vite . Le gel la fait disparaître (si vous ne l'abritez pas) mais vous aurez la surprise de découvrir à la fin du printemps des semis naturels parmi les gravillons, car elle aime les terrains caillouteux et bien drainés. Le soir elle ferme sa corolle bleue gentiane qu'elle déplie au matin. Un des plus beaux bleus de la nature.

 

 

30 juillet

 

Connaissez-vous cette plante, cousine des Hydrangeas ? C'est un Kirengeshoma koreana, une Hydrangeaceae, dont les fleurs apparaissent en juillet. Son nom vernaculaire , "Fleur de cire" évoque bien l'aspect de sa fleur. Le feuillage et les rameaux disparaissent en hiver. Il forme à l'ombre d'un sous-bois un peu humide  un buisson de plus de 150cm de hauteur environ. Peu exigeant il fera sa vie sans vous ennuyer. Il existe une espèce moins haute : K. palmata

 

25 juillet

La rose de Virginie est la fleur du rosier botanique de Virginie, originaire donc de l'est des Etats-Unis. Il fleurit en juillet, prend de belles colorations automnales et  conserve des fruits rouges sang jusqu'au bout de l'hiver. Laissez-le libre, il montera à 1,80/2m, en arrière plan d'un massif, supportant la mi-ombre, et vous gratifiant des drageons qui feront votre bonheur et celui de ceux à qui vous les offrirez.

 

Rosa virginiana

 

 

19 juillet

Mais si...il y a du jaune dans les Hydrangeas

H.m. 'Blaumeise' en début de floraison

 

H.m. 'Blaumeise'

:

H. m. 'Jogosaki'

La grâce des "bonnets de dentelle" japonais

H. m. 'Libelle'

 

Celui-ci s'incline vers le sol et se marcotte tout seul

H. serrata 'Hallasan'

 

15 juillet

 

Au jardin le festival des Hortensias est commencé : Hydrangeas japonais, chinois, américains, grimpants, odorants, boules, dentelles. Tous les coloris (sauf jaunes !) s'expriment au grand jour. Floraisons assurées jusqu'aux gelées ! Certaines ont débuté en mai, d'autres le feront en septembre/ octobre.

 

Hydrangea 'Harlequin'

 

5 juillet

 

Le pavot en arbre, ou pavot de Californie  (Romneya coulteri) débute sa floraison. Cette belle papavaracée prend chaque année plus d'importance. En quelques années elle peut constituer un beau buisson de 1,50m de haut sur un mètre de large et même davantage en situation privilégiée : plein soleil et terrain drainé, car elle  redoute une terre lourde et humide en hiver). En hiver  froid ses parties aériennes disparaissent mais renaissent  au printemps. Sa souche peut supporter - 10°.

 

 

Romneya sur fond de géranium vivace 'Ann Folkard'

 

24 juin

Le rosier sarmenteux ou rosier liane Rosa filipes 'Kifstgate' s'est couvert de fleurs qui embaument le jardin jusqu'à 20/30 mètres . Ce rosier est un sport (terme botanique signifiant une mutation génétique naturelle) de Rosa filipes, rosier botanique ramené de Chine dans les années 1900. En quelques années il couvre un arbre qui peut d'ailleurs s'écrouler sous son poids comme c'est le cas dans ce jardin. Ses "lianes" peuvent monter à 10 m ! Sa floraison, non remontante dure 3 semaines en juin, ensuite il se couvre de fruits rouges qui plaisent aux oiseaux.

 

 

 

16 juin

 

Le Tulipier de Virginie  (Liriodendron tulipifera) est en pleine floraison. De la famille des Magnoliaceae, ce très grand arbre à feuilles caduques, fleurit seulement vers ses 15 ans ! Mais la patience est récompensée lorsque l'arbre se couvre de fleurs , discrètes certes, mais si nombreuses. La floraison dure environ 3 semaines. Cet arbre se plait très bien en Côtes d'Armor.

 

 

11 juin

 

Le Magnolia sieboldii est originaire d'Asie (Chine, Corée, Japon) . Arbre caduc de 3 à 5 mètres, il trouve sa place, à mi-ombre, en terre acide, dans un petit jardin qu'il parfumera pendant sa floraison  de mai à juillet.  Ses fruits rouges sont décoratifs à l'automne.

 

5 juin

 

 Rosa moyesii 'Geranium', hybride issu d'un semis du rosier botanique moyesii

découvert dans l'ouest de la Chine à la fin du XIXème siècle. Cet hybride a des tiges couleur cannelle et des  fleurs rouges (le moyesii type est rose). Ses cynorhodons  en forme d'amphores persistent l'hiver si les oiseaux le veulent bien. C'est un rosier très résistant  de forme libre (2 à 3 m) qui fleurit en mai/juin  et peut se cultiver en lisière de bois , à mi-ombre.

 

 

20 mai

 

L'Hydrangea petiolaris, Hydrangea grimpant caduc, planté en 2001, atteint cette année la gouttière du toit (il faudra l'arrêter). Planté sur la face nord-ouest, il entame une floraison qui durera quelques semaines. L'autre Hydrangea grimpant, le serratifolia, à feuilles persistantes, prendra le relais, puis, enfin, au cours de l'été le seemanii, persistant lui aussi, moins rustique , d'origine mexicaine, planté sur le pignon sud-ouest.

 

Hydrangea petiolaris

Inflorescence d'Hydrangea Petiolaris

9 mai

 

L'Arbre impérial, le  Paulownia imperialis (ou tomentosa) est en fleurs. Cet arbre, d'origine chinoise,  de la famille des Scrophulariaceae, est rustique et pousse très vite. Ses fleurs très odorantes apparaissent avant les feuilles qui peuvent être très grandes (40/50cm). Certains le recèpent de temps à autre pour admirer ses rameaux verticaux et ses feuilles géantes, mais dans ce cas la floraison risque de se faire attendre !

Paulownia tomentosa

Autre arbre spectaculaire, l'Arbre de feu du Chili, l'Embothrium coccineum, de la famille des Proteaceae, moins rustique que le précédent, et  à feuilles persistantes, pousse moins rapidement et demande un terrain bien drainé. En Bretagne littorale on en rencontre parfois de très beaux exemplaires.

Embothrium photographié à Brest le 1er mai

Embothrium coccineum

29 avril

 

Le Viburnum plicatum appartient à la famille des Caprifoliaceae. Son port étagé , sa floraison exceptionnelle en  avril/mai, sa pousse rapide en font de plus en plus un favori de nos jardins. Celui-ci est le cultivar 'Shasta'. Le 'Lanarth' offre en plus de sa magnifique  floraison étagée, une multitude de baies rouges en automne et ses feuilles virent au rougeâtre avant de tomber.

 

 

23 avril

 

Ce très répandu Prunus a toujours une floraison  spectaculaire . Non loin de lui le Camellia lutchuensis parait bien fragile. C'est un Camellia botanique d'origine chinoise à petites fleurs simples, parfumées. Il est à l'origine de nombreux hybrides.

 

 

 

 

14 avril

 

L'Azara est un arbuste  de la famille des Flacourtiaceae, originaire d'Amérique du Sud (Chili, Argentine). Il se couvre de fleurs parfumées en avril, mai. Sa rusticité est suffisante pour un jardin breton. Abritons le quand même des vents froids et gardons-lui une place pour avoir la tête au soleil. S'il se plaît il peut pousser très vite et atteindre 3/4m de hauteur, sinon il vous le fait savoir en se "hâtant très lentement". Plusieurs espèces sont disponibles chez les pépiniéristes collectionneurs. Ce   sont des  arbustes à feuillage persistant, vert foncé.

 

7 avril

 

Les pommiers  (Malus hybrides) ornementaux sont spectaculaires au cours de leur floraison et de leur fructification. En groupe de 2 ou 3, rapprochés, ils forment un gros "bouquet" dans un grand jardin. Un petit jardin peut s'accommoder d'un arbre isolé. La multitude de petites pommes font le régal des yeux ....et  des merles en hiver.

 

31 mars

Le Michelia doltsopa est un petit arbre de la famille des Magnoliaceae (certains botanistes le nomment Magnolia), originaire de Chine et du Tibet. Les feuilles lustrées sont persistantes. Il fleurit abondamment en fin d'hiver, début de printemps et son parfum embaume alors le jardin  . En climat doux il peut être cultivé en pleine terre, mais il réussit très bien en pot que l'on peut hiverner en véranda  froide .

 

 

20 mars

 

Les tulipes botaniques ou tulipes "sauvages" fleurissent les unes après les autres en mars et avril : ce sont des tulipes simples , plutôt petites, et très gracieuses qu'il importe de préserver en les cultivant dans un jardin ou dans un parc car, dans la nature, elles sont menacées d'extinction . Elle se naturalisent facilement à l'ombre des feuillus ou dans un coin de pelouse rustique, et se développent sans vous donner de soucis. Attention aux Campagnols qui en raffolent ! Pour protéger les bulbes : les enterrer en les enveloppant d'un petit grillage qui laissera passer les racines et les tiges.

Tulipa sylvestris

Tulipa linifolia

Tulipa bakeri 'Lilac Wonder'

originaires le plus souvent d'Asie mineure et d'Asie centrale , voire parfois d'Europe

 

pour en savoir plus sur les tulipes botaniques

site de l'association "Tulipes sauvages"

 

 

 

6 mars

L'Osmanthe de Delavay (Osmanthus delavayi) fleurit en fin d'hiver, début de printemps en fonction des conditions climatiques. Arbuste persistant de la famille des Oleaceae, de croissance lente, il monte rarement à plus d'1,50m, pour un étalement de 2m environ. Au soleil ou mi-ombre, son nectar attire les premiers bourdons. Il est originaire de Chine (Yunnan). Il peut se tailler, mais en forme libre son port est très attrayant.

 

 

3 mars

 

Le magnolia a fleuri avec quelques semaines d'avance. Les fleurs à peine écloses sont déjà un peu abimées par le vent et  la grêle.

Le Magnolia x loebneri 'Leonard Messel' est un hybride de Magnolia kobus et de stellata. Arbre caduc , sa pousse est lente, mais il fleurit jeune.

Celui-ci est âgé d'environ 30 ans.

 

25 février

Senteurs printanières en hiver !

 

Il fait si doux que les parfums de printemps sont déjà présents : l'Helichrysum italicum embaume l'air à 10 m à la ronde. Plus loin c'est la fragrance enivrante du Viburnum x Burkwoodii. Puis le parfum délicat d'un  Camellia odorant, le Camellia 'Fragant Pink Improved'.

Les tulipes botaniques commencent à fleurir  sous les grands arbres :

  c'est le cas de la frêle Tulipa polychroma

 

 

l'Helichrysum italicum (Asteraceae) forme un buisson à feuillage gris qui se taille facilement.

Son odeur de curry se propage aux alentours si la plante est en plein soleil. Il fleurit jaune, mais c'est son feuillage et son odeur qui sont les plus marquants;

Inflorescence du Viburnum x burkwoodii (croisement de carlesii et utile), au parfum extrordinaire. Arbuste très rustique, à feuillage persistant de la famille des Caprifoliaceae

 

 

Camellia 'Fragrant Pink Improved'

Un Camellia odorant, hybride de Camellia rusticana et de Camellia lutchuensis (1966), il peut fleurir très longtemps, de l'automne au printemps. Ses fleurs roses font environ 5cm et les jeunes pousses sont pourpres . Un très beau Camellia de plein soleil qui peut se palisser.

Tulipa polychroma, une vraie tulipe "sauvage", originaire d'Asie Centrale. Les tulipes botaniques se naturalisent facilement dans un jardin, si les campagnols ne les mangent pas.

 

 

20 février

 

Le premier Rhododendron à fleurir est sans doute le Rhododendron x  praecox (hybride de ciliatum et dauricum). C'est un rhodo buissonnant qui ne monte guère à plus d'un mètre. Il fleurit en corymbes de trois fleurs roses mauves en entonnoir.  

 

 

 

14 février

 

Le Cornouiller officinal est toujours bien fleuri   (voir photos ici )

 

10 février 2008

Les couleurs hivernales et les senteurs  sont montées en puissance sous le soleil éclatant de cette semaine.

 

Fleurs de Daphne odora 'Aureomarginata'

s'ouvrent en janvier/février. Aime la mi-ombre et parfume l'environnement..

Cet Hamamelis vernalis 'Quasimodo' d'origine américaine est moins spectaculaire (pétales des fleurs plus courts) que les mollis et japonica qui sont asiatiques, mais il sent très bon. Il fleurit plus tard.

Hybridés entre eux ils produisent les intermedia

Le Parrotia persica est de la famille des Hamamelidaceae : ses fleurs rouges sont spectaculaires en hiver. En automne ce sont les feuilles qui attirent . En fait, un arbre intéressant en toutes saisons.

 

 

4 février

  

(Photo du milieu) Le Sophora microphylla 'Sun King'  est très précoce cette année. Cet arbuste de la famille des Fabaceae atteint environ 3 m. Il a une bonne rusticité :  à - 7°C  il garde encore ses feuilles. En Bretagne  on le  voit fréquemment  fleurir en février s'il ne gèle pas à pierre fendre. Il  aime être planté au  soleil mais la mi-ombre lui convient  et il supporte l'humidité. Une plante pour jardin breton.

A droite Cornus 'Flaviramea'. A gauche Acer 'Sango Kaku' ou 'Senkaki'

30 janvier

Il est temps de placer les nichoirs, car les oiseaux commencent à faire leurs repérages.  Ne pas orienter l'ouverture face aux vents dominants ni au soleil de midi. Attention aussi aux prédateurs qui pourraient y accéder.

 

29 janvier

Les plantes du patchwork hivernal.

de gauche à droite : fruits du Malus (pommier à fleurs), inflorescence de Senecio grandifolius, fleur de Camellia japonica 'Désir', rameaux de Cornus alba et flaviramea, branches et fruits de Malus

 

 

Rameaux de Cornus sanguinea 'Winter Flame'

 

24 janvier

 

Le cornouiller officinal (Cornus officinalis) est en fleurs avec 3 semaines d'avance. Ce petit arbre caduc (5/8m), originaire du Japon et de la Corée, de la famille des Cornaceae, est très spectaculaire: sur le bois nu il se couvre, en hiver, de fleurs jaunes qui deviendront, à l'automne des fruits pourpres comestibles (les cornouilles) dont vous pourrez faire des confitures si les oiseaux le consentent. En plus de  sa floraison hivernale, cet arbre  découvre, sous l'écorce qui s'exfolie,  un bois couleur cannelle. Très rustique, il se plante en haie ou en isolé , à mi-ombre ou au soleil et s'accommode de tous les terrains. Une plante qui fait aimer l'hiver au jardin.

 

 

16 janvier

Il fait très doux : certains Camellias japonica commencent à fleurir

première fleur de C. j. 'Paolina Guichardini'

 

Eleagnus pungens 'Maculata', persistant très rustique

s

 pervenche panachée à gauche et bruyère à droite

 

et...dernière fleur de Camellia sasanqua 'Yutelide'

première Hellébore, celle de Corse, Helleborus argutifolius

 

 

14 janvier

Essai d'acclimatation 

Le Cannomois virgata est une plante originaire d'Afrique du sud (encore rare chez nous) de la famille des Restionacées qui forme un beau buisson de tiges très fines resssemblant à  des graminées ou  à du bambou fin et souple. Cette plante est réputée non rustique (elle résisterait mal dès les premiers gels). cependant, bien que jeune,  elle a résisté jusqu'à présent,  dans un coin très abrité du jardin, entourée d'Echiums pininana (Vipérine des Canaries) qui eux, ont souffert. Ce jeune plant a été acheté au jardin exotique de Roscoff où s'épanouit un bel exemplaire depuis plusieurs années. Vu également un beau spécimen dans un jardin à Plouha ici, près du littoral. Ne pas confondre le Cannomois virgata ave l'autre Restionacée qui lui ressemble à s'y méprendre, l'Elegia capensis.

   

 

           

Cannomois virgata encore jeune

adulte

 

9 janvier 2008

 

Illuminer un coin de jardin  : grâce au Senecio grandifolius (syn. Telanthophora grandifolia), arbuste persistant de la famille des astéracées, originaire du Mexique, qui fleurira en décembre ou janvier, à condition de l'avoir protégé du gel, car sa rusticité est faible. Sans fleurs, cette plante est déjà belle : ses grandes feuilles duveteuses attirent la vue et le toucher. Puis ses inflorescences  jaune d'or, très lumineuses, durent un bon mois ; si les tiges gèlent, la plante repartira du pied, au printemps,  à condition de l'avoir un peu protégée. En jardin de  bord de mer on peut réussir  de très beaux spécimens, mais c'est encore une plante peu répandue, que l'on trouve néanmoins chez des pépiniéristes collectionneurs.

 

 

 

3 janvier : les coloris d'hiver s'affichent au jardin.

 

2008

Au premier plan, à gauche , les rameaux blancs d'une ronce tibétaine (Rubus thibetanus); à droite, les rameaux rouges d'un cornouiller blanc (Cornus alba).

Au second plan, à gauche, les branches corail d'un érable japonais (Acer palmatum 'Senkaki'  syn. 'Sango-kaku'); à droite , un  cornouiller à rameaux jaunes (Cornus sericea 'Flaviramea') qui se marcotte naturellement. Pour revêtir   ces coloris, les ronces et les cornouillers demandent à être bien rabattus avant la reprise de printemps; Ce qui permet aussi de leur garder un bel aspect buissonnant.

 

 

:27 décembre : c'est le redoux humide, 11°C à 15h. Les mangeoires à oiseaux ont été regarnies.

Surprenant : le Leycesteria formosa, "l'arbre aux faisans",  arbuste  caduc n'a pas perdu ses feuilles et continue sa floraison, malgré le coup de froid d' il y a dix jours. Il fleurit presque toute l'année. Une très bonne rusticité.

 

Leycesteria formosa

 

refuge à papillons

     

 

20 décembre : photos des premiers frimas. Certaines plantes ont souffert car, dans la nuit du 18, la température ressentie  est descendue à -7°C ; au cours de la journée suivante  il n'y a pas eu de dégel. Les plantes peu rustiques peuvent supporter le gel s'il ne dure que quelques heures. Sinon les dégâts peuvent être irréversibles, le tissu végétatif étant détruit. Cependant certaines plantes repartent de la base : il faut attendre le printemps pour juger des effets réels du gel .Ne pas se précipiter pour détruire la plante dont les  feuilles sont en berne !

 

 

 

Ronce tibétaine (Rubus thibetanus)

 

Hamamelis intermedia

 

'Bouleau de l'Himalaya (Betula utilis var. jacquemontii 'Dorenboos')

 

 

gazon et feuilles mortes givrés

 

 

 

17 décembre : l'hiver est en avance. La nuit dernière le thermomètre a pu descendre jusqu'à -5°C, ce qui n'est pas fréquent par chez nous. Le gel a perduré une bonne partie de la journée : le bassin n'a pas dégelé. Les poissons se  sont réfugiés au fond (c'est pourquoi il est nécessaire de prévoir une profondeur d'au moins 60 à 80 cm au centre)  et un petit  ballon permet à l'oxygène de s'infiltrer. En principe les poissons ne remontent à la surface que lorsque la température de l'eau remonte à au moins 12°C. Le gel a eu raison de la plupart des dernières floraisons (Sauge elegans, Santivalia), excepté, curieusement, pour le Cassia corymbosa qui est peut-être mieux abrité. Les feuilles du Tetrapanax "pendouillent" ainsi que celles du Thalia dealbata. En bord de mer, à Saint-Quay-Portrieux, dans un petit bout de jardin il ya toujours des capucines et des abutilons en fleurs; le Dalhia imperialis se maintient et le Brugmansia (Datura), en pleine terre, a fait  encore de nouvelles fleurs ! Dans un jardin la capacité de résistance des plantes (leur rusticité) se joue à peu de chose : l'emplacement est primordial et se détermine à moins d'un mètre près.

 

   13 décembre : protection d'un bananier. Le Musa basjoo, dit bananier du Japon (qui est en réalité de Chine) est un bananier rustique : le pseudo tronc résiste, s'il est "adulte", à -12°C, certains disent même -15°C, tandis que les feuilles sont atteintes aux premières gelées. Il est prudent de protéger un jeune bananier : par exemple en l'entourant de canisses et de fougères sèches (photos ci-dessous). Par dessus on peut mettre un sac en jute ou, sur le pseudo tronc privé de ses feuilles une bouteille de plastique dont on a découpé le goulot. Ceci pour éviter la pourriture provoquée par les pluies froides de l'hiver.  Au total la protection ne doit pas être trop hermétique : le plant doit pouvoir "respirer". Toutefois si la plante est atteinte par le gel, elle repartira du pied au printemps.

 

  12 décembre : un petit coup de gel la nuit dernière,  sans conséquences importantes. Le Tétrapanax papyrifera et un Senecio grandifolius qui sont en situation abritée s'apprêtent à fleurir. Si le froid (relatif) persiste, les boutons ne s'ouvriront pas. Le Musa basjoo (bananier rustique) a été protégé car il est encore jeune.

 

10 décembre : la tempête de ce week-end n'a pas fait de dégâts majeurs dans le jardin.   Il y a encore de belles floraisons (... grâce au climat océanique breton ). Ci-dessous un bouquet de Santivalia dans une auge de pierre, un Cassia corymbosa encore jeune, et des boutons de Magnolia grandiflora qui ne demandent qu'à s'ouvrir: il n'est pas rare d'avoir de belles fleurs de magnolia à Noël. C'est dire  que certaines années ce grandiflora âgé de 25 ans, fleurit de juin à décembre !

 

  

 

2 décembre : le vent a soufflé très fort ces deux premiers jours de décembre. Quelques branches cassées, mais rien d'important. Les sauges elegans se sont un peu couchées mais leur  rouge feu attire encore le regard.

 

 25 novembre : après deux bons mois sans eau  (des hortensias ont dû être arrosés début novembre !)  la pluie a bien humidifié la terre.   Pour les plantes  les moins sensibles au gel,  il est préférable de planter (ou de transplanter) sans attendre le début du printemps;  ce qui  permet aux racines de s'installer et de gagner  une année de croissance. En automne/hiver, les plantes paraissent endormies, mais dans le sol les racines continuent de travailler !

 

Au cours de la nuit du 15 au 16 novembre la température est  légèrement descendue en dessous de 0°C (moins 3 ?). Quelques capucines ont un peu souffert (mais pas toutes) ainsi que des Sauges leucantha qui baissent un peu la tête. Le feuillage des dahlias 'Bishop of Llandaff' est en berne ainsi que celui du bananier  (Musa basjoo) .Et la fleur de l'hydrangea  'Tokado Yama', photographiée 2 jours plus tôt (voir ci-dessous) est bien atteinte. Au total très peu  de dégâts. Les plantes tropicales les plus fragiles avaient été mises à l'abri, la veille !

 

 

Hydrangea involucrata 'Tokado yama'( fleur au 14 novembre)

.

 

Inflorescence de Cardiandra formosana , une Hydrangéacée  peu commune,  et , à droite, un bouton de fleur de Camellia sinensis (le théier) sous la pluie, photographiés le 21 novembre. Ces deux plantes fleurissent en fin d'été et en  automne. Le Cardiandra est abrité du soleil par les immenses feuilles du Tetrapanax papyrifera (Araliacée) ,ci-dessous, qui disparaîtront si elles sont touchées par le gel .

Tetrapanax papyrifera

Salvia guaranitica dans Rubus tibethanus

Salvia elegans (fleurs au 14 novembre)

 

Cornus controversa

Cornus florida 'Daybreak'

Cornus kousa 

Fothergilla gardenii

Parrotia persica

 

Cotinus

Miscanthus sinensis 'Zebrina'

 

Les hellébores

par Marie Thérèse Bleuzen.

Connus sous le nom de ROSE DE NOËL (hellébore niger) les hellébores fleurissent nos jardins en plein hiver. Hellébore est du genre masculin, mais comme c'est la fleur qui prime, et puis, ' Rose de Noël ' aidant, on a souvent pris l'habitude de le féminiser. C'est plus facile d'en louer les charmes, alors..

Ce sont des plantes vivaces robustes de la famille des renonculacées.

En France, 3 espèces poussent à l'état naturel: L'argutifolius ( hellébore de Corse ),la foetidus, la viridis. Aucune ne pousse à l'état spontané en Bretagne.

Les espèces les plus communes: Niger, argutifolius,foetidus,viridis, thibétanus, les orientalis et espèces apparentées ( atrorubens, odorus, purpuracens, torquatus ) sont à l'origine des hellébores hybrides vendus sous le nom : d'helléborus x hybridus.

Les hybrides les plus connus :  Helleborus x nigercors ( hyb. niger x argutifolius ). Plantes stériles : Helleborus x sternii (hyb.argutifolius x lividus ).Rose cuivré.

 Se ressèment : Helleborus x Ericsmithii ( hyb. Niger x sternii ).

Plantes stériles : Helleborus x Lemonnieriae (hyb. Niger x orientalis) obtenu par Martine Lemonnier 1998

La culture des Hellébores

La plantation

Les Hellébores sont des plantes compactes, dotés d'un puissant rhizome.

La plante étant au repos en été, la plantation se fait de préférence de l'automne jusqu'au printemps, en dehors des périodes de gel ou de chaleur, dans une terre profonde (30 à 40cm),argilo-calcaire, riche en humus et surtout bien drainée, neutre ou calcaire (H.horientalis s' adapte au sol légèrement acide) .Si le sol est à PH trop acide, ajouter de la chaux agricole , du maërl (lithothamne) ou de la dolomie, pour les espèces aimant le calcaire ( H. niger). Ne planter pas les hellébores dans de la terre de bruyère. En général l'Hellébore aime une situation mi-ombragée occasionnée par un mur, des arbres ou des arbustes à feuilles caduques, éviter de les planter dans les endroits ventés. A la plantation le collet de l'hellébore doit se trouver au dessus du niveau du sol, qui en se tassant va faire descendre la plante. Arrosez pour tasser naturellement le sol. Dans une terre lourde et humide, plantez sur une légère butte, le collet dépassant le niveau du sol, afin d'éviter la pourriture du collet lors des étés humides.

L'entretien

Au mois de décembre ou janvier vous pouvez couper les vieilles feuilles de vos hellébores orientalis, et enlever les restes des coupes de l'année dernière. Ne touchez pas aux bourgeons à fleurs qui se sont déjà formés, ni aux nouvelles feuilles qui commencent à sortir de terre.

Au printemps faire un apport de compost autour de la plante, sans recouvrir le collet pour éviter la pourriture.

Les ravageurs et les maladies

Les limaces s'attaquent aux bourgeons et aux sépales encore tendres. Les mulots broient les jeunes bourgeons naissants, et parfois la souche dans le sol. Les pucerons qui s'installent à l'intérieur de la plante et qui la rende collante. Les araignées rouges quand il fait très chaud. Les feuilles et les tiges sont garnies de petites toiles d'araignées et roussissent. Éliminez les feuilles atteintes et douchez à l'eau froide le soir. La maladie des taches noires, surtout sur les vielles feuilles dans les endroits humides. Coupez les feuilles atteintes. Pour limiter l'infection, pulvérisez en mai et en septembre une solution d'oxychlorure de cuivre moins agressive que la bouillie bordelaise. La pourriture du collet, survient lorsque la terre reste trop humide, et le collet trop enterré. Les tiges florales se cassent. A la base on peu voir des tiges noires et de la moisissure. Débarrassez la plante au plus vite de cette pourriture, et saupoudrez de charbon de bois pulvérisé.

Les virus

Les feuilles et les boutons floraux noircissent et se déforment. Évitez les endroits secs et les terres trop pauvres. Détruisez la plante et ne replantez pas au même endroit.

Hybridation et semis.

Au jardin les hellébores s'hybrident facilement entre-elles et, en laissant faire la nature les plantes obtenues ne sont pas fidèles au pied-mère. Pour conserver le plus fidèlement possible une variété, il faut l'hybrider avec son propre pollen et protéger la fleur avec un filet très fin pour éviter la visite des insectes.

Si l'on désire créer un nouveau cultivar, il faut polliniser une fleur avec un autre pollen choisi sur une plante différente. Les orientalis s'hybrident facilement entre elles. En croisant l'Hellébore argutifolius par l'Hellébore niger on obtient des Hellébores hybrides nommés « nigercors » qui sont des plantes stériles, qu'il faut multiplier « in vitro »La pollinisation se fait par temps sec et doux. S'il fait trop froid le pollen se fige, et si le temps est trop humide il est collant rendant la pollinisation impossible. Pour une hybridation dans le but d'obtenir des plantes différentes du pied mère, choisir une fleur prête à éclore mais pas encore ouverte. Enlever toutes les étamines sans toucher au pistil qui est l'organe femelle. Avec un pinceau ou une pince récupérer le pollen (poudre blanche sur les étamines) sur une plante différente dont la fleur est bien ouverte, et le déposer sur le pistil de la fleur-mère. Protéger la fleur hybridée des insectes, en la recouvrant d'un petit sac en tulle qui est aéré pour que l'humidité puisse s'évaporer. Si le pollen n'a pas adhérer au pistil recommencer l'opération les jours suivants. Les caractères de la mère dominent ceux du père en général. La récolte des graines s'effectue au mois de mai. Surveiller les capsules. Lorsqu'elles changent de couleur elles commencent à mûrir. Les cueillir avant qu'elles ne tombent sur le sol car les fourmis s'en chargent rapidement. Si le petit sac en tulle est resté en place depuis l'hybridation les graines tomberont dedans ce qui facilitera la récolte. Semer dès la récolte dans des pots remplies de terre sablonneuse ou de terreau de semis, recouvert d'un demi centimètre de terreau, puis placer les pots à l'ombre, et veiller à garder le terreau humide jusqu'à la germination qui aura lieu en décembre après les premiers froid. N'oublier pas de protéger vos semis afin d'éviter que les oiseaux ne viennent picorer vos graines. Dès que l'on aperçoit les germes sortir de terre, il est bon de rentrer les pots sous abri, pour éviter que les grosses pluies et parfois la grêle ne déchaussent les jeunes semis. Vous pouvez rempoter les plants les plus forts au mois d'avril, et le reste à l'automne en pépinière. A partir du mois de mai les semis doivent rester à l'ombre à l'extérieur. La floraison intervient trois ans plus tard environ. L'Hellébore orientalis hybride ne craint pas le gel, Si la plante peut accumuler du froid rapidement elle développera des pédoncules plus forts, une inflorescence plus importante, ainsi que des teintes plus soutenues. Au jardin, associer les hellébores aux arbustes à fleurs, aux bulbes printaniers. Les placer sous la ramure d'arbustes à feuillage caduc, au pied de vieux murs exposés au nord. Eviter le voisinage de fleurs aux couleurs agressives qui écraseraient leurs couleurs délicates. En bouquet dans la maison, l'Hellébore niger peut durer trois semaines à condition de la mettre dans un endroit frais pour passer la nuit.

Pour l'Hellébore orientalis, il faut cueillir la fleur bien épanouie, et la laisser flotter sur l'eau contenu dans une soucoupe maintenue le plus au frais possible. Avec les hellébores, je vous souhaite beaucoup de joie et de bonheur au cœur de l'hiver.

Marie Thérèse Bleuzen

 

 

 

 

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